Castillon-du-Gard est une commune française située dans l'est du département du Gard, en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par la Valliguière et par deux autres cours d'eau. Incluse dans les gorges du Gardon, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (« le Gardon et ses gorges » et les « gorges du Gardon »)

Castillon-du-Gard est une commune rurale qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Ses habitants sont appelés les Castillonais ou Castillonaises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques : la chapelle Saint-Caprais de Castillon-du-Gard, inscrite en 1945, deux immeubles, inscrits en 1972, et l'ancienne forge de Castillon-du-Gard, inscrite en 1985.

Géographie Localisation La commune est située à 25 km de Nîmes et 27 km d'Avignon. Elle est desservie par l'autoroute A9 (sortie 23 Remoulins).

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes :

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le Bassin Rhône-Méditerranée-Corse.

Le territoire de la commune est traversé par la Valiguière, le ruisseau de Font Grasse et le ruisseau de la fontaine du Cérier..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen. et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Uzès à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée...

La commune fait également partie des gorges du Gardon, un territoire reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO en 2015 pour l'importante biodiversité qui la caractérise, mariant garrigues, plaines agricoles et yeuseraies...

Réseau Natura 2000 vignette|Site Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats. : « le Gardon et ses gorges », d'une superficie de , présentant une importante diversité des habitats et des espèces. Les nombreuses grottes permettent d'accueillir une bonne diversité de Chiroptères. Dans les gorges, se trouvent des formations de Chênes verts peu perturbées avec des espèces particulièrement rares (Cyclamen des Baléares).

et un au titre de la directive oiseaux : les « gorges du Gardon », d'une superficie de , abritant trois espèces de rapaces remarquables, l'Aigle de Bonelli, le Circaète Jean-le-Blanc et le Vautour percnoptère..

Urbanisme Typologie Au , Castillon-du-Gard est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (58 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40 %), cultures permanentes (29,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (15,8 %), zones urbanisées (10 %), zones agricoles hétérogènes (3,5 %), mines, décharges et chantiers (1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Castillon-du-Gard présente une morphologie urbaine singulière, profondément marquée par sa topographie et son héritage historique. Perché sur une "butte-témoin", ce "bourg rural" offre un exemple remarquable d'adaptation d'un noyau villageois ancien à son environnement, tout en intégrant les dynamiques d'évolution plus contemporaines. Un Cœur Historique Fortifié et Dense À l'origine "castrum" mentionné dès 1207, le centre ancien de Castillon-du-Gard conserve l'empreinte de son passé médiéval. Juché sur une colline calcaire, il domine le paysage environnant, offrant des vues panoramiques, notamment sur les gorges du Gardon et le célèbre Pont du Gard. Cette position stratégique a dicté une organisation urbaine resserrée et défensive. Le noyau historique se caractérise par une forte densité bâtie. Les ruelles pavées, parfois étroites et sinueuses, s'entrelacent autour des vestiges de remparts et des "maisons des remparts" qui témoignent de son ancienne fonction protectrice. L'architecture traditionnelle en pierre calcaire locale, avec ses "moellons" et "pierres de taille", confère une unité visuelle à ce cœur de village. Des éléments architecturaux remarquables, tels que des gargouilles, des maisons Renaissance et des édifices religieux comme la chapelle Saint-Caprais, ponctuent le parcours au sein de ce tissu urbain ancien, classé par les Architectes des Bâtiments de France. Au-delà de ce noyau historique, Castillon-du-Gard a connu une évolution démographique notable, en particulier durant la seconde moitié du XXe siècle, entraînant une extension de son urbanisation. Aujourd'hui, environ 11,6% des 1738 hectares de la commune sont urbanisés, le reste étant constitué d'espaces naturels, agricoles et forestiers.

Logement

Projets d'aménagement

Voies de communication et transports Axes ferroviaires

Axes routiers

Transports en commun

Risques majeurs Le territoire de la commune de Castillon-du-Gard est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment la Valliguière. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1987, 1988, 1990, 1998, 2002, 2003, 2004 et 2005, partie 1 - chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Castillon-du-Gard. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 51,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 547 sont en aléa moyen ou fort, soit 67 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

La commune est en outre située en aval du barrage de Sainte-Cécile-d'Andorge, un ouvrage de classe A doté d'un PPI. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage, chapitre Risque rupture de barrage..

Toponymie

Attestations anciennes Le nom de la localité est attesté sous les formes Castilio en 1207 ; C. de Castellione en 1211 ; Castillo en 1265 ; Castrum Castilionis en 1307 ; Castillio en 1384 ; Locus Castilhonis en 1495 ; Castilhon en 1551 ; Le prieuré Saint-Cristofle de Castilhon en 1620 ; Castilion-du-Gard en 1694., Castillon du Gard en 1793 ; Castillon et Castillon-du-Gard depuis 1801.

Occitan Castihoun, Castilhou, du roman Castilhon, Castelhon, Castelhoo, du bas latin Castillio, Castillo, Castilio, Castellio.

Histoire

Les traces d'occupation humaine sur le territoire de Castillon-du-Gard remontent à la Préhistoire, notamment au Paléolithique supérieur (période magdalénienne à Fontgrasse) et au Néolithique, où des communautés se sont installées sur le plateau et dans les grottes environnantes. Une possible agglomération existait déjà à l'Âge du Fer et durant la période de la République romaine sur le versant ouest du relief de Castillon.

L'époque romaine a laissé une empreinte significative. La "Paix romaine" a favorisé le développement de l'agriculture, en particulier la viticulture, comme en témoignent les vestiges de villae importantes, notamment celle de La Gramière. Ce site a révélé un grand bâtiment agricole de la fin de l'Antiquité et des traces de constructions du haut Moyen Âge, illustrant une continuité d'occupation. La proximité du Pont du Gard, chef-d'œuvre de l'ingénierie romaine, plaçait Castillon au cœur d'une zone d'influence romaine majeure.

Le Moyen Âge : Naissance du Castrum et pouvoir ecclésiastique