Francesco, comte Mengotti, francisé en (né le à Fonzaso, dans l'actuelle province de Belluno, en Vénétie, alors dans la république de Venise et mort à Milan le ) est un avocat, économiste, ingénieur et homme politique italien des .
Biographie Célèbre ingénieur hydraulique, Francesco Mengotti naquit vers le milieu du , dans les États de Venise. Il étudia d'abord dans sa patrie la jurisprudence et les lettres avec un succès brillant.
Économiste Ayant acquis une grande réputation comme jurisconsulte, il se fit presque aussitôt un nom dans les lettres par deux Mémoires qui remportèrent les prix proposés par des académies françaises.
Le premier sur le commerce des Romains, couronné par l'Académie des inscriptions et belles-lettres de France (prix 1787), (Quel fut l'état du commerce chez les Romains depuis la derniere guerre punique jusqu'à l avènement de Constantin à l'empire)Du commerce des Romains depuis la première guerre punique jusqu'à Constantin, Vérone, imprimerie de Giuliari. 1797. Une édition a été faite à Venise en 1803 : elle est annoncée comme augmentée et revue par l'auteur; mais cette indication serait fausse, au dire de Cuslodi, éditeur de la collection des Scrittori italiani di Economia politica., où il s'exprime en ces termes :
Le second, sur l'administration du grand Colbert, (Le colbertisme, ou de la liberté du commerce des produits de la terre), fut provoqué par un concoursEn 1791, l'Académie des georgophiles de Florence mis au concours la question suivante : Si un État susceptible de voir augmenter sa population et les productions de son territoire, arrive mieux à ces deux buts en favorisant les manufactures par des entraves sur le commerce ou par une entière et parfaite liberté commerciale. de l'Accademia dei Georgofili de Florence, qui le couronna en 1791. Cet écrit, divisé en douze chapitres, traite successivement de l'importance du sujet, de la richesse d'une nation, de la concurrence, des manufactures, des productions de la terre, de l'industrie manufacturière, de l'exportation des matières premières, des corps d'arts et métiers, de l'origine du colbertisme. L'auteur combat les entraves apportées au commerce dans des vues de protection pour les arts manufacturiers ; il montre que l'or et l'argent ne sont pas les seules richesses, que la richesse réside dans une grande production, et que la meilleure manière d'accroître cette production, c'est la liberté. Il y discute de la question de savoir s'il valait mieux protéger l'agriculture que le commerce, et conclut par l'affirmative.
Sénateur du Royaume Dès l'origine de la Révolution, il s'en montra, comme tant d'autres, le zélé partisan, et fut membre du gouvernement provisoire de Venise. Après le traité de Campo-Formio, il se retira dans ses foyers et s'y livra à l'étude et à l'exercice de sa profession.
, informé de son mérite, voulut mettre ses lumières à profit. Il l'invita à se rendre à Milan, l'employa dans l'administration, et le nomma ensuite sénateur dès la formation de ce corps, le .
Mengotti avait déjà reçu les décorations de chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre de la Couronne de fer ; et alors, il fut créé comte du Royaume et membre du collège électoral de la Piave.
Ingénieur hydraulicien En 1810, il publia le premier tome in-4° d'un grand ouvrage scientifique, qui, les années suivantes, fut porté à trois volumes, sous le titre modeste de (Essai sur les eaux vives). Dans cet écrit, non seulement il offrit tout ce que les Italiens ses prédécesseurs, qui ont donné naissance à la (voir Hydraulique fluviale), avaient enseigné pour empêcher leurs ravages ; il y ajouta encore des idées nouvelles, et l'on jugea qu'il avait surpassé les Cornaro, les Lupicini, les Cartelli, par la profondeur des vues et surtout par l'agrément et l'élégance du style. Le second tome parut en 1811. Dans le troisième, qui fut publié en 1812, l'auteur exposa diverses expériences faites sur les cours des fleuves, sur leurs confluents, leurs déviations, les causes de l'élévation et de la vélocité qu'ils acquièrent en diverses circonstances. C'est là qu'il fait sentir combien il importe de remonter jusqu'au berceau des fleuves, sur les montagnes, pour commencer à les maîtriser, en les y environnant d'obstacles tels que des arbres ou des arbustes, comme la nature y avait pourvu à l'origine ; par où l'on comprend que Mengotti se récriait fort contre la cupidité si ardente à dépouiller les montagnes de ces ornements utiles.
Ce dernier volume est enrichi de cinq tables arithmétiques, où sont calculées, d'après des expériences, les hauteurs et les vélocités diverses des eaux courantes. En Allemagne, on se hâta de traduire cet important ouvrage, qui méritait de l'être en français. Gaspard de Prony, qui exécuta sur le Pô, en même temps que Mengotti, des travaux analogues, faisait beaucoup de cas de son livre.
Le comte Mengotti était, à l'époque de la chute de , l'un des secrétaires du Sénat, et membre de l'Institut de Milan.
En 1814, il incorpora l'Académie nationale des sciences (Italie). Il était également membre de l'Accademia Galileiana di Scienze Lettere ed Arti in Padova (Padoue), de l'Académie des géorgophiles de Florence, de l'.
Œuvres
Liste non exhaustive :
Titres
Comte Mengotti et du royaume d'Italie (lettres patentes du ).
Armoiries
Figure Blasonnement Armes de comte du Royaume,
Écartelé : au 1, des comtes sénateurs (du Royaume) ; au 2, d'azur au fleuve personnifié versant de l'eau d'une urne et attaché d'une chaîne, le tout d'argent ; au 3, gueules à deux plumes et une griffe d'argent ; au 4, de sinople à deux barres d'argent.Armorial du Souvenir
Annexes Bibliographie
Notes et références
Voir aussi Articles connexes
Noblesse du royaume d'Italie (1805-1814) ; Armorial de l'Italie napoléonienne ;
Liens externes
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