Le Zoo de Lyon, anciennement appelé Jardin zoologique de Lyon, mais aussi connu comme le Zoo du Parc de la Tête d'or, est un parc zoologique municipal français situé en Auvergne-Rhône-Alpes au sein du parc de la Tête d'or de la ville de Lyon. Créé en 1858 sous l'impulsion du préfet du Rhône Claude-Marius Vaïsse, il présente aujourd'hui un peu plus de 300 animaux de 66 espèces. sur .. Son dernier directeur a été Xavier Vaillant de 2012 à 2021.
Membre permanent de l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA), il s'engage dans la conservation ex situ en participant à des programmes européens pour les espèces menacées (EEP), dont il en coordonne un.
Sa fréquentation exacte n'est pas connue car l'entrée y est libre et gratuite, mais il est vraisemblablement le zoo le plus visité en France étant donné la fréquentation du parc de la Tête d'or, dont il fait partie, estimée à 8 millions de visiteurs par an.
Historique
Créé en 1858 par le préfet Claude-Marius Vaïsse, le parc zoologique ne contenait au départ qu'une ferme à vocation pédagogique suivant les directives données par l’État.. Dès l'origine, son accès est gratuit. Une ménagerie d'animaux sauvages se constitue, très lentement au départ : une volière est construite en 1858 puis sera réaménagée en 1880 pour accueillir des singes et des oiseaux exotiques.. Des oursons bruns sont donnés en 1865 et sont placés dans une première cage, dessinée par Denis Bülher., l’un des deux frères architectes-paysagistes à l'origine du Parc de la Tête d’Or. Une deuxième cage est ensuite construite sur le même modèle, mais sera détruite lors des travaux de création de la plaine africaine en 2006. Peu à peu, les aménagements se multiplient pour présenter de nouveaux animaux, notamment ceux de l'exposition universelle internationale qui a lieu en 1872 à Lyon.
Après la fin du bail de la ferme Lambert, en 1874, le parc se transforme peu à peu en ménagerie exotique, vitrine de la faune coloniale (chacals, gazelles, autruches, kangourous...). La ferme devient au cours du temps un bâtiment administratif. En 1880, des scientifiques réunis autour du Pr Louis Charles Émile Lortet, zoologiste et doyen de médecine, se voient confier la responsabilité de suivre ces animaux. En 1894 est construit le pavillon des crocodiles.
En 1902, la vacherie du parc, une laiterie municipale commandée par la ville de Lyon et conçue par l'architecte Tony Garnier, est construite le long de l'allée des moutons. En 1910, la direction du zoo est confiée à un vétérinaire. La vacherie est réaménagée de 1922 à 1924 et transformée en fauverie, avec deux cages accueillant des lions et des panthères mais aussi un enclos attenant créé pour Loulou, le premier éléphant d'Asie du parc..
À partir de 1955, le parc commence à être rénové et bénéficie d'installations plus imposantes, comme une rocaille destinée aux oiseaux aquatiques (1956), un nouvel enclos des éléphants (1964), une nouvelle rotonde pour les singes (1965) et le pavillon des girafes (1968).. Quant à la volière édifiée en 1858, elle est démolie en 1969.
Dans les années 1970 une nouvelle fauverie comprenant un enclos de renards et une galerie des reptiles voit le jour. En 1988, l'enclos des renards est revu pour présenter des servals. En 1994, une ourserie située près du bâtiment des éléphants et s'étendant sur 600 mètres carrés est construite pour remplacer la première cage de fer de 1865, laquelle est conservée comme monument historique.
En 1999, le maire de Lyon, Raymond Barre, propose à Gilbert Edelstein, directeur du cirque Pinder, d'accueillir les deux éléphantes d'Asie dont il souhaite se séparer temporairement. Baby et Népal arrivent alors au zoo et rejoignent Java, seul pachyderme du parc à cette date..
vignette|Éléphant d'Asie dans son enclos en 2011.
En 2001, le vétérinaire Eric Plouzeau prend la direction du zoo.. Le bâtiment des reptiles se trouvant au milieu de la fauverie est fermé au public car il ne répond plus aux normes de sécurité pour les locaux recevant du public. L'ourserie est réaménagée l'année suivante avec l'arrivée des ours à lunettes.
En , dans le cadre de la restructuration du zoo, la « Plaine africaine ». est inaugurée, où les paysagistes et les architectes ont respecté la visibilité exigée pour le public dans le respect des animaux en fondant les enclos dans le décor.
En 2009, Eric Plouzeau quitte la direction du zoo. Il est remplacé un peu plus tard par le vétérinaire David Gomis qui était jusqu'alors directeur adjoint du Parc zoologique et botanique de Mulhouse..
En , l'éléphante d'Asie Java décède à 67 ans et des lésions de tuberculose sont retrouvées à l'autopsieMort de la plus vieille éléphante d’Europe, Le Figaro, 16 août 2012.. Il s'ensuit une controverse à propos du statut immunologique des deux autres éléphantes, Baby et Népal, vis-à-vis de cette maladie. Le directeur, David Gomis, quitte alors son poste pour prendre la direction technique du Parc zoologique de Montpellier, après avoir été mis en cause médiatiquement dans la gestion de cette affaire de suspicion de tuberculose.. Il est remplacé par Xavier Vaillant, jusqu'alors directeur adjoint du Zoo de Pont-Scorff. Après avoir longtemps été menacées d'euthanasie, Baby et Népal sont finalement transférées en à Roc Agel, l’une des propriétés de la famille Grimaldi située dans les Alpes-Maritimes.. À partir de cette date, plus aucun éléphant n'est présent dans le zoo.
En , Lulu, considéré comme le plus vieux gibbon de Müller au monde, meurt à l'âge de 64 ans.. Originaire de Bornéo, Lulu avait été capturée par des trafiquants avant d'arriver à Lyon en 1961, devenant ensuite un animal emblématique du zoo. Il s'agit d'une longévité exceptionnelle pour cette espèce, alors que son espérance de vie est généralement estimée à une quarantaine d'années..
En , les « Forêts d'Asie » sont inaugurées à l'emplacement de l'ancien enclos des éléphants promis à la démolition ; elles sont destinées à l’accueil d’espèces menacées d’Asie du Sud-Est.. Xavier Vaillant quitte alors son poste pour prendre la direction du zoo d'Amiens en aout 2021..
En , les deux crocodiles d'Afrique de l'Ouest du parc quittent leur enclos pour rejoindre le Crocoparc Agadir, dans le cadre d'un programme de sauvegarde de l'espèce, selon la mairie de Lyon. Il s'agit de la première réintroduction réalisée par le zoo de Lyon..
Événements animaliers singuliers thumb|redresse|Attaque d'un enfant par un ours au parc de la Tête d'or. 1892 : le jeune Henri Perron, âgé de 15 ans, veut s’approcher au plus près de la cage aux ours, mais l'animal le saisit et lui broie une jambe qu’il faudra lui amputer.. 1924 : arrivée du premier éléphant du parc, Loulou, offert par la colonie française de Saïgon à Édouard Herriot, président du Conseil des ministres. Loulou restera au parc jusqu'à son décès en 1935.. 1964 : accueil des 3 éléphantes Pankov, Maouzi et Java, en provenance du cirque Amar, après la mort d'un enfant provoqué par l'une d'elles, à la suite d'un mouvement de panique. Elles rejoignent le mâle Mako, qui avait été offert au parc en 1948 par Émile Bollaert, ancien préfet du Rhône devenu gouverneur d’Indochine.. 1981 : le , une portée exceptionnelle de 25 anacondas voit le jour au parc. 1984 : le , une lionne nommée Sonia oblige, à la suite d'une dispute, son compagnon Sultan à se jeter à l'eau dans le bassin de leur enclos. Pendant deux heures, Sultan essaie de regagner la berge par l'escalier prévu à cet effet, mais Sonia l'en empêche. Sultan meurt noyé. 1995 : le , une tigresse s'échappe de sa cage. Le parc est évacué et le fauve est retrouvé terré sous un buisson, sans doute effrayé par la foule. 1999 : après les décès successifs des éléphants Maouzi, Pankov et Mako à la fin des années 1990, le parc accueille deux nouvelles éléphantes, Baby et Népal, en provenance du cirque Pinder. 2010 : le , une jeune lionne d'Asie, tout juste arrivée au parc de la Tête d'Or, meurt noyée dans le bassin qui délimite son enclos, malgré les efforts des gardiens pour la repêcher.. 2011 : quatre singes, deux cercopithèques de l'Hoest et deux tamarins empereurs, sont volés en février.. Les primates sont finalement retrouvés dans les jours et les semaines suivant leur disparition.. 2012 : l'éléphante Java, plus vieux pachyderme en captivité d'Europe, meurt à 67 ans après avoir été infectée de la tuberculose.. 2013 : les deux derniers éléphants Baby et Népal quittent le parc et rejoignent Roc Agel, l’une des propriétés de la famille Grimaldi située dans les Alpes-Maritimes. À partir de cette date, plus aucun éléphant n'est présent dans le parc. La même année, trois naissances importantes ont lieu ; celle d'une girafe mâle, prénommée Kissa, la première depuis l'installation de la plaine africaine, le . ; celle d'une petite panthère de l'Amour, espèce en danger critique d'extinction, le . ; et celle d'un zèbre de montagne de Hartmann le .. 2015 : nouvelle naissance d'un girafon, baptisé Yanci, en .. 2019 : le , le zoo de Lyon annonce le décès de Louise, doyenne des girafes du parc, à l'âge de 32 ans.. Un mois plus tard, le , Lulu, une femelle gibbon de Müller, s'éteint à l'âge de 64 ans. Arrivée à Lyon en 1961, elle était considérée comme la plus vieille représentante de son espèce en captivité. 2021 : Jasraj, le dernier lion présent dans le parc meurt d’une gastro-entérite le .. Il ne sera pas remplacé. 2025 : les deux dernières panthères de l'Amour, qui étaient également les derniers grands félins du parc, quittent successivement le zoo au cours de l'année. La femelle est d'abord transférée au zoo de Mulhouse, puis le mâle est déplacé vers un autre zoo, sans plus d'informations. Les deux panthères étaient déjà placées dans des enclos séparés à la suite de problèmes de comportement entre elles.
Installations et espèces présentées
Plaine africaine La plaine africaine, créée en 2006, est divisée en parties communicantes avec un enclos séparé en plus. C'est un espace où cent trente animaux différents cohabitent sur .
La partie savane, où l'on peut observer des watusis, des cobes de Mrs Gray, des zèbres de Hartmann (qui ont remplacé les zèbres de Grévy en 2011) et des girafes du Kordofan, est la plus étendue.
Une partie humide abrite de nombreuses espèces d'oiseaux, dont des pélicans blancs, des grues cendrées, des grues demoiselle, des hérons garde-bœufs et des flamants roses, ainsi que des lémuriens (makkis cattas, varis roux et varis noirs et blancs) sur une île.
À l'extrémité est de la plaine, un pavillon abrite les loges des antilopes et des zèbres, ainsi que quelques enclos sableux agrémentés de rochers et de souches, où vivent des inséparables à joues noires, des chats des sables, des tortues d'Hermann et des tortues radiées de Madagascar.
Au sud on retrouve un enclos de style mauresque, construit à l'origine pour l'Exposition universelle de 1894, ancien lieu de vie des crocodiles d'Afrique de l'Ouest. Les deux crocodiles, un mâle arrivé au zoo en 1975 et une femelle née en 1990, quittent cet enclos en pour rejoindre le Crocoparc d'Agadir, dans le cadre d'un programme de réintroduction de cette espèce au Maroc. Ce lieu accueille désormais des émydes à cou rayé d'avril à octobre.
Ancienne fauverie La fauverie est un espace édifié en 1975 qui a accueilli jusqu'en 2013 des tigres du Bengale, jusqu'en 2021 des lions d'Asie et jusqu'en 2025 des léopards de l'Amour, sous-espèce de léopard en danger critique d'extinction. Les enclos ne présentent désormais plus aucun fauve mais des pandas roux, des loutres naines d'Asie et des binturongs.
Un enclos inaccessible au public abrite un couple de manuls qui peuvent parfois être vus depuis les allées.
Primates et Oiseaux