Le Centre des hautes études du ministère de l'Intérieur (CHEMI) est un service rattaché au secrétaire général du ministère de l'Intérieur français. Par arrêté du le service à compétence nationale « Institut des hautes études du ministère de l'Intérieur » est créé et reprend les missions du CHEMI.
Présentation Origines L'idée de créer le centre a été présentée dans le rapport d'Alain Bauer, criminologue français spécialiste des questions de sécurité, remis le au président la République Nicolas Sarkozy et au Premier ministre François Fillon, sous l'intitulé « Déceler-Étudier-Former : une nouvelle voie pour la recherche stratégique - Rapprocher et mobiliser les institutions publiques chargées de penser la sécurité globale ».
Émile Perez, inspecteur général de la police nationale, a contribué à l'émergence de l'idée dans ses fonctions de directeur de la police nationale. Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, et ses directeurs de cabinet Michel Bart et Michel Cadot ont donné corps à ce projet. Le projet fut ensuite confié à Henri-Michel Comet, secrétaire général du ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités locales, et à Jean-Martin Jaspers, administrateur général, chargé de la préfiguration en .
Le rapport de préfiguration, élaboré par Jaspers, a été approuvé par le de pilotage ministériel en .
La nomination du premier directeur Par décision du Premier ministre, François Fillon, et de Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités locales, Jean-Martin Jaspers a été nommé le comme directeur du Centre des hautes études du ministère de l'Intérieur pour une durée de 3 ansArrêté de nomination de M. Jaspers comme directeur du CHEMI.
M. Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, a confirmé Jaspers dans ses fonctions pour un deuxième mandat de directeur en .
Les pouvoirs du directeur ont été précisés par l'appel à candidature passé par le secrétaire général du ministère de l'Intérieur le Appel à candidature sur le site Legifrance.
Le Comité de pilotage ministériel (COPIM) Présidé par le ministre de l'Intérieur ou son représentant, le Comité de pilotage ministériel (COPIM) définit le programme annuel ainsi que les orientations stratégiques du CHEMI. Il est composé : – du secrétaire général du ministère de l'Intérieur ; – du directeur général de la gendarmerie nationale ; – du directeur des libertés publiques et des affaires juridiques ; – du directeur général de la police nationale ; – du directeur général des collectivités locales ; – du chef de corps de l'Inspection générale de l'administration ; – du directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises ; – du directeur de la modernisation de l'administration territoriale.
Situation géographique du Centre et moyens mis en œuvre Une grande partie des activités du Centre se déroule sur le site du campus crée en 2010, et agrandi en 2014 dans le fort de Charenton situé à Maisons-Alfort (Val-de-Marne).
Le Centre fédère de l'ordre de 300 formateurs et conférenciers, et a accès à l'ensemble des ressources de l'État.
Le CHEMI déploie des séminaires d'études dans une vingtaine de sites chaque année dont le Sénat ou l'Assemblée Nationale, des organisations internationales comme Interpol ou Europol et des hautes écoles européennes spécialisées en affaires intérieures et de sécurité.
La promotion annuelle La circulaire Une circulaire du du secrétaire général du ministère de l'Intérieur définit l'organisation de la promotion annuelle du Centre des hautes études du ministère de l'Intérieur.
La a commencé son parcours avec 19 auditeurs en .
Les Journées d'Études et de Réflexion Le CHEMI développe, depuis , une formation de haut niveau au profit des cadres dirigeants civils et militaires du ministère de l'Intérieur. Elle s'opère notamment par les Journées d'Études et de Réflexion (JER) qui ont eu lieu dès le premier semestre à la demande du secrétaire général.
Certaines de ces Journées donnent lieu à la rédaction d'actes.
() : Quelle conduite du changement pour construire la France de 2015 ? () : Quelles actions de l'Intérieur face à la mondialisation des menaces pour la sécurité intérieure ? () : Quels impacts génère la réforme territoriale en France en 2010 ? () : Comment gérer les implications du traité de Lisbonne et du programme de Stockholm ? () : Quelles nouvelles places pour les religions et la laïcité dans notre société ? () : Comment renforcer la puissance maritime de la France et valoriser nos départements et territoires de l'Outre-mer ? () : Quels modes d'action de la gendarmerie face à l'évolution de la démographie et de la sociologie de la France ? () : Quelles actions de l'État pour l'environnement, un an après le sommet de Copenhague ? () : Quels nouveaux rôles impartis à l'État dans une économie mondialisée ? () : Quelles synergies créées et à construire dans le cadre de la stratégie de sécurité nationale ? () : La montée en puissance des agences européennes pour les Affaires intérieures et du Parlement européen () : Quelles actions de l'Intérieur pour la construction des métropoles régionales ? () : Quels leviers d'action innovants de l'État pour soutenir la cohésion sociale ? () : Comment mieux exploiter pour l'État le potentiel des nouvelles technologies de l'information et de la communication ? () : Dialogue interne et souci de l'intérêt général : une stratégie gagnante () : La sécurité des grands événements sportifs () : La stratégie de communication de la police nationale () : Le management préfectoral dans le champ des ressources humaines () : Les priorités préfectorales dans le champ des associations et fondations () : Le préfet de région () : La synergie entre la réforme de l'action publique et la nouvelle phase de décentralisation
Voir aussi Institut des hautes études de la sécurité intérieure
Notes et références
Catégorie:École de la fonction publique française Catégorie:Organisme relevant du ministère de l'Intérieur (France)