Gaston Meyer, né le à Savignac-les-Églises en Dordogne et décédé le à Paris, est un journaliste sportif français qui occupe le poste de rédacteur en chef du quotidien sportif L'Équipe de 1954 à 1970. Spécialiste de l'athlétisme, il était surnommé « le pape du demi-fond »..

Biographie

Il est d'origine alsacienne par son père : . et quercynoise par sa mère ; ses parents se sont connus à Varsovie (Pologne) où son père tient une librairie française et sa mère est professeur de français. Après la mort, en 1912, de sa grand-mère qui l'élève à Albas (Lot), il est placé, à l'âge de 7 ans, en pension au lycée Gambetta de Cahors (Lot). Il perd ensuite son père, en 1919, ruiné par la guerre et la révolution russe.

Durant sa jeunesse il se passionne pour l'athlétisme et le pratique, ainsi que le rugby, à l'École Primaire Supérieure de Luzech (Lot) qu'il a intégrée en 1919. Il vit ensuite à Grenoble (Isère) où sa mère est infirmière, puis, en 1921, dans sa famille paternelle à Mulhouse (Haut-Rhin) où il effectue un stage dans une banque et y découvre le football, dont il devient un passionné. Il assiste aux Jeux olympiques d'été de 1924 et fait ensuite, à partir du printemps 1925, son service militaire au d'artillerie de Metz (Moselle). Libéré à l'automne 1926, il rejoint alors sa mère à Paris où il travaille dans une agence de la Banque de Mulhouse.

Après avoir assisté aux Jeux olympiques d'été de 1928, il commence sa carrière journalistique le dans le bihebdomadaire L'Aéro-sport où son premier article porte sur le match d'athlétisme Angleterre-France à Londres. En 1931, il entre à L'Écho des Sports et travaille pour Le Petit Journal.

Il entre à L'Auto en 1933 comme chef de la rubrique athlétisme : .. Il couvre pour L'Auto avec Jacques Goddet les Jeux olympiques de Berlin en 1936 dont il garde le souvenir d'une et dément qu'Adolf Hitler ait refusé de serrer la main de Jesse Owens, expliquant que protocolairement, il était tenu de quitter le stade à 18 h, c'est-à-dire avant la proclamation des résultats.

Congédié du Petit Journal , il entre en 1937 à Ce soir comme simple secrétaire de rédaction et y travaille jusqu'à son interdiction en .

Lors de la mobilisation de 1939, il est affecté sur la ligne Maginot. Fait prisonnier le , il est prisonnier de guerre à Sondershausen en Thuringe, où les sorties en ville son autorisées. Il crée le journal du camp. Sa captivité dure 42 mois : .. Grâce à l'envoi anonyme à son intention de journaux allemands de sport, il rédige et envoi à L'Auto des articles. Libéré en , il reprend sa rubrique athlétisme à L'Auto dès et, après la libération de Paris, travaille pour L'Ordre qu'Émile Buré vient de relancer, étant en charge des rubriques athlétisme et rugby et écrivant ses articles sous le nom de Jean Savignac : ..

Après la Libération, il entre dans le nouveau quotidien sportif Élans () : .. Son éditorial du premier numéro est cinglant en pointant notamment les carences de la presse sportive d'avant-guerre, et, déjà, du poids des médias dans la société : « Si les colonnes des journaux avaient été consacrées au bilboquet, il n'est pas douteux que le bilboquet serait aujourd'hui le premier sport français. »coll., L'Équipe, 50 ans de sport, Paris, Calmann-Lévy/L'Équipe, 1995, .. Après publiés, le journal fusionne avec L'Équipe le 17 juin 1946, et Gaston Meyer rejoint la rédaction de l'héritier de L'Auto : .. Il est directeur en chef adjoint de L'Équipe de 1947 à 1956, puis rédacteur en chef dudit quotidien de 1956 à 1970. Il y crée notamment les Cahiers de L'Équipe.

Gaston Meyer est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence sur l'athlétisme tels L'athlétisme (1966) ou Le grand livre de l'athlétisme français (1975).

Promu officier de la Légion d'honneur en 1971France Football Officiel, ., lauréat de l'Académie des sports, il reçoit le titre de « Gloire du sport » attribué par la Fédération des internationaux du sport français.

En 1978, il publie ses Mémoires sous le titre Les Tribulations d'un journaliste sportif., qui reçoit la même année le Grand Prix Sport et Littérature.

Une vie gouvernée par le chiffre 7

Dans ses Mémoires, Gaston Meyer observe que . Il a 7 ans quand sa grand-mère, en 1912, meurt, ce qui oblige ses parents à le placer en pension. 7 ans plus tard, en 1919, son père meurt. 7 ans plus tard, en 1926, il entre dans la vie active. 7 ans plus tard, en 1933, il est engagé à l'Auto. 7 ans plus tard, en 1940, il devient prisonnier de guerre. 7 ans plus tard, en 1947, il devient rédacteur en chef adjoint de l'Équipe. Il écrit et publie ses Mémoires en 1978 et meurt plus tard en 1985.

Notes et références

Catégorie:Journaliste sportif français Catégorie:Collaborateur de L'Équipe Catégorie:Naissance en mai 1905 Catégorie:Naissance en Dordogne Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1971 Catégorie:Décès en février 1985 Catégorie:Décès dans le 12e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 79 ans