La comprend l'ensemble des disques qu'il a publiés durant sa carrière solo, de son premier album expérimental, en 1968, à son assassinat en 1980, ainsi que tous les albums publiés à titre posthume, sous la direction de sa femme Yoko Ono, qu'ils contiennent ou non des titres inédits. Ce sont ainsi près de (studio, en concert ou compilations) auxquels s'ajoutent une vingtaine de singles. Ces disques complètent par ailleurs tous les disques enregistrés avec les Beatles, entre 1962 et 1970.

En solo, John Lennon a publié huit albums studio, de 1970 à 1984 (le dernier, , étant publié à titre posthume). S'y ajoutent trois albums de musique expérimentale réalisés avec Yoko Ono en 1968 et 1969, dont le succès a été très limité. Les apparitions sur scène de Lennon durant sa carrière solo étant très rares, les albums en concert ne sont qu'au nombre de deux : un paru de son vivant, l'autre six ans après son assassinat. Onze compilations ont également été publiées, dont une seule de son vivant, .

Du côté des singles, vingt-et-un ont été publiés, dont huit après sa mort. Plusieurs ont atteint la première place des classements, d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique, notamment le célèbre . Le seul à avoir été 1 à la fois au Royaume-Uni et aux États-Unis est , paru en 1980, qui a fortement profité de la nouvelle de la mort du chanteur.

Albums Albums expérimentaux Les premiers albums de Lennon sans les Beatles sont trois albums de musique expérimentale du couple qu'il forme avec Yoko Ono. Le premier opus est , que le couple publie dans la lignée de la chanson parue sur l'album blanc des Beatles. La pochette de l'album fait scandale : les deux artistes y posent totalement nus, de face au recto et de dos au verso, ce qui entraîne une censure dans plusieurs pays. L'album n'entre pas dans les hit-parades britanniques et reste très bas dans les classements américains, son caractère avant-gardiste ne séduisant pas le grand public.

L'année suivante, le couple réalise , dans la même veine : ce second opus présente des bruitages divers et des témoignages de la période difficile que traverse alors le couple (fausse couche de Yoko et soucis judiciaires liés à la drogue). Une fois encore, le public n'est pas au rendez-vous « Unfinished Music, No. 2: Life with the Lions », AllMusic. Consulté le avril 2011..

Le troisième et dernier album expérimental du couple est publié la même année pour célébrer leur mariage, et est justement intitulé . La première face présente les deux époux s'appelant l'un l'autre sur fond de battement de cœurs, tandis que la seconde présente des extraits d'interviews et dialogues enregistrés pendant le d'Amsterdam. Le tout est accompagné d'un luxueux coffret contenant un fac-similé du contrat de mariage des Lennon et d'une photographie d'une part de gâteau. Comme les deux précédents, l'album est un échec commercial « Wedding Album », AllMusic. Consulté le avril 2011..

+ Albums expérimentaux Année Album Hit-parades américains1968Unfinished Music No.1: Two VirginsN° 1221969Unfinished Music No.2: Life with the LionsN° 174Wedding AlbumN° 178

Albums studio

thumb|left|, la chanson la plus populaire de Lennon, a été composée dans la pièce ici recréée par le .|alt=Un piano blanc dans une pièce blanche, entouré d'une des guitares emblématiques de Lennon, de sa paire de lunettes rondes et de deux photos de lui.

John Lennon est l'auteur, dans sa carrière solo, de huit albums studio, dont un posthume. Plusieurs ont été réalisés avec son épouse Yoko Ono. Dès la séparation des Beatles, à la mi-1969, il s'attaque à son premier album solo non expérimental, publié avec pour jumeau celui de son épouse, intitulé , en 1970. L'album est une véritable thérapie par laquelle Lennon exorcise ses vieux démons, qu'il s'agisse de la drogue ou de la disparition de sa mère. Apprécié par la critique, il se classe convenablement dans les hit-parades « John Lennon/Plastic Ono Band », AllMusic. Consulté le avril 2011..

L'année suivante paraît l'album le plus populaire de Lennon, . La critique comme le public le plébiscitent. En 1972, Lennon et Ono proposent un album plus politisé, , qui aborde plusieurs sujets d'actualité, tels que le « Some Time in New York City », AllMusic. Consulté le avril 2011.. Le public, tout comme la presse, n'est pas au rendez-vous, ce qui marque la fin de la période prospère de Lennon.

L'échec de son dernier album le pousse vers une période de remise en question qui aboutit, en 1973, à l'album , préparé alors que s'amorce sa séparation provisoire d'avec Ono (qu'il appellera son «  »). Celui-ci marque un abandon définitif des chansons politiquement et violemment engagées, et une remontée flagrante dans les hit-parades américains « Mind Games », AllMusic. Consulté le avril 2011.. L'année suivante, un nouvel album dans la même veine, , confirme cette tendance en atteignant la tête de ce même classement. Lennon s'y livre notamment à un duo avec son ami Elton John, qui le pousse à monter avec lui sur scène pour la dernière fois, le .

En 1975, enfin, Lennon se voit obligé d'enregistrer un album de reprises, afin d'éviter un procès pour plagiat d'un vers de Chuck Berry. Il enregistre ainsi , album reprenant des classiques du genre. À la suite de son retour auprès de Yoko Ono et l'annonce de l'arrivée d'un enfant, Lennon se retire du monde du spectacle pour cinq ans « Rock 'n' Roll », AllMusic. Consulté le avril 2011..

Il fait son grand retour en 1980, sur un album réalisé avec Yoko Ono : . Tandis que tous ses précédents disques ont été publiés chez Apple, celui-ci l'est chez Geffen. John Lennon a en effet du mal à trouver un label qui accepte de signer en même temps un contrat pour son épouse. L'album connaît un bon succès commercial, propulsé par certains hits, mais est accueilli de façon mitigée par les critiques à cause de l'implication de Yoko Ono. L'assassinat de John Lennon peu après la sortie du disque a pour effet de stimuler les ventes, ce qui permet à l'album de bondir en tête des ventes des deux côtés de l'Atlantique. En 1984, Yoko Ono publie à titre posthume l'album , qu'ils étaient tous deux en train de travailler au moment du drame « Milk and Honey », AllMusic. Consulté le avril 2011..

+ Albums studio Année Album Hit-parades britanniques Hit-parades américains 1970John Lennon/Plastic Ono BandN° 8N° 61971ImagineN° 11972Some Time in New York CityN° 11N° 481973Mind GamesN° 13N° 91974Walls and BridgesN° 6N° 11975Rock 'n' RollN° 61980Double FantasyN° 11984Milk and Honey (posthume)N° 3N° 11

Albums en public Durant sa carrière solo, les apparitions de Lennon sur scène sont rares, et souvent courtes ou improvisées. Il existe donc peu d'enregistrements, que ce soit audio ou vidéo, de ses prestations. En dehors de Live Jam, le deuxième disque de l'album Some Time in New York City, il existe seulement deux albums en public de John Lennon.

Le premier est , publié en décembre 1969, avant la fin officielle des Beatles. Il s'agit également du premier album publié par les Beatles, seuls ou en groupe. L'album restitue la prestation de Lennon et Yoko Ono, accompagnés du Plastic Ono Band (dont c'est la première apparition), au cours du « Live Peace in Toronto 1969 », AllMusic. Consulté le avril 2011..

En 1986, six ans après la mort de Lennon, Yoko Ono publie l'album , réalisé à partir d'un concert de 1972. Bien qu'il s'agisse d'un témoignage important de la carrière de Lennon, l'album déçoit, notamment par la faiblesse des prises choisies « Live in New York City », AllMusic. Consulté le avril 2011..

L'ultime prestation de Lennon en public, en duo avec Elton John le , figure sur l'album live d'Elton John . Absents de la première édition de l'album en 1976, les morceaux avec Lennon sont ajoutés vingt ans plus tard lors de sa réédition en CD « Here and There », AllMusic. Consulté le 22 août 2011..

+ Albums live Année Album Hit-parades britanniques Hit-parades américains 1969Live Peace in Toronto 1969—N° 101986Live in New York CityN° 55N° 41

Compilations thumb|Yoko Ono a étroitement surveillé la préparation de la plupart des compilations parues après la mort de Lennon.|alt=Yoko Ono dans les années 2000

Une seule compilation de Lennon paraît de son vivant : il s'agit de , en 1975, qui reprend ses singles parus jusqu'à cette date. L'album est également la dernière production de Lennon jusqu'à son retour actif à la musique en 1980 « Shaved Fish », AllMusic. Consulté le 3 avril 2011..

Plusieurs autres compilations ne comportant que des titres déjà publiés sortent dans les années qui suivent l'assassinat de l'artiste, comme (1982) « The John Lennon Collection », AllMusic. Consulté le 3 avril 2011., , son successeur, en 1997 « Lennon Legend: The Very Best of John Lennon », AllMusic. Consulté le 3 avril 2011. et surtout le quadruple album Lennon, compilé par le spécialiste Mark Lewisohn, qui mélange chansons originales, versions et enregistrements inédits « Lennon », AllMusic. Consulté le 3 avril 2011..

Ces enregistrement inédits (nouvelles versions de chansons déjà produites, pour la plupart) sont également placés dans des albums à part, produits sous l'œil attentif de Yoko Ono. Le premier est (du nom de la rue où Lennon a passé son enfance), en 1986 « Menlove Ave. », AllMusic. Consulté le 3 avril 2011.. Suivent les albums en 1998, et en 2004. Ces deux derniers reprennent cependant, pour l'essentiel, des extraits du quadruple album de 1998, produit dans la foulée de la série de 1995 et 1996 « John Lennon Anthology », AllMusic. Consulté le 3 avril 2011.. À ces albums de versions inédites s'ajoutent deux bandes originales de documentaires : et , ainsi que la compilation de 2005, destinée aux marchés asiatiques et à l'Australie « Peace, Love and Truth », AllMusic. Consulté le 3 avril 2011..

Enfin, le plus gros projet de compilations apparaît en 2010, année marquant le soixante-dixième anniversaire du chanteur et le trentième de son assassinat. L'intégralité de son catalogue est remastérisé pour l'occasion, par la même équipe qui s'est chargée des chansons des Beatles l'année précédente. Le résultat se présente sous trois formats visant des publics différents. Un album simple, reprend ses quinze plus grands titres, pour le grand public « Power To The People: The Hits », AllMusic. Consulté le 3 avril 2011.. Le coffret reprend l'intégrale de ses albums studio, des singles et plusieurs versions alternatives, à destination des fans souhaitant acquérir la collection complète « Signature Box », AllMusic. Consulté le 3 avril 2011.. Enfin, le quadruple album s'impose comme intermédiaire entre le bas prix du premier et la quantité de chansons du deuxième « Gimme Some Truth », AllMusic. Consulté le 3 avril 2011..

+ Compilations Année Album Hit-parades britanniques Hit-parades américains1975Shaved FishN° 8N° 121982The John Lennon CollectionN° 1N° 331986Menlove Ave.—N° 1271988Imagine: John LennonN° 64N° 311990Lennon——1997Lennon Legend: The Very Best of John LennonN° 3N° 651998John Lennon AnthologyN° 62N° 99WonsaponatimeN° 76—2004AcousticN° 31N° 312005Peace, Love & Truth——Working Class Hero: The Definitive LennonN° 11N° 1352006The U.S. vs. John Lennon——2010Gimme Some Truth—N° 196Power to the People: The HitsN° 15N° 24John Lennon Signature Box—N° 1482020Gimme Some Truth : The Ultimate MixesN° 3N° 40

Collaborations 1970 : Yoko Ono/Plastic Ono Band de Yoko Ono - John: Guitare 1971 : Fly de Yoko Ono - John: Guitare, piano, orgue 1973 : Ringo de Ringo Starr - John: Piano et chœurs sur I'm The Greatest qu'il a écrite et composé 1973 : Approximately Infinite Universe de Yoko Ono - John: guitare, chœurs 1973 : Feeling the Space de Yoko Ono - John: guitare sur Woman Power et She Hits Back 1974 : Goodnight Vienna de Ringo Starr - John: Piano, chœurs, a écrit, composé et joué sur (It’s All Down to) Goodnight Vienna et (It’s All Down to) Goodnight Vienna (reprise)