La guerre d'Algérie a connu de nombreux attentats contre les populations civiles des départements d'Algérie et de France métropolitaine, toutes confessions et tous milieux sociaux confondus. Tous les belligérants du conflit ont commis des attentats, plus ou moins revendiqués : les indépendantistes du FLN (à la suite de l'Organisation spéciale), les communistes, les anti-indépendantistes de l'armée française (Organisation de la résistance de l'Algérie française – ORAF), de l'Organisation armée secrète (OAS), des services secrets français proches des milieux gaullistes (barbouzes du MPC, La Main rouge).

Généralités Terrorisme nationaliste Alors pour l'historien Jean-Charles Jauffret, . Le terrorisme est l'emploi délibéré de la violence (attentats, assassinats, enlèvements) à des fins politiques, de telle sorte que leur retentissement psychologique – terreur et peur – dépasse largement le cercle des victimes directes pour frapper massivement l'opinion publique concernée.

Terrorisme anti-nationaliste Selon Jean-Charles Jauffret, c'est le terrorisme employé par les indépendantistes du FLN qui a suscité un terrorisme de représailles de la part des anti-indépendantistes. Après les massacres du Constantinois en 1955, les autorités militaires françaises ont créé des groupes d'autodéfense et au sein de ces nouvelles formations sont nées des unités secrètes de « contre-terrorisme », utilisant les mêmes moyens que le FLN. Dans ce contexte sont apparus les premiers attentats de l'ORAF, à partir de 1956, puis dès 1961, ceux de l'OAS.

Bilans Selon Louis Joxe, la guerre d'indépendance menée par le FLN a causé dans la population civile (dont Européens et Algériens) et (dont Européens et Algériens). Le nombre de disparus civils s'élève à Algériens et 371 Européens jusqu'au Louis Joxe, Journal Officiel de la République française, 4 août 1962.

Extension géographique Terrorisme en Algérie L'une des formes les plus connues du terrorisme durant la guerre d'Algérie est celle du terrorisme urbain, Alger et Oran seront ainsi le siège d'attentats de masse relayés par les médias de métropole, dont la Radiodiffusion-télévision française (RTF). En Algérie, la ville est le lieu principal de coexistence entre les communautés algérienne, juive et européenne. L'arrière-pays (djebel ou Sahara) n'offre pas ce type de mixité, mais des attentats sont néanmoins perpétrés contre les populations locales ou des fermes tenues par des européens.

Terrorisme en métropole Le terrorisme durant la guerre n'a pas concerné que le territoire de l'Algérie, puisque des attentats contre diverses cibles et des assassinats de policiers ou d'Algériens refusant de payer l'impôt révolutionnaire, ont été commis en métropole par le FLN et ont entraîné le recours au couvre-feu pendant la période qui précède le massacre du 17 octobre 1961.

Le vit le début d'une vague d'attentats dans l'ensemble du territoire contre des postes de police, des casernes, des dépôts de carburants et autres intérêts économiques.

Selon les chiffres officiels, les affrontements entre le Front de libération nationale et le Mouvement national algérien causèrent en métropole, entre le et le , dont Rémy Valat, , 342-343Omar Carlier, « Violence(s) », dans .

L'OAS a également été active en métropole par l'intermédiaire de sa branche « OAS-Métro », responsable de l'attentat contre André Malraux qui déboucha sur l'affaire de la station de métro Charonne.

Lutte contre le terrorisme en métropole Le préfet de police de Paris signe le l'arrêté de création du service de coordination des affaires algériennes (SCAA). Sous la direction du cabinet du préfet, le SCAA coordonne à partir de cette date l'action des services spécialisés dans la lutte contre le nationalisme algérien. Outre le SAT-FMA et la section de renseignement, le SCAA supervise les opérations d'unités actives : la BAV et ses deux sections (enquêtes et voie publique), la territoriale ( BT), unité territoriale de police judiciaire, les équipes spéciales de district (composée d'éléments en civil chargés de la surveillance des milieux musulmans) et, à partir du , la force de police auxiliaire (FPA), appelée également Force auxiliaire de police (FAP).

Listes d'attentats Attentats du FLN

La guerre d'Algérie est une guerre asymétrique. Les indépendantistes luttent au travers d'actes terroristes, les attentats, les assassinats et massacres se comptent par milliers. On compte par exemple plus de 200 actes terroristes en et plus d'un millier pour le mois de . Liste non exhaustive : Toussaint rouge, Assassinat dans la nuit du au du garde forestier François Braun par Ahmed Zabana ; il est le premier indépendantiste algérien guillotiné, le Assassinat de l'administrateur Maurice Dupuy et son escorte à Tebessa près du marché de Souk el Adjedj (douar Bedjen). 6 cadavres affreusement mutilés sont retrouvés le lendemain, Massacres du Constantinois en 1955 (dans les secteurs de El-Halia - 132 morts - et Philipeville), 20 et Massacre de la famille Mello à Aïn Abid, dont une enfant de 5 jours. Le maire de Fort National est abattu d'un coup de fusil dans le dos Attaque d'une ferme à El-Hadjar, la famille Heffner dont les enfants âgés de 27, 20 et 15 ans est égorgée et mutilée, La ferme Cruet à Saints-Pierre-et-Paul en Mitidja est attaquée, trois membres de la même famille sont assassinés, Attaque du car Bou Saâda - Alger, Massacre au col de Deux Bassins ou embuscade dite de Sakamody, sur la route d'Alger à Bir-Rabalou, un car et deux voitures sont mitraillés, 7 civils dont un couple et une fillette de sept ans sont assassinés Assassinat de 3 musulmans à l’Arba, les tortionnaires ont commencé par leur couper les paupières, le nez et les lèvres, avant de les achever tandis qu’un troisième était égorgé devant sa famille, Massacre dans le village de Palestro, Début mars six fermes sont attaquées entre Thiers et Palestro, 7 civils sont tués dont trois femmes 22 musulmans sont égorgés par le FLN et exposés sur la route, à Seddouk Wilaya de Béjaia alt=22 musulmans égorgés par le FLN et exposés sur la route, à Seddouk Wilaya de Béjaia.|vignette|22 Algériens égorgés par le FLN et exposés sur la route, à Seddouk Wilaya de Béjaia. Attaque du SAS de Sidi Djillali, le médecin est torturé au fer rouge, avec un liquide bouillant puis égorgé, nuit du 28 au 9 attentats en 48 h à Alger, (Belcourt, Casbah, rue de Lyon, Bd St Saens, Hussein Dey, Maison carrée, rue Randon), Nuit rouge de la Soummam ou massacre d’Oued Amizour : entre 490 et plus de 1200 villageois dont des enfants, du village de Tifraten dans la basse Soummam, torturés et égorgés, Trois jeunes garçons d'Aïn Bêida enlevés, ils sont attirés dans un guet-apens par un de leurs camarades de classe musulman le , leurs corps sont retrouvés dans un puits le Massacre en Oranie dans la plaine d'Aïn Temouchent, les rebelles attaquent une cinquantaine de fermes et massacrent soixante personnes, 46 villages attaqués dans le Constantinois, Embuscade de Palestro, deux musulmans du douar Zenata (Remchi), Benmrah Bouhassoun et Beneli Mohamed, sont décapités avec une Houe après avoir eu la verge sectionnée et enfoncée dans la bouche par les fellaghas, Attentats à Alger, 20 et Mitraillage du bdv National le 24 Juin 1956 à Aïn-Témouchent :non ciblé 3 victimes 2 musulmans 1 Espagnol,plusieurs blessés. Attentats à Alger, attaque à la grenade dans un café, 19 militaires tombent dans une embuscade en se rendant au Douar de Sidi-Ghalem où ils étaient invités par des indigènes à boire le thé. Ils furent tous atrocement mutilés, Attentat de la rue de Thèbes, Casbah d'Alger, Attentats du Milk-Bar et de la Cafétéria, Embuscades contre le RIM et le RIM dans le secteur d'Aflou, Attentats PC et FLN : trois bombes explosent à la Gare d'Hussein-Dey Maison Carrée, notamment dans un trolleybus rempli d’enfants, Assassinat d'Amédée Froger, maire de Boufarik par Ali la Pointe, Massacre de l'école d'Aïn Seynour dans la région de Souk Ahras, 57 petits garçons et filles égorgés, la maîtresse nue clouée sur la porte les seins coupés Attentat à la bombe dans un trolleybus reliant Hydra à la grande Poste, 2 mort, , attaque du car au Mazafran - RN 11 - Zeralda Attentats du Coq Hardy et de l'Otomatic, deuxième attentat de la Cafétéria, 5 morts et 32 blessés, Attentats au stade d'Alger (stade du ruisseau) et au stade d'El-Biar (la bombe est déposée par Baya Hocine et Bellamine Mohamed), - 11 morts dont 3 enfants et 50 blessés Attentat à la grenade , cinéma Ain-Témouchent, plusieurs victimes ,européens et musulmans 15 indépendantistes massacrent au couteau la famille Barral et leurs trois enfants de 20, 16 et 12 ans dans leur ferme située à de Sétif, la fille de 12 ans a été violée, Exécutions de militaires en permission, du 3 au , récit de Yacef Saâdi Assassinats de La Rosa Augusta et Onténient Emile, le à Bordj-Menaiel Assassinat d'Ali Chekkal à Colombes, Tueries dans les villages de d'Aïn-Manaa (27 tués, 20 blessés) et Wagram (8 tués, 4 blessés), Massacre de Melouza (338 morts) et Wagram, mai- Attentats des lampadaires, 10 morts dont 3 enfants et 92 blessés dont 33 amputations, Massacre de Kashbah Metchta, Attentat au dancing du Casino de la Corniche, 8 morts et 92 blessés dont 10 amputations, Six bombes sont posées à Alger, faisant 2 morts et 7 blessés, . Embuscade à la frontière tunisienne : seize soldats tués, Assassinat du maire de Thiersville et son épouse, Félix et Madeleine Viallat, devant leurs enfants, le thiersville - THORRIGNAC Jean-Yvesjeanyvesthorrignac.fr › INFO_20646_20THIERSVILLE Exécution par le FLN de trois soldats français, prisonniers sur le sol tunisien, Tuerie de Honaïne, dans l'Ouest Oranais à l'encontre de populations suspectées de vouloir répondre favorablement au référendum, 25 morts, été 1958 Attentat contre une jeep de la gendarmerie dans l'oued Djen Djen, Assassinat au pistolet mitrailleur d'une mère et ses deux enfants dont un bébé dans son berceau, Nombreux attentats FLN en Métropole, 4- Assassinat du sénateur Chérif Benhabyles à Vichy, Assassinat du SCH Monnier du 145 ème Bataillon de Transmissions le alors qu'il revenait en car d'un enterrement à Alger. Massacre de Rosette Ortega, gardienne du stade de la Marsa, et ses deux enfants, Pendant trois heures des membres du FLN lancent des grenades et mitraillent des cafés et restaurants, - 24 morts et plus de 60 blessés massacre d' Oran, Massacre des harkis, juillet août

Attentats des communistes Attentats PC et FLN : trois bombes explosent à Alger Hussein Dey Maison Carrée, Attentats : quatre bombes dans les églises d'Alger, cathédrale et St Vincent de Paul à Bab El Oued,

Attentats de l'ORAF

Attentat de la rue de Thèbes () Attentat au bazooka ()

Attentats de l'OAS

Assassinat de Château Royal () Attentat du train Strasbourg-Paris () Attentat du port d'Alger () Attentat de l'université d'Alger ()

Attentats de La Main rouge

(Hambourg) : dans les bureaux de la société Otto Schlüter GmbH, une bombe de cinq kilos avec un détonateur à l'acide explose. La mère de Schlüter est grièvement blessée. Son associé, Wilhelm Lorenzen, âgé de 62 ans, décède des suites de ses blessures graves. (Hambourg) : la Mercedes-Benz 220 de Schlüter explose sous le feuOtto Ernst Remer. Ingeborg, la fille de Schlüter, est légèrement blessée et sa mère mortellement blessée. (port de Tanger) : le cargo Bruja Roja de Georg Puchert est coulé par une charge. (port de Tanger) : le cotre Sirocco de Puchert est coulé par une charge. 1957 (Charleroi) : le patron du FLN pour la Belgique est abattu. 1957 (Madrid) : le secrétaire espagnol de la délégation du FLN est abattu. (Hambourg) : le cargo Bremer Atlas est partiellement coulé par des charges explosives.