2007 au Gabon - 2008 au Gabon - 2009 au Gabon - 2010 au Gabon - 2011 au Gabon 2007 par pays en Afrique - 2008 par pays en Afrique - 2009 par pays en Afrique - 2010 par pays en Afrique - 2011 par pays en Afrique] Cet article présente les faits marquants de l'année 2009 au Gabon.
Chronologie
Janvier 2009 Mardi : à la suite des arrestations des 30 et , trois personnes demeurent encore détenues par la police judiciaire. Grégory Ngbwa Mintsa est un fonctionnaire gabonais et seul ressortissant africain à avoir osé cosigner la plainte déposée le à Paris par l'ONG Transparency International. Georges Mpaga est président du « réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon ». Marc Ona Essangui coordonne la branche gabonaise du réseau international « Publiez ce que vous payez »Le Monde.fr, Trois leaders de la société civile détenus par la police.
Lundi : Selon l'hebdomadaire Marianne, l'écrivain et enquêteur Pierre Péan annonce la publication d'un livre mettant en cause le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner dans le recouvrement de factures dues par le Gabon à des sociétés de conseil qui lui seraient liées Le Figaro.fr, Accusations contre Bernard Kouchner.
thumb|left|Omar Bongo(décembre 2004) Dimanche : Un EC 725 Cougar du détachement de l'ALAT stationné à Libreville s'écrase à une cinquantaine de kilomètres au large des côtes du Gabon quelques minutes après avoir décollé du TCD Foudre. L'appareil, qui participait à des manœuvres franco-gabonaises, avait 10 hommes à bord, dont 8 trouvent la mortLe Monde.fr, Crash d'un hélicoptère français, 8 morts. L'armée française effectuait avec les forces gabonaises « un exercice de coordination d'opérations de sécurisation maritime », baptisé "N'Gari", engageant quelque 600 militaires, des hélicoptères Cougar et Fennec ainsi qu'un avion de transport C160. Le ministre français de la défense, Hervé Morin, s'est immédiatement rendu sur place.
Lundi : Une mutinerie avec prise d'otages s'est déroulée pendant une dizaine d'heures à la prison centrale faisant deux morts et plusieurs blessés. Selon le ministre de l'Intérieur, André Mba Obame, « il y aurait pu avoir beaucoup plus de morts si tout le monde n'avait pas agi avec sang-froid ».
Février 2009 Mardi : Un journaliste français Pierre Morel et un journaliste suisse Olivier Ponthus, de l'agence audiovisuelle Capa, ont été interpellés à Libreville pour s'être présentés comme touristes alors que leur but était de mener « des activités journalistiques ». Ils ont été libérés le lendemain et sont rentrés à Paris. Selon leur dire, les deux journalistes étaient en fait au Gabon pour tourner un reportage sur le développement des parcs naturels et les populations pygmées dans ces parcs, et non pas sur l'affaire Kouchner, comme l'affirmait mardi la première chaîne de la télévision gabonaise.
Jeudi : Dans le cadre d'un procès commercial, les comptes bancaires français du président Omar Bongo ont été saisis après sa condamnation à Bordeaux à verser euros, au fils d'un chef d'entreprise français qui avait dû payer cette somme pour faire libérer son père René Cardona détenu à Libreville en 1996 qui avait été emprisonné à la suite d'un différend avec le chef de l'État gabonais à qui il avait vendu sa société d'armement et de pêche. Le président gabonais devra également acquitter les intérêts ainsi que les frais de justiceLe Figaro.fr, Omar Bongo condamné à restituer 457 347E .
Mars 2009 Mercredi : Le porte-parole du gouvernement, René Ndemezo'o Obiang « observe depuis quelques semaines le développement persistant d'une campagne des médias français portant atteinte à la personne du président, […] souligne le risque que la récurrence d'un tel acharnement complice des médias français et de certains acteurs contre le président de la République gabonaise ne ternisse gravement les relations historiques qui unissent la France et le Gabon » et précisant avoir « la forte conviction qu'il existe une collusion entre les médias français et certains acteurs aux motivations inavouées » contre le président Omar BongoLe Figaro.fr, Le Gabon dénonce l'acharnement contre le président Bongo.
Vendredi : Le parti au pouvoir appelle à « réexaminer en profondeur les accords de coopération » avec la France où, selon lui, est « orchestrée une vaste campagne de déstabilisation contre le Gabon et ses plus hautes autorités ».
Samedi : Une église évangélique a offert un mariage collectif à 21 couples qui ne pouvaient payer les frais de leur union. « Certains vivaient depuis 15, 20 voire plus de 20 ans ensemble ». La cérémonie a été célébrée dans un gymnase du quartier d'Ozangué (sud de Libreville).
Samedi : La présidence annonce le décès à Rabat (Maroc) d'Édith Lucie Bongo Ondimba, l'épouse du président Omar Bongo.
Mardi : Le parquet de Monaco ordonne l'ouverture d'une enquête sur de possibles comptes qui auraient été ouverts dans la principauté au nom d'Édith Bongo, l'épouse décédée du chef d'État gabonais Omar Bongo. L'enquête aura pour objet de vérifier l'existence de ces comptes ainsi qu'une possible infraction, pénale ou civile. L'ouverture de cette enquête fait suite à un courrier adressé la semaine dernière au prince Albert II de Monaco et au procureur de Monaco par l'organisation non gouvernementale Sherpa, signalant l'existence de plusieurs comptes ouverts dans des établissements bancaires monégasques par Édith Bongo, décédée le .
Avril 2009 Dimanche : Le président Omar Bongo demande à la justice de débloquer ses comptes bancaires en France saisis après un jugement le condamnant à restituer une somme versée par un Français, Thierry Cardona, pour faire libérer son père détenu. Neuf comptes de Omar Bongo à la BNP et au Crédit Lyonnais représentant 4,29 millions d'euros ont été saisis. Cette « saisie attribution » a été opérée après un arrêt de la cour d'appel de Bordeaux du condamnant Bongo à rembourser euros versés en 1996 par Thierry Cardona sur le compte personnel du chef de l'État gabonais pour faire libérer son père détenu à Libreville Le Figaro.fr, Comptes : Bongo veut la fin des blocages .
Mai 2009 Mercredi : Le président Omar Bongo, décide la « suspension momentanée de ses activités », « pour se ressourcer dans le repos » et faire le deuil de son épouse, Edith Lucie (45 ans), dont le décès, le après trois ans de maladie, l'a « profondément marqué ». La suspension des activités présidentielles a été décidée « à la demande pressante et renouvelée de la famille et de plusieurs personnalités politiques du pays qu'il a reçues et dans le souci de s'inscrire dans la tradition gabonaise du veuvage ».
Lundi : Selon le Syndicat national des personnels de santé (Synaps), les personnels de santé reprennent le travail après quatre mois de grève, à la suite d'un accord obtenu avec le gouvernement sur leurs conditions de travail et de salaire. Le gouvernement a accepté l'octroi d'une prime de logement aux agents non hébergés par l'État et l'instauration d'une « prime de servitude et de risque aux agents des structures sanitaires et hospitalières » de à FCFA (46 à 229 euros) par mois selon les catégories.
Lundi : La France fait un don de euros pour préparer des projets de l'Agence française de développement au Gabon. Il servira à financer des études de faisabilité dans le domaine des infrastructures, notamment le barrage hydro-électrique de Ngoulmendjim, dans la région de l'Estuaire où est située Libreville.
Juin 2009 Dimanche : mort du président Omar Bongo (73 ans) des suites d'un cancer. Président du Gabon depuis 41 ans, et doyen des chefs d'État africains, il était hospitalisé depuis un mois à Barcelone, dans la clinique privée Quiron.
Lundi : Le premier ministre Jean Eyeghe Ndong, dément l'annonce de la mort du président Omar Bongo Ondimba et déclare l'avoir vu « bien en vie » à la suite de la visite qu'il vient d'effectuer auprès de lui à Barcelone en compagnie de plusieurs ministres gabonais et du chef de l'Assemblée nationale Le Figaro.fr, Omar Bongo est bien en vie" (Premier ministre) . À midi, la mort du président est officiellement annoncée. Le ministère de la Défense décide « la fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes » après le décès du président Omar Bongo Ondimba, selon un communiqué lu à la télévision publique RTG1Le Monde.fr, Bongo est mort, la France "perd un ami" Le Figaro.fr, Omar Bongo, 41 ans de pouvoir (photos).
Mardi : La Cour constitutionnelle, présidée par Marie-Madeleine Mborantsuo, après avoir constaté la vacance du pouvoir à la suite du décès du président Omar Bongo Ondimba, confie les fonctions de chef de l'État par intérim à la présidente du Sénat, Rose Francine Rogombé. L'ancien président de la République française, Valéry Giscard d'Estaing révèle avoir appris en 1981 que le président Bongo « soutenait financièrement Jacques Chirac » Jacques Chirac pour sa campagne pour la présidentielle, ce que dément ce dernier dès le lendemain Le Figaro.fr, Bongo : Chirac dément un soutien financier.
Mercredi : Publication du programme officiel des obsèques du président Omar Bongo Ondimba : il sera inhumé le à Franceville, dans sa région natale du Haut-Ogooué (est), après une semaine d'hommage à Libreville. La nouvelle présidente par intérim, Rose Francine Rogombé (66 ans), ancienne présidente du Sénat, prête serment devant les autorités dans la salle de conférences de la Cité de la Démocratie : « Je jure de consacrer toutes mes forces au bien du peuple gabonais, en vue d'assurer son bien-être et de le préserver de tout dommage, de respecter et de défendre la Constitution et l'État de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge et d'être juste envers tous ». La cérémonie s'est déroulée notamment en présence des députés, sénateurs, du Premier ministre et de son gouvernement et de diplomates en poste à Libreville. Rogombé a tous les pouvoirs d'un président de la République élu à quelques exceptions près : elle ne peut organiser de référendum et ne peut dissoudre l'Assemblée Le Figaro.fr, R.F. Rogombé a prêté serment.
Mardi : Obsèques nationales du président Omar Bongo Ondimba dans une profusion de couronnes mortuaires. Le président français Nicolas Sarkozy a été hué par plusieurs dizaines de Gabonais à son arrivée au palais présidentiel de Libreville qui voulaient dénoncer la « Françafrique » dont le président défunt était considéré comme le dernier « dinosaure » de cette relation ambiguë entre la France et ses anciennes colonies.
Jeudi : Inhumation du défunt président Omar Bongo Ondimba à Franceville, dans sa région natale du Haut-Ogooué (est), après une semaine d'hommage à Libreville.
Vendredi : Le premier ministre Jean Eyéghé Ndong présente la démission de son gouvernement à la présidente intérimaire comme l'a décidé la Cour constitutionnelle à la suite du décès du chef de l'État Omar Bongo Ondimba.
Lundi : Le premier ministre Jean Eyéghé Ndong reconnaît lors d'une interview donnée sur la chaîne France 24 que l'élection présidentielle ne pourrait avoir lieu fin juillet comme prévu par la Constitution. Mais des commentateurs et certaines sources du gouvernement comme de l'opposition estiment impératif de repousser ce délai afin de procéder à une révision des listes électorales.
Mardi : La présidente par intérim, Rose Francine Rogombé, débute les discussions avec les responsables de partis politiques, d'une dizaine de formations de l'opposition, sur l'organisation de l'élection présidentielle. Cette concertation doit aboutir à la révision des listes électorales, ce qui obligerait à repousser la présidentielle.
Juillet 2009 thumb|right|Ali Ben Bongo Ondimba