Miramas est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la métropole d'Aix-Marseille-Provence.

La ville s'étend sur et compte en 2021. Le territoire de la commune se situe au nord de l'étang de Berre, à environ au nord-ouest du centre de Marseille par la route de l'étang de Berre, une soixantaine de km par l'autoroute A54. Au croisement des quatre chemins (voie romaine) s'érige un petit mont Miramas le Vieux où l'on peut voir l'étang de Berre, car il n'est pas visible de Miramas ville appelée aussi Miramas Gare. Située sur la plaine de la Crau, elle marque la fin de la dernière couronne périphérique marseillaise.

Ses habitants sont appelés les Miramasséens.

Géographie Localisation

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Istres à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Miramas est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Marseille-Aix-en-Provence, une agglomération inter-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Miramas, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (42,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (27,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (23,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (20 %), zones agricoles hétérogènes (16,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15,4 %), forêts (8,2 %), cultures permanentes (5,1 %), prairies (4,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,1 %), terres arables (1,9 %), zones humides intérieures (1,2 %), eaux maritimes (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Logement Le nombre de logements sur Miramas s’établit à , la part des résidences principales est de 91,4 %, des résidences secondaires (y compris les logements occasionnels) est de 0,9 % et la part des ménages propriétaires de leur résidence principale est de 42,4 % selon les chiffres Insee, RP2013 exploitation principale en géographie au 01/01/2015..

Morphologie urbaine

Insuffisamment desservie par la circulation routière et la navigation fluviale, Marseille souhaitait depuis longtemps l’établissement d’une voie ferrée la reliant au Rhône. Plusieurs tracés furent proposés. M. Kermaingant, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, proposa d’abord de relier Arles à Marseille par le sud de l’étang de Berre. Mais en 1841, ce territoire fut envahi par les inondations du Rhône et l’on abandonna le projet. Une deuxième ébauche voulait faire passer la ligne par Aix, mais on lui préféra le tracé conçu par les ingénieurs Didion et Talabot, directeurs du PLM, qui passait par Rognac, Saint-Chamas, Miramas, Arles et Tarascon. De cette façon, Miramas se trouva intéressée par l’établissement d’une voie ferrée, appelée à devenir l’une des principales artères du réseau national.

La ligne traversait le territoire communal de Miramas sur 4,7 kilomètres, dans une zone où l’irrigation avait donné de la valeur à la terre. On procéda à des expropriations, non sans provoquer l’hostilité des propriétaires ; mais très vite les habitants de Miramas prirent conscience de l’utilité du rail. D’ailleurs le , le maire soulignait, dans le registre des délibérations du conseil municipal, « l’intérêt du site de Miramas pour l’établissement d’un débarcadère ».

On pensa d’abord installer la station du quartier du Moutonnet, situé à un kilomètre du village. Mais la topographie de ce lieu ne s’y prêtant guère, on lui préféra la ferme du Paty, sise au lieu-dit « la Bivoie d’Entressen » à 3,5 kilomètres du village de Miramas. On baptisa la station Constantine, mais l’origine de ce nom reste obscure. Il aurait été donné au débarcadère soit en l’honneur de l’ancienne propriétaire de la ferme, dame Constance, soit parce que la ferme avait été remise en état peu après la victoire des troupes françaises en Algérie. Ainsi c’est autour de cette station qu’allait naître et se développer une nouvelle cité.

La mise en place des lignes Les premières études pour le passage du chemin de fer dans la commune de « Miramas-le-haut », au lieu-dit Constantine, remontaient à 1842. Pourtant il fallut attendre le pour que soit mis en service le tronçon Rognonas-Constantine-Rognac. La ligne Arles-Marseille fut inaugurée le et la gare de marchandises de Constantine ouvrit quelques mois plus tard, le . Les travaux, interrompus par les événements de , reprirent l’année suivante et le , la ligne Avignon - Marseille était ouverte à la circulation.

Cette ligne terminée, on projeta de relier Miramas à Avignon par Salon-de-Provence et Cavaillon. En 1863, le projet faillit chavirer, mais on le réexamina à la suite des protestations vigoureuses du conseil municipal de Miramas, de plus en plus intéressé par l’avenir ferroviaire de sa commune.

Le , la concession en était accordée au PLM et la ligne fut mise en service le . Ainsi, déjà gare de passage, Miramas devint tête de ligne avec la création d’un embranchement la reliant à Avignon via Salon-de-Provence et Cavaillon.

De son côté, la Société des Salins entreprenait la construction d’une voie ferrée, en fait simple embranchement de particulier, vers Port-de-Bouc.

La compagnie ne s’intéressait alors pas à ces réseaux d’intérêts locaux et laissait donc leur construction et leur exploitation à des entreprises moins importantes. Dès 1877, Marseille avait sollicité la création d’une ligne Miramas - Port-de-Bouc, puis en 1883 d’une ligne Miramas l’Estaque. En effet, Marseille, « Porte de l’Orient » depuis l’ouverture du canal de Suez en 1869, et premier port colonial français depuis 1870, souffrait de plus en plus de l’insuffisance de ses relations avec l’intérieur. Grâce à cette nouvelle ligne, le port pouvait évacuer plus rapidement ses produits, Miramas le garantissant contre un éventuel blocage.

Les travaux de la ligne à voie étroite reliant Miramas à Port-de-Bouc commencèrent en 1880. Le tronçon Miramas-Rassuen fut inauguré le et celui reliant Rassuen à Port-de-Bouc en 1882. La ligne fut exploitée par diverses sociétés, toutes déficitaires, dont la dernière fut la Compagnie du Miramas-Port-de-Bouc (MPB) qui avait sa propre gare à Miramas. En 1904, la compagnie PLM sollicita la concession d’une ligne Miramas-l’Estaque, et l’utilisation de la ligne Miramas-Port-de Bouc étant nécessaire, le PLM racheta la Compagnie MPB.

La ligne Miramas - Marseille via Port-de Bouc fut achevée en 1914 et la section de Port-de Bouc à l’Estaque, ouverte à l’exploitation à deux voies le .

Ainsi, à la veille de la Première Guerre mondiale, les principales lignes du réseau ferroviaire départemental sont réalisées. Dans le même temps, les hommes, attirés par l’activité régnant à Constantine, vont matérialiser, par leurs installations, la rupture entre le village de Miramas et Constantine.

Une nouvelle cité née du rail : Constantine Constantine, agglomération créée ex nihilo autour du débarcadère, est l’exemple parfait de la ville née du rail, ou plutôt, ayant tiré du rail une importance nouvelle à un emplacement nouveau.

Tout d’abord, l’arrivée des ouvriers itinérants employés à la pose du rail provoqua une augmentation de la population de Miramas-Village. Mais l’ouverture de la gare détourna ces hommes vers Constantine et quelques ouvriers agricoles du village en chômage se joignirent à eux. En 1849, la nouvelle cité ne regroupe que quelques baraquements où logent une quarantaine d’ouvriers et une quinzaine d’employés du chemin de fer. Certains des hommes, amenés là pour les travaux de la voie ferrée, y restèrent une fois celle-ci achevée, et Constantine devint rapidement un hameau regroupant quelque 400 habitants.

Rapidement, Constantine prit l’aspect d’une minuscule banlieue et ce noyau de population, né du rail, se développa au rythme de l’extension du réseau. En 1854, le débarcadère fut remplacé par une gare plus spacieuse et lors de l’année 1855, cette gare vit transiter 22 00 voyageurs et 20 000 tonnes de marchandises. Pourtant, en 1860, Miramas-gare n’était encore qu’une petite agglomération sans forme.