Geoffroi de Breuil, plus connu sous le nom de Geoffroy de Vigeois (ou Geoffroi de Vigeois), est un religieux français, qui fut moine à l'abbaye bénédictine de Saint-Martial de Limoges, puis prieur de l'abbaye Saint-Pierre du Vigeois de 1178 à 1184, où il écrivit sa Chronique, restée célèbre comme description de l'époque où il vécut.
Éléments biographiques Geoffroi de Vigeois, moine bénédictin, fut initialement reçu moine en 1160 à l'abbaye Saint-Martial de Limoges, connue pour abriter une riche bibliothèque. Le il est ordonné prêtre. Le , il est nommé prieur au prieuré de Vigeois, ancien monastère donné à Saint-Martial. L'essentiel de son œuvre est constitué par une importante chronique, rédigée en latin, témoignage capital pour la connaissance du Limousin et de l'Aquitaine, mais aussi des d'une manière générale, pour les nombreuses informations qu'elle apporte sur l'histoire de la société et les mœurs de son temps.
Le texte de la chronique de Geoffroy n'est connu, à quelques passages près, qu'à travers des copies du . Cette chronique, comme celle de Bernard Itier, présente un exemple de diglossie : texte en latin et emploi de l'occitan (limousin) pour les noms de personne et de lieu.
Il rédigea sa Chronique en y mentionnant de manière précise les détails de familles qu'il connaissait (dont la sienne propre) ainsi que les événements de la période 994-1184 : l'épidémie d'ergotisme, les préparations à la première croisade, les rapports des combats en Terre sainte, l'expansion du catharisme (en 1181, on se référait plutôt à l'« albigéisme »), les conflits entre les membres de la famille Plantagenêt, etc. Plusieurs pages sont consacrées aux comtes de Poitou, intéressant témoignage sur la famille d'Aliénor d'Aquitaine Chronicon (Gaufredi Vosiensis), HF 12, dans Jean Flori, Aliénor d'Aquitaine, La reine insoumise, Payot, 2004, p. 446 note 3.. La chronique de Geoffroi constitue également une source essentielle pour les historiens des croisades, car elle renferme des détails sur la manière dont les descendants de croisés honoraient la mémoire de leurs ancêtres, ainsi que la plus ancienne version connue de ce que l'on appelle la « légende de Saladin » en Europe occidentale.
Bibliographie complémentaire
Editions et traductions La chronique de Geoffroi de Breuil, prieur de Vigeois, éd. Pierre Botineau et Jean-Loup Lemaître, trad. Bernadette Barrière, mise en forme et annotations, Stéphane Lafaye, Jean-Marie Allard, Jean François Boyer, Robert Chanaud, Catherine Faure, Luc Ferrand, Évelyne Proust, Christian Rémy et Étienne Rouziès, Paris, éditions de Boccard, 2021 (Société de l’Histoire de France), 372 p..
Chronique de Geoffroy, prieur de Vigeois, traduite par François Bonnélye, précédée d'une étude par J. Sage, Tulle, impr. de Vve Detournelle, [s. d.], XV-201 pNotice bibliographique de la Bibliothèque nationale de France..
Études Michel Aubrun, « Le prieur Geoffroy de Vigeois et sa chronique », Revue Mabillon, vol. 58 (1974), p. 313–326 François Arbellot, Étude historique et bibliographique sur Geoffroy de Vigeois, Limoges, Vve H. Ducourtieux, 1888, 31 p.
Notes et références
Liens externes Histoire de l’abbaye de Vigeois
Articles connexes Abbaye Saint-Pierre du Vigeois
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