La famille de Mac Mahon est une famille subsistante de la noblesse française d'ancienne extraction, d'origine irlandaise, établie à la fin du en Bourgogne. Elle donna à la France un maréchal du second Empire élu président de la République française en la personne de Patrice de Mac Mahon, ainsi que plusieurs généraux, membres de la Chambre des pairs et un .

Historique Origines La famille de Mac Mahon, originaire d'Irlande, revendique son appartenance à la lignée des seigneurs de Munster. Elle descendrait ainsi des anciens rois d'Irlande, par le Prince de Thonon, petit-fils du Grand Roi O'Brien BorumaLéonce Grandin, Le maréchal de Mac-Mahon, Haton, 1894. Onomastique Le nom propre apparaît pour la première fois en Irlande en 1283. Il signifie « fils d'ourson » et est à relier, pour certains linguistes, avec la mythologie celtique et la divinisation de l'Ours en Irlande. A l'origine , le nom porté par les Mac Mahon semble avoir été Mathgamain ; mais les altérations successives en ont fait Mahowa puis Mahon, en anglais, et Mac Mahon (fils de Mahon) en gaélique. Enfin, selon l'usage établi pour les familles de la noblesse européenne établies en France, la particule apparaît sur les actes officiels d'état civil français, à partir de 1749, date de la naturalisation de Jean-Baptiste de Mac Mahon (1715-1775), tige de la famille en France.

Arrivée en France À l'époque où les Stuarts se réfugiaient sur le continent, les Mac Mahon quittèrent leur pays natal à la suite de leur souverain légitime et s'établirent en France, pour une partie d'entre eux, l'autre resta à Galway et Cork, en Irlande. Le chef de la famille, Moriart MacMahon, restait il est vrai en Irlande pour y soutenir les droits du monarque, mais un de ses frères, Constantin René de Mac Mahon (inhumé le en l'église de Saint-Jacques d'Illiers à l'âge de ou environ), engagé dans les ordres, prêtre, devenait vicaire de Saint-Jacques d'Illiers dès la fin de De 1700 à 1704, on peut lire la signature de Mac-Mahon en bas des actes de baptême, de mariage et de sépultures., et les deux fils de Moriart Mac-Mahon, longtemps errants, abandonnaient définitivement l'Irlande à la suite du prince Charles Édouard Stuart.

De ces deux fils, l'un vint en Portugal où il reçut immédiatement l'ordre du Christ, et où il fut nommé major du régiment d'Alcantara. L'autre fils, Patrice, resta à la cour des Stuarts et épousa une fille de la noble famille des -Beare.

Le fils de Patrice de Mac Mahon, Maurice était, en 1746, capitaine du prétendant Édouard d'Écosse. Il servit ensuite, en la même qualité, en Espagne dans le régiment d'Ultonia. Naturalisé Français en 1750, il devint seigneur de Magnien, en Bourgogne, et fut nommé capitaine dans le régiment de Fitz-James.

Jean-Baptiste de Mac Mahon (1715-1775), le frère du précédent et petit-neveu du vicaire de Saint-Jacques d'Illiers, né en 1715 à Limerick en Irlande, se vit recevoir, le , docteur en médecine en l'université de Reims. Il vint s'établir à Autun où son talent médical lui permit d'épouser , dame d'Éguilly. À la suite de ce mariage, sa noblesse fut reconnue par un arrêt du Conseil d'État sous le titre de marquisat d'Éguilly.

et époque contemporaine

La famille s'est divisée en France, en deux rameaux, dont l'aîné était représenté par Charles Laure de Mac-Mahon, marquis de Vianges, fils aîné de Jean-Baptiste, capitaine au Royal-Cavalerie de Lorraine, puis lieutenant général, appelé à la pairie par le roi Charles X le . Son neveu, Charles-Marie de Mac Mahon (1793-1845), ancien officier de cavalerie, qui fut substitué à ses rang, titre et qualité de pair par lettres patentes du avait épousé Marie-Henriette Le Peletier de Rosanbo, fille |du pair de France Louis IV Le Peletier de Rosanbo, dont il a eu Charles-Henri de Mac Mahon, de Mac Mahon, marié le à Henriette de Pérusse, fille d'Amédée François Régis de Pérusse, duc des Cars.

L'autre rameau a pour principal représentant Marie Edme Patrice Maurice, comte de Mac Mahon (frère cadet de Charles-Marie), maréchal du Second Empire créé duc de Magenta, élu troisième président de la Troisième République française, marié le à Élisabeth de La Croix de Castries, fille d'Armand Charles Henri de La Croix, comte de Castries. Son père, Maurice-François, comte de Charnay, maréchal de camp, chevalier de Saint-Louis, avait épousé, pendant l'émigration (en 1792, à Bruxelles), Pélagie Edme Marie de Riquet de Caraman, née le , dont il eut dix-sept enfants.

Marie Joséphine Adélaïde de Mac Mahon, sœur des deux précédents avait épousé Augustin César Arnould de Poute, marquis de Nieuil, ancien lieutenant-colonel et leur fille avait épousé, le , le comte de Sarcus.

Les Mac Mahon comptent parmi les familles subsistantes de l'ancienne noblesse française.

La famille de Mac Mahon a été admise à l'Association des anciens honneurs héréditaires.. Cette famille est membre de l'Association d'entraide de la noblesse française depuis 2026Page « La table des familles - M », sur le site de l'Association d'entraide de la noblesse française (lire en ligne)..

Filiation simplifiée Maurice-François de Mac-Mahon est le fils cadet de Jean-Baptiste de Mac Mahon (né le à Limerick en Irlande et mort le à Spa), et de Charlotte Le Belin (née en 1716 et morte le au château de Sully), dame d'Éguilly et de Sully.

Personnalités Ecclésiastiques Constantin-René de Mac Mahon (vers 1664 † 1704, inhumé le en l'église de Saint-Jacques d'Illiers), engagé dans les ordres, prêtre, vicaire de Saint-Jacques d'Illiers ;

Militaires Charles Laure de Mac-Mahon (1752-1830), 2e marquis d'Eguilly, marquis de Mac Mahon, lieutenant général des armées du Roi, puis pair de France ; Maurice-François de Mac-Mahon (1754-1831), comte de Charnay et de Mac Mahon ; Patrice de Mac Mahon (1808-1893), duc de Magenta, maréchal de France () ; Marie Armand Patrice de Mac Mahon (1855-1927), 2e duc de Magenta, général de brigade, époux de la princesse Marguerite d'Orléans (1869-1940) ; Emmanuel de Mac Mahon (1859-1930), général de brigade ; Patrick de Mac Mahon, lieutenant, mort lors de la Bataille d'Oum Tounsi le .

Hommes politiques Charles Laure de Mac-Mahon, marquis de Mac Mahon, pair de France le ; Charles-Marie de Mac Mahon (1793-1845), marquis de Mac Mahon, neveu du précédent, substitué au précédent en ses rang, titre et qualité de pair par lettres du ; Patrice de Mac Mahon, 1er duc de Magenta, sénateur du Second Empire (), troisième président de la République française ( - ). Charles-Marie de Mac Mahon (1838-1894), 5e marquis d'Eguilly, marquis de Mac Mahon, maire de Sully (1884-1894), membre de la Société éduenne.

Autres Charlotte Le Belin (1716-1798), marquise d'Eguilly. Fille de Jean Le Belin, seigneur d'Eguilly, conseiller-secrétaire du Roi, et d'Anne de Morey, elle est d'abord mariée en 1737 à son parent Jean-Baptiste Lazare de Morey (v.1671-1748), marquis de Vianges, Gouverneur de Vezelay. Jeune veuve, elle rencontre et épouse le docteur Jean-Baptiste de Mac Mahon (1715-1775), médecin originaire d'Irlande et exerçant alors à Autun. Leur mariage, célébré en 1750 au château de Sully, est à l'origine de l'établissement définitif des Mac Mahon en Bourgogne. A la tête de l'immense fortune léguée par les Morey, le couple gère avec soin ses biens, accroissant considérablement son patrimoine et faisant ériger en 1763 ses terres en marquisat d'EguillyCharlotte Le Belin continue à gérer avec habileté son patrimoine après son veuvage. Après sa mort, elle est l'objet d'une amusante anecdote qui la voit veiller sur ses biens menacés de confiscation par la tourmente révolutionnaire, ses fils ayant émigrés. Ainsi, son corps, conservé dans du marc de Bourgogne, est régulièrement habillé et étendu sur son lit, par Claude Beaune, régisseur du château de Sully, et Pasque Renaud, fermier principal du domaine, pour que les représentants officiels de la République, venus d'Autun, la croient encore vivante, sauvant ainsi le château de Sully et ses terres de la confiscation (in Jean-Louis Beaucarnot, Histoires de familles, Denoël, 1990).. Amélie Françoise Marie de Mac Mahon ( - Lunéville † - château de Rambuteau), résistante, déportée à Ravensbrück, titulaire de la Médaille de la Résistance française, chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur (), maire de Bois-Sainte-Marie ; Diane de Mac Mahon (née le « Diane de MacMahon » sur thepeerage.com, .), personnalité de la télévision française.

Galerie de portraits

Titres de noblesse Généralités La noblesse des Mac Mahon a été reconnue par les lettres de naturalité signées en 1749, à l'occasion du mariage de Jean-Baptiste de Mac Mahon et de Charlotte Le Belin. L'ancienne extraction de la famille est alors confirmée par un arrêt du Conseil d'Etat du , au vu des preuves généalogiques apportées par les requérants. Jean-Baptiste de Mac Mahon se fait, par la suite, admettre aux Etats de Bourgogne en 1757. Le couple se fait concéder officiellement le titre de marquis d'Eguilly par lettres patentes d'.

Le titre de marquis de Mac Mahon, d'abord de courtoisie, a été officialisé par l'élévation à la pairie de Charles-Laure de Mac Mahon le .

Enfin, le titre de duc de Magenta a été conféré par décret impérial du .

À la suite de l'extinction de la branche aînée des marquis de Mac Mahon et d'Eguilly, l'ensemble de ces titres est désormais porté par l'actuel duc de Magenta.

Marquis d'Éguilly (créé en août 1763) Jean-Baptiste Mac Mahon (1715-1775), d'Éguilly ; Charles Laure de Mac Mahon (1752-1830), fils du précédent, d'Éguilly ; Charles-Marie de Mac Mahon (1793-1845), neveu du précédent, d'Éguilly ; Charles-Henri de Mac Mahon (1828-1863), fils du précédent, d'Éguilly ; Charles-Marie de Mac Mahon (1856-1894), fils du précédent, d'Éguilly ; Marie Armand Patrice de Mac Mahon (1855-1927), cousin du précédent, de Magenta (voir ci-dessous), d'Éguilly.

Ducs de Magenta (créé le 6 juin 1859) 300px|right|thumb|Bataille de MagentaPatrice de Mac Mahon se distingue particulièrement lors de la campagne d'Italie de 1859. Moitié par chance, moitié par audace et par flair, il pousse ses troupes en avant sans avoir reçu d'ordres à un moment critique lors de la bataille de Magenta, ce qui assure la victoire française. Pour ces brillants services, il reçoit de Napoléon III le bâton de maréchal, et est titré duc de Magenta le .

Autres titres de courtoisie Les titres de prince de Solferino, marquis de Vianges, comte de Mac Mahon, comte de Charnay et baron de Sully, traditionnellement portés par les Mac Mahon, n'ont pas été érigés officiellement. Ce sont donc des titres irréguliers, ou titres de courtoisie.

Armoiries Il est difficile de déterminer exactement les armoiries des Mac Mahon, les sources étant contradictoires.

Figure Blasonnement 100px100pxD'argent, à 3 lions léopardés de gueules ; l'écu penché à l'antique, timbre antique orné d'une couronne de marquis et d'un mantelet, avec un dextrochère armé, tenant une épée flamboyante pour cimier.

Dans l'ouvrage, les léopards sont représentés regardants (tête contournée de gueules). 100pxD'argent à trois lions léopardés de gueules, armés et lampassés d'azur, passant l'un sur l'autre.alexis.gaudry.pagesperso-orange.fr 50px50px50px Dans la base de données sigillographique du Musée Dobrée, on trouve :

un sceau aux armes des Mac Mahon accolées avec celles de la Maison de Castries (d'azur à la croix d'or), Patrice de Mac Mahon étant marié avec Élisabeth de La Croix de CastriesBase de données sigillographique du Musée Dobrée. Les écus sont posés sur deux batons de maréchal de France posés en sautoir. On y distingue aussi le collier de l'ordre de la Toison d'or. 100px100pxArmes de Charles Laure de Mac Mahon, marquis d'Éguilly, baron-pair de France :

D'argent à trois lions léopardés de gueules, armés, lampassés et vilennés d'azur, passant l'un sur l'autre.Source : Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) sur www.heraldica.org 100px100px Armes des comtes de Mac Mahon