Le HMS Lion est un croiseur de bataille de la Royal Navy et le navire de tête de sa classe. Amélioration de la classe Indefatigable en termes de rapidité, d'armement et de blindage, les navires de cette classe sont une réponse à la classe Moltke allemande. Le HMS Lion est lancé en 1910 et fait partie de la escadre de croiseurs de bataille de la Grand Fleet, qui participe aux batailles de Heligoland, de Dogger Bank et du Jutland.

Conception

Le Lion est basé sur la classe de cuirassés Orion, disposant de tourelles de calibre alignées dans l'axe du navire. Cependant, plusieurs changements notables sont réalisés afin de lui donner la rapidité d'un croiseur de bataille ; une tourelle est retirée, une cheminée est rajoutée pour évacuer les fumées des machines, plus de deux fois plus puissantes (), et le blindage est aminci. Le Lion file ainsi à une vitesse maximale de , ( en poussant les machines), bien en deçà des qu'annoncent les par l'Amirauté.

Le Lion emporte ainsi 8 canons de BL Mk V, répartis en 4 tourelles doubles. L'armement secondaire est constitué de 16 canons de BL Mk VII, de 2 canons de 3 livres et de 2 tubes lance-torpilles de . L'armement secondaire change souvent au fil du temps, au gré des réparations et des refontes. Ainsi, en 1915, le Lion se voit retirer ses canons de 3 livres, remplacés par deux canons de QF 20 cwt. Côté blindage, la ceinture principale est épaisse de 4 à , celui du pont principal varie de 4 à , les parties les plus épaisses se situant au niveau du château et des machines. Enfin, les tourelles de la batterie principale ont une protection frontale et latérale de ; l'arrière est protégé par pouces de blindage. Celui du toit varie entre et , et sera plus tard augmenté d'.

Histoire La construction du Lion commence le au Devonport Dockyard. Le croiseur de bataille est lancé le et armé en . En juin il rejoint la , avant d'être nommé en navire amiral du contre-amiral Beatty, commandant la escadre de croiseurs de bataille. Il rejoint la Grand Fleet en et participe à la bataille de Heligoland. L'année suivante, à la bataille de Dogger Bank, le Lion tire , dont un touche le , un autre le et deux le . Le croiseur de bataille, en tête de la ligne britannique, est quant à lui durement touché, encaissant 16 obus allemands en tout. Deux obus simultanés du Seydlitz et du Derfflinger perforent notamment la coque au niveau de la ligne de flottaison, entraînant une gîte importante du navire, une avarie dans les machines et la coupure de plusieurs circuits électriques. Le Lion est mis hors de combat et doit être remorqué à bon port par l'.

Après réparations à Rosyth, il rejoint la escadre, renommée entretemps . Lors de la bataille du Jutland, le Lion est encore plus gravement endommagé. Malgré ses coups au but sur le , un obus de celui-ci perfore l'une des tourelles et explose à l'intérieur de celle-ci, tuant près d'une centaine de personnes ; le navire doit au courage de Francis Harvey le fait de ne pas exploser entièrement : celui-ci, dans un dernier effort, demande l'inondation du magasin à munitions. Après de nouvelles réparations à Rosyth, le Lion retourne dans la flotte de croiseurs de bataille, en devenant le navire amiral après la fin de la guerre jusqu'à son retrait du service actif en 1923 et sa démolition en 1924 à la suite du traité naval de Washington.

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

Articles connexes Liste des croiseurs de la Royal Navy Bataille du Jutland

Liens externes

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