Le château d’Alco est une folie montpelliéraine de la première moitié du située au de la rue d'Alco, au nord-ouest de Montpellier, dans l’Hérault, face au Conseil Général.
Historique L'édifice est construit vers 1740 (son existence est attestée en 1744 Alix Audurier-Cros, Le domaine d'Alco et l'hôtel du Département, plaquette de présentation, Département de l'Hérault, 2010 (consulté le 6 octobre 2018)) pour le fermier général Antoine-Samuel Bonnier, d'une famille de drapiers reconvertis dans la financePierre Sabatier, La comédie du mariage, Albin-Michel, Paris 1924.. Un Atlas de la conduite de Saint-Clément daté de 1756 montre l'emplacement du château et de son terrain clos de murs. Les jardins, non indiqués sur ce plan, sont vraisemblablement postérieurs, le relevé étant très détaillé dans son ensemble.
Le nouveau propriétaire prend le nom de Bonnier d'Alco. Un autre membre de la même famille ayant construit le château de la Mosson a pris le nom de Bonnier de La Mosson.
Le château d'Alco est acheté en par le Conseil général de l'Hérault. Il fait l'objet, entre 1985 et 1989, d'un vaste programmeOpération réalisée sur concours, le projet lauréat étant celui d’Architectes Urbanistes Associés (Robert Crouzet, Jean-Louis Michel, Pierre Tourre). incluant la construction de l'Hôtel du département, situé désormais face à lui. Il abrite aujourd'hui un restaurant pour les conseillers départementaux au rez-de-chaussée ainsi que des bureaux à l'étage. Ses jardins sont accessibles au public.
Description Loin d'être aussi monumental que d'autres folies montpelliéraines, le château apparaît comme une petite résidence de campagne de l'époque Louis XV. Originellement, la cour d'honneur était annoncée par deux pavillons d'entrée et entourée de vastes communs destinés à l'exploitation viticoleLe domaine d'Alco produit du vin jusqu'au . « Un lot de de vin rouge , de la cave du Mas d'Alco a été vendu le au prix de 124 fr. l'hectolitre », In Le Progrès agricole et viticole, édition du Midi, , vol. 86, Montpellier, 1926., aujourd'hui disparus.
Un large perron de quelques marches entoure le bâtiment, de dimensions modestes. L'encadrement à refends vigoureux de la porte d'entrée n'en paraît que plus imposant. Un faux avant-corps étroit, couronné d'un fronton en cintre surbaissé, anime la façade.
Les jardins s'échelonnent selon un axe symétrique, sur deux plans horizontaux reliés par un escalier à double volée, avec bassins et fontaines. Ils dominent aujourd'hui un environnement urbanisé, où pavillons et immeubles ont remplacé les vignes. Ce n'était pas le cas en 1937, quand l'écrivain Léandre Vaillat notaitLéandre Vaillat, Bouquet de France, Flammarion, Paris 1937 - :
En 1993, la Caisse nationale des monuments historiques et des sites relève dans sa revue Monuments historiques le « saccage » urbanistique des abords du château d'AlcoMonuments historiques, à 187, , Éditions de la CNMHS, Paris, 1993.Cet édifice n'a cependant jamais fait l'objet d'une protection par un classement ou une inscription aux monuments historiques.
Notes et références
Annexes Bibliographie
Claude Huver, Folies et domaines autour de Montpellier, 2025 Collectif, Châteaux et belles demeures des environs de Montpellier, bulletin du syndicat d'initiative , ville de Montpellier 1975.
Articles connexes Folie (Montpellier) Liste des châteaux de l'Hérault
Catégorie:Château dans l'Hérault Catégorie:Folie montpelliéraine Catégorie:Monument à Montpellier