Le viaduc de la Méditerranée (dit aussi viaduc de Chasse) est un pont ferroviaire en arc à tablier intermédiaire suspendu qui enjambe le Rhône entre Ternay et Grigny (Rhône).

Il est situé sur la ligne de Givors-Canal à Chasse-sur-Rhône.

Histoire

Premier viaduc (1856-1944) Le premier ouvrage est un pont à poutre cintrée réalisé par l'ingénieur Louis Boulongne pour la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Ce pont comporte deux voies ferroviaires et un passage piéton, il est mis en service en 1856. Il est consolidé en 1924 par le même ingénieur et l'entreprise BoussironSite Patrimoine de Rhône-Alpes (Inventaire général du patrimoine culturel), « Pont ferroviaire dit viaduc de la Méditerranée, ou dit viaduc de Chasse ou dit viaduc de Givors, actuellement pont ferroviaire en arc » lire (consulté le décembre 2014)..

Deuxième viaduc (1950) Le viaduc est reconstruit après la démolition de l'ancien viaduc par bombardement en 1944. Il ne lui restait plus qu'une travée intacte, trois endommagées et une détruite. La circulation est rétablie sur un ouvrage provisoire, de type Eiffel, le François Caron, Olivier Bachet, Le Patrimoine de la SNCF et des chemins de fer français, tome II, Flohic éditions, Paris, 1999 , 555 extrait (consulté le 20 juillet 2013).

Pour reconstruire l'ouvrage, la SNCF souhaitait supprimer la pile au milieu du Rhône. l'ingénieur Nicolas Esquillan, directeur technique de l'entreprise Boussiron, proposa une variante en conservant les appuis dans le Rhône près des rives. Il avait remarqué « la faible profondeur des passes dans les travées extrêmes ». En conservant les appuis de rive, il les joignait par des arcs en béton armé de d'ouverture à tablier intermédiaire. Les culées et les appuis servant aux arcs ont été conservés. Les travées de rive ont une longueur de .

Jean François, adjoint de Nicolas Esquillan, indiquait : « l'ancien ouvrage, dont les fondations subsistent en partie, a déterminé les caractéristiques du nouveau viaduc, le passage provisoire en a conditionné l'exécution pour une très grande part ».

L'ancien ouvrage a servi d'appui provisoire aux cintres du nouveau viaduc, et le nouveau viaduc a été utilisé pour démolir l'ancienSite Patrimoine de Rhône-Alpes (Inventaire général du patrimoine culturel), « Pont ferroviaire dit viaduc de la Méditerranée, ou dit viaduc d'Arboras, ou dit viaduc de Chasse » lire (consulté le décembre 2014)..

Le viaduc a été essayé le sous une charge ferroviaire de . Sous cette charge d'épreuve, le tablier a fléchi de Site fr.structurae.de, Viaduc de la Méditerranée, lire (consulté le 19 juillet 2013).. Lors de sa livraison, le pont détenait le « record mondial de portée des ponts-rails en béton armé à double voie ferrée suspendue ».

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Bernard Marrey, Les Ponts modernes. , Picard éditeur, Paris, 1995 , 162-163 Nicolas Esquillan, « La reconstruction du viaduc de la Méditerranée sur le Rhône entre Givors et Chasse (1ère partie) », dans Travaux, 199, . Nicolas Esquillan, « La reconstruction du viaduc de la Méditerranée sur le Rhône entre Givors et Chasse (2ème partie) », dans Travaux, 200, . Leonard Fernández Troyano, Tierra sobre el agua, Colegio de Ingenieros de Caminos, Canales y Puertos, Madrid, 1999 , 300 Guy Grattesat, Ponts de France, Presses Ponts et chaussées, Paris, 1984 , 178 Serge Montens, Les plus beaux ponts de France, Bonneton, Paris, 2001 , 146

Liens externes Site Patrimoine de Rhône-Alpes (Inventaire général du patrimoine culturel), Pont ferroviaire dit viaduc de la Méditerranée, ou dit viaduc d'Arboras, ou dit viaduc de Chasse (pont actuel) Site Patrimoine de Rhône-Alpes (Inventaire général du patrimoine culturel), Pont ferroviaire dit viaduc de la Méditerranée, ou dit viaduc de Chasse ou dit viaduc de Givors, actuellement pont ferroviaire en arc (pont ancien) Site fr.structurae.de : Viaduc de la Méditerranée

mediterranee mediterranee mediterranee mediterranee mediterranee mediterranee