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Sotoserrano est une commune de la province de Salamanque dans la communauté autonome de Castille-et-León en Espagne.
Le village s'étend sur et compte au dernier recensement de la population (2014). Le code INE (Instituto Nacional de Estadistica) municipal est : 37313. Les habitants de Sotoserrano se nomment les Soteña et les Soteño. L'appellation du village a un surnom très couramment utilisé par tous les habitants de la région qui est El Soto, diminutif plus simple d'expression. En fait le nom de Sotoserrano est en partie seulement prononcé par les vacanciers ou visiteurs.
thumb|upright=1.4|right|Plan du village.
Toponymie L'origine du nom de Sotoserrano provient du mot latin saltus, référence aux épais taillis de végétation puisque dans ces bosquets on trouve des châtaigniers et chênes et tous types de végétations et serrano qui signifie montagnard en espagnol d'où saltus serrano.
À la fin du la commune aurait porté le nom de Saltu de Francia ou Soto de Francia et aussi Saltu Serrano, appellation retrouvée dans des écrits de 1192.
Géographie Situation Sotoserrano est localisé au centre ouest de l'Espagne, à l'extrémité sud de la province de Salamanque, dans la comarque de Sierra de Francia y Quilamas, dans le Parc Naturel de Las Batuecas-Sierra de Francia et limitrophe de la provincia de Caceres dans la Communauté autonome de l'Estrémadure. Placé à la jonction des trois rivières : Alagón, Cuerpo de Hombre y Francia. Le village se trouve sur l'axe Salamanque Coria à environ du Portugal et sur l'ancienne Via de la Plata.
Vers le sud par temps clair, la chaîne de montagnes de la Sierra de Béjar est souvent visible.
Sotoserrano est situé à au nord-ouest de Béjar la plus grande ville des environs, à au sud de La Alberca, commune la plus touristique de la Sierra de Francia avec à ses côtés le pic de la Peña de Francia, à au sud de Salamanque, à à l'ouest de Madrid, à au nord de Caceres.
L'altitude moyenne de l'agglomération est de .
Communes limitrophes
Accès routiers La commune de Sotoserrano est desservie par plusieurs voies du réseau routier de la Communauté de Castille-et-León : Route de Salamanque à Coria Route de Sotoserrano à La Alberca Route de Sotoserrano à Lagunilla Route de Sotoserrano à Béjar
Climat Sotoserrano jouit toute l'année d'un climat doux méditerranéen. Ce climat permet la culture d'arbres fruitiers (abricotiers, pruniers, cerisiers), d'oliviers et de vigne. Il est placé sur une latitude intermédiaire entre la zone tempérée humide et la zone méditerranéenne, à cheval entre l'influence méditerranéenne et l'influence tempérée atlantique dans la zone qualifiée comme ibéroatlantique ; c'est-à-dire qu'en plus d'avoir des conditions climatiques clairement méditerranéennes, un autre composant fondamental est l'influence océanique sachant que c'est la direction prédominante de la pénétration des vents et des fronts nuageux atlantiques. Cette « atlanticité » se manifeste par une majorité d'humidité et moins d'oscillations thermiques.
S'agissant des températures, la commune a une moyenne annuelle entre 11 et . En général pour toute la commune il faut noter que les températures minimales se produisent entre les mois de décembre et janvier, et les maximales en juillet, donnant une oscillation thermométrique uniforme, autour des . Les températures d'été se maintiennent plus de temps vers l'automne, finissant par une chute rapide du thermomètre ; à l'inverse le passage de l'hiver au printemps est plus lent et la dégradation des températures plus douce.
Voici ci-dessous, un tableau du climat du village de Sotoserrano :
Le climat à Sotoserrano (en °C et mm, moyennes journalières entre 1964 et 1992) 7.9 12.4 20.4 24.3 15.0 7.5 98.7 45.1 18.8 117.9 source = Ministère de l’Agriculture et de l’Environnement. Date de précipitations pour la période de 1964-1992 et des températures pour la période de 1971-1989 à Sotoserrano
Topographie thumb|right|Topographie typique aux alentours du village. La commune est composée d'un ensemble de collines, de pics et de vallons avec une topographie très accidentée à caractère de basse montagne avec une planimétrie quasi inexistante hormis sur les berges des rivières.
Située dans la partie nord de la commune, l'altitude moyenne de l'agglomération est de . Au sud-ouest du village le point bas de la commune au niveau de la rivière Alagón est de environ et son point le plus élevé est sur les alentours du pic La Calama situé sur la commune de Zarza de Granadilla et qui culmine à de haut. Le mont le plus élevé de la commune est le pic El Pardo qui à de haut.
L'agglomération domine des monts dont les plus proches sont les plus cultivées, aménagées en terrasses pour la culture des oliviers, vignes et cerisiers. Au-delà du rio Alagón, au sud du village, s'étend la foret de conifères jusqu'aux limites de la commune.
Hydrographie thumb|left|Méandre du Rio Alagon au lieu-dit nommé "La Isla". thumb|right|Vue inversée de "La Isla". Les trois rivières principales qui arrosent la commune de Sotoserrano sont l'Alagón, le Cuerpo de Hombre et le Francia. La commune est irriguée également par les ruisseaux : San Pedro del Coso, del Servón, Pedro Martin, del Castañarejo, de Valdeherreros, del Molinito, del Pino, del Arca, de Martinebrón, de Vado Hondo, de la Dehesa, de Rojonda et par un réseau très important de canaux d'irrigations, vital pour les terres agricoles. Il y a deux moulins sur la rivière Cuerpo de Hombre situés au lieu-dit las Suertes mais abandonnés depuis plusieurs années.
Rivière Alagon :
Le rio Alagón qui traverse El Soto du nord au sud et qui prend sa source à Peña Gudina est une rivière qui est un affluent du fleuve Tage.
Rivière Francia :
Le rio Francia est un affluent du rio Alagón et qui a une longueur de . Sa source est située à d'altitude dans le Valle de Lera. Il se joint à l'Alagón à une altitude de d'altitude. La rivière donne son nom à la chaîne de montagnes Sierra de Francia, située au sud de la provincia de Salamanque et sert de limite entre les communes de Sotoserrano et Miranda del Castañar.
Rivière Cuerpo de Hombre :
Le rio Cuerpo de Hombre (qui a pour noms anciens: Corpus Homininis et Corpe Dumme) prend sa source au lieu-dit la Hoya de Moros dans la Sierra de Béjar. Il passe par la ville de Béjar ou il reçoit par sa droite les eaux de son affluent, le rio Frio.
Flore et faune Végétation :
Dans les plus hauts sommets de Sotoserrano qui se situent au sud de la commune, la végétation a dû s'adapter à la rudesse du climat où il existe une forêt de basse altitude où apparaissent entre autres des houx, des sorbiers d'Amérique et des érables. Dans les zones plus froides il y a une forêt de chênes et dans les zones humides au nord-ouest des bouleaux. La végétation est constituée par de la ciste et de la bruyère entremêlées en de nombreux endroits Parmi les exemples notables d'espèces d'arbres il y a des chênes-lièges, des arbousiers, des genièvres et des micocouliers. En outre, il existe de vastes zones avec des arbres fruitiers, vignes, oliviers et cerisiers qui sont la base économique de nombreux villageois et qui sont plus centrés autour des habitations en partie nord de la municipalité. Comme espèce unique autour de Sotoserrano il existe l'armeria salmantica, buisson de petites plantes qui ne pousse que dans le voisinage de la Peña de Francia.
Faune :
Depuis la création de la réserve régionale de chasse de Las Batuecas et du refuge national de chasse de L'Arca et de la Buitrera, réserves créées pour protéger et conserver des espèces typiquement serrana telles que le lézard de la Peña de Francia La faune animalière régulièrement rencontrée dans les forêts de la commune est composée de : sanglier, chèvre de montagne, cerf, chevreuil, blaireau, fouine… Les ours ont fréquenté ces lieux jusqu'au milieu du et plus récemment c'est l'extinction du loup qui se produisit, alors qu'il était familier dans ces contrées jusqu'au milieu du ; les derniers spécimens de loups ont été aperçus en 1976. Les zones montagneuses au sud de la commune abritent 131 espèces d'oiseaux recensées parmi lesquelles on peut noter les plus fameux qui sont : l'aigle royal, la cigogne noire, le hibou, le faucon, l'aiglon, la buse, la pie et dans les cours d'eau on peut trouver des barbeaux, des truites, des carpes entre autres.
Histoire Préhistoire Période préromaine : au , la topographie de Sotoserrano fut propice à l’édification de fortification de type castro préromains habité par les Vettons. Le principal étant le village actuel, mais il en existait aussi aux lieux-dits de : La Corona, El Pardo, Los Castillejos, le long de la rivière Alagón et deux autres en limite Sud de la commune entre les actuelles province de Salamanque et province de Cáceres. À l’arrivée des romains tous ces castros furent abandonnés par leurs résidants. Période romaine : entre les on constate la présence de romains au travers de nombreuses découvertes archéologiques sur plusieurs sites disséminés sur toute la commune aux lieux-dits de : El Servon, La Viña de la Iglesia, El Manto, La Dehesa, El Conejito, Las Mallas entre autres. Fouilles ou l’on a trouvé des restes de matériel en céramique, de la monnaie et principalement des ruines d’autel de prière, de four, de forge et d’habitation. Le Pont Romain sur la rivière Alagón étant le seul vestige restant debout par lequel passait la via de la Plata, par le biais de la rivière Alagón, depuis la ville de Abadía. C'était une des principales voies de pénétration musulmane de l'époque, cette route faisait partie aussi du Chemin de Compostelle et unissait Mérida à Astorga.
thumb|center|upright=2|Vieux Pont Romain sur le Rio Alagon sur la route de Béjar en été.
Moyen Âge On a retrouvé des ardoises écrites, au lieu-dit nommé Pedro Martín et aux abords des rivières principales de l'Alagón, le Cuerpo de Hombre et le Francia de l'époque Wisigoths().
Aux , on confirme la présence mozarabe dans la commune de Sotoserrano grâce à la toponymie de certains lieux-dits comme : Marugan, el Zurron, Valdeloso, Valdefraguas, Valdeherreros, Valdemiel, Valtrujillo, Valdepegas et Val de Pero Martín qui figurent sur différents documents.
À partir du c'est Raymond de Bourgogne qui entreprend une campagne de repeuplement de ces contrées avec des gens originaires de France ce qui a pour conséquence l’abondance du nom de France dans les environs ; (Sierra de Francia, rio Francia, Peña de Francia, Vega de Francia, Nava de Francia), et l'existence dans cette zone de nombreux noms propres à consonance française comme Martin, Bernal, Gascón.
Durant les , les terres de la partie nord de la communauté autonome de l’Estrémadure dont fait partie Sotoserrano reçoivent le nom de Transierra ; territoire délimité à l’est par la via de la Plata, au sud par le fleuve Guadiana et comprenant la Tierra de Granadilla et qui marquera jusqu’à la fin du la limite septentrional de l’empire musulman.
En 1188, au , le roi Alphonse IX réaménage et réorganise administrativement les territoires des diocèses de Coria et Ciudad Rodrigo et donne l'église, les terrains, les propriétés et les ruisseaux de Sotoserrano à l'archevêque de Saint-Jacques-de-Compostelle de l'ordre de Santiago.
En 1215, le roi Alphonse IX, décide de délimiter les communes de Miranda del Castañar et Sotoserrano, cette dernière appartenant toujours à la Tierra de Granadilla dans la communauté autonome de l’Estrémadure.
À partir de 1369 le duc d'Albe dispose de l’autorité juridique de Sotoserrano depuis que le roi Henri II de Castille l’a accordé à Don Garcia Alvarez de Tolède (premier Duc d’Albe).
En 1457 au est fondé le Condé de Miranda duquel dépendent la majorité des villages de l'actuelle Sierra de Francia, puis Sotoserrano est incorporé au Condé de Granadilla (Province de Caceres) en 1488 et fait partie intégrante du duché des duc d'Albe.
Époque moderne
thumb|right|Localisation de Sotoserrano carte de 1705.