Marie Louis Hercule Hubert Corbineau, né le à Marchiennes et mort le à Châlons-sur-Marne, était un militaire français de la Révolution et de l'Empire.
Biographie
Sa famille est originaire de SaintongeLeur oncle est Jacques-Louis Corbineau est né le à Saint-Jean-d'Angély, et mort le à Laval. Il épouse le Jeanne Renée Barbeu de la Couperie. Ancien officier de cavalerie, initié à la franc-maçonnerie par la Loge L'Union de Laval. Il est membre de la Société du Jardin Berset et de la Loge Zèle, loge fondée à Paris en 1778, et dont l'un des fondateurs était le prêtre Jean-Gabriel Tugal des Valettes, originaire de Laval. Rose-Croix, il est l'un des fondateurs de la loge Les Amis unis de Laval. Il est capitaine de la garde nationale de Laval en 1791. À ce titre, il accompagne Michel-Joseph Thoumin des Vauxponts et un de ses compagnons, détenus au Monastère de Patience de Laval, le , à Granville s'embarquer pour Jersey. Leur embarquement a lieu le 27, sous la surveillance de Louis Corbineau, commandant du bataillon de la garde nationale de Laval, qui avait été chargé de les accompagner. Il est emprisonné pendant la Terreur pour cause de fédéralisme.. Son père, Jean-Charles Corbineau, né à Saint-Jean-d'Angély en Charente-Maritime, est nommé inspecteur général des haras du Maine et de l'Anjou, puis, en 1776, grand bailli de Marchiennes dans le Nord où il vient s'installer avec toute sa famille. C'est là qu'Hercule naît, frère puîné des généraux Claude Constant Corbineau et Jean-Baptiste Juvénal Corbineau. Hercule s'engagea comme volontaire dans la marine à bord du corsaire le Requin le , n'étant pas encore âgé de treize ans, pour sauver son père des persécutions révolutionnaires.
Après une campagne sur la corvette la Naïade, il passa dans l'armée de terre, entra comme soldat dans la légion des Francs et devint en l'an IV sous-lieutenant dans la même compagnie franche, où son frère Constant servit peu après en qualité de chef d'escadron. On les voit toujours assister aux mêmes combats, et souvent blessés en même temps. Nommé en l'an VI lieutenant dans les guides du général Augereau, il fit presque toutes les campagnes des armées françaises, se signala à la bataille de Hohenlinden, après laquelle il obtint le grade d'adjudant-major, et ensuite celui de capitaine dans le régiment de chasseurs.
En l'an XIII, il fut nommé membre de la Légion d'honneur et entra dans la Garde impériale, où il devint successivement adjoint à l'état-major, adjudant-major dans les chasseurs à cheval de la Garde, chef d'escadron, et major-colonel. Il prit part aux batailles d'Austerlitz, d'Iéna et d'Eylau et fut atteint d'un coup de biscaïen à la cuisse droite à cette dernière bataille au moment où son frère aîné succombait. Il fut élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur, le .
vignette|gauche|Napoléon à Wagram par Horace Vernet. vignette|Hercule Corbineau blessé passe devant l'Empereur (détail du tableau ci-dessus).
Après s'être battu à Friedland, il se trouvait à la bataille de Wagram et marchait à la tête de son régiment à l'attaque d'une batterie, lorsqu'il eut le genou droit fracassé par un boulet, blessure qui nécessita l'amputation de la cuisse et mit un terme à sa carrière militaire. Dans le grand tableau d'Horace Vernet représentant la bataille de Wagram, on voit, en face de l'Empereur, le colonel Corbineau, blessé et transporté sur un brancard. Ce tableau est au château de Versailles, dans la galerie des Batailles. Admis le à la retraite d'officier général, avec le titre de baron de l'Empire et une dotation en Hanovre, Corbineau rentra en France pour aller gérer la recette générale de Rouen en Seine-Inférieure, qui venait de lui être accordée. N'étant pas en état de fournir le cautionnement exigé, Corbineau demanda à être autorisé à aliéner son majorat mais l'Empereur, en refusant spontanément cette faveur, lui répondit que , et le ministre des Finances reçut l'ordre d'accorder le temps nécessaire.
Cette faveur n'ayant pas été continuée sous la Restauration française, Corbineau fut transféré en 1814 à Châlons-sur-Marne, où il mourut le à l'âge de . Il y repose au cimetière de l'Ouest, section B.
Vie privée
Il avait épousé en 1810 Reine Rose de Kermarec de Traurout, fille de François Claude de Kermarec de Traurout, ancien conseiller au Parlement de Bretagne, et avait eu un fils, Eugène-Hercule, et une fille, Adèle Marie, mariée le à Paris , en l'église Sainte-Madeleine, au comte de Champagny (fils du duc de Cadore).
Décorations
vignette|Plaque commémorative aux trois frères Corbineau à Marchiennes. vignette|Sa sépulture en marbre rénovée.
Légion d'honneur : Légionnaire (), puis, Officier de la Légion d'honneur ().
Autres fonctions
Receveur général des Finances : Seine-Inférieure () ; Marne (1816) ; Membre du collège électoral du département du Nord (1810).
Hommage, honneurs, mentions
Donataire sur le Mont-de-Milan () le ; Donataire sur Rome le ; Dotation sur le Hanovre le . Le quartier Corbineau-Février porte le nom d'Hercule.
Armoiries
Figure Blasonnement 80px80pxArmes du chevalier Corbineau et de l'Empire (lettres patentes du ).
D'azur, à la fasce de gueules au signe des chevaliers, accompagnée en chef d'un dextrochère armé d'une massue le tout d'or et en pointe d'un serpent se mordant la queue en cercle d'argent, traversé en sautoir de deux épées hautes d'or.Source : www.lillempire.fr : Lille et le Nord, du Consulat au Second Empirepassepoil.fr Héraldique napoléonienne, Département du Nord Armes du baron Corbineau et de l'Empire (décret du , lettres patentes du (Paris)).
D'azur, à la fasce de gueules au signe des chevaliers, accompagnée en chef d'un dextrochère armé d'une massue le tout d'or et en pointe d'un serpent se mordant la queue en cercle d'argent, traversé en sautoir de deux épées hautes d'or ; au franc quartier des barons tirés de notre armée.
Livrées : les couleurs de l'écu PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France))..
Annexes
Bibliographie
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
de hussards de chasseurs à cheval Régiment de Chasseurs à cheval de la Garde impériale Liste des membres de la noblesse d'Empire Armorial des chevaliers de l'Empire Armorial des barons de l'Empire
Liens externes
Base LEONORE (Légion d'honneur) : Dossier LH/588/30 Le colonel Corbineau Marie-Louis-Hercule-Hubert sur www.virtualarc.com ;
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