Charles-René Collin (Charles Collin) est un organiste et compositeur français, né le à Saint-Brieuc et mort dans la même ville le . Issu d'une famille de musiciens, il est titulaire des grandes orgues de la cathédrale de Saint-Brieuc de 1845 à 1909 et s'est beaucoup intéressé aux airs populaires bretons, dont il a fait des arrangements pour orgue.

Famille et formation Son père, Julien Collin, est lui-même titulaire des orgues de la cathédrale de Saint-Brieuc et Charles-René lui succède. Un autre fils, Pierre, est aussi organiste, tandis que les quatre autres frères, Jules, Louis, Félix et Auguste, entrent dans la carrière ecclésiastique et deviendront chanoines de la cathédrale, en dirigeant tour à tour les chorales religieuses, jouant et composant également de la musique.

Charles-René est envoyé faire ses études à Paris, à 11 ans, et devient l'un des rares élèves de Louis James Alfred Lefébure-Wély, titulaire des orgues de Saint-Roch, et de Jacques Fromental Halévy au Conservatoire national de musique Paris.

À 18 ans, il succède à son maître à la tribune de Saint-Roch, puis retourne dans sa Bretagne natale, succédant à son père. Il restera à cette tribune jusqu'à sa mort en 1911.

Son fils aîné, Charles-Augustin Collin (1863-1938), fut également un compositeur prolifique, et son autre fils, Julien, prit une part active, sous le nom de Sullian Collin, au mouvement régionaliste breton au début du . Il fut le rédacteur en chef d'une revue musicale, le Sonneur de Bretagne, qui ne parut que trois ans (mais ne concernait pas la musique bretonne).

Relations professionnelles Il se lie avec le grand facteur d'orgues Aristide Cavaillé-Coll et il gardera des rapports étroits avec trois des plus grands organistes français, César Franck, Alexandre Guilmant et Charles-Marie Widor. Bien que musicien régional, il était ainsi à l'écoute de la vie musicale de son temps. Il eut aussi des relations étroites avec son confrère organiste de la basilique Notre-Dame de Bon-Secours de Guingamp, le Belge Pierre Thielemans, à l'occasion de la mort duquel il composa en 1906 une Marche élégiaque.

Tombe Sa tombe monumentale en grès avec des médaillons de bronze est visible au cimetière Saint-Michel, à Saint-Brieuc. Œuvre remarquable de Paul Guibé, elle est aussi celle de toute sa famille proche.

Œuvres

Orgue

Marche élégiaque en l'honneur de Pierre Thielemans, organiste de la Basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours à Guingamp Deux Préludes pour orgue dédiés à Joseph Bazin, organiste de Saint-Jérôme à Toulouse L'Organiste chrétien, 80 cantiques populaires et chants liturgiques transcrits et paraphrasés pour orgue, harmonium ou orgue à tuyaux Les fêtes de l'année sur des thèmes liturgiques, pour orgue ou harmonium L'orgue à l'église, en 8 livraisons Six Morceaux d'orgue, Paris, Régnier-Canaux, 1857

Piano L'Hermine, fantaisie bretonne pour piano Marche d'Arthur (Bale Arzur), transcription pour le piano d'après ses Chants de la Bretagne Les batteurs de blé, caprice rustique op. 18, pour piano Le Soir, rêverie pour piano Un soir d'été au bord du lac, rêverie pour piano

Orchestre

Symphonies

Messe

Messe de Saint Yves

Hommage Une rue Charles Collin est nommée en son honneur à Saint-Brieuc.

Bibliographie Jocelyne Ourvois, Une famille de musiciens bretons au et au début du : les Collin, thèse de doctorat, Université de Rennes 2, 2002. Lire en ligne.

Notes et références

Liens externes

Site du ministère de la Culture

Catégorie:Organiste classique français Catégorie:Personnalité bretonne du XIXe siècle Catégorie:Personnalité bretonne du XXe siècle Catégorie:Naissance à Saint-Brieuc Catégorie:Naissance en novembre 1827 Catégorie:Décès en mars 1911 Catégorie:Décès à 83 ans Catégorie:Naissance dans les Côtes-du-Nord Catégorie:Décès à Saint-Brieuc Catégorie:Décès dans les Côtes-du-Nord