Un compagnon de la Libération est un membre de l'ordre de la Libération, créé le par le général de Gaulle en tant que pour durant la Seconde Guerre mondiale.
Mille trente-huit personnes, cinq communes et dix-huit unités combattantes ont ainsi été nommées compagnons de la Libération. Parmi ces , 271 l'ont été à titre posthume, 60 n'étaient pas des Français au moment de leur nomination et 6 sont des femmes..
L'ordre est forclos depuis 1946, et seules de compagnons ont été accordées.
vignette|upright=0.8|Croix de l'ordre de la Libération avec le de ruban.
L'ordre s'est officiellement éteint à la suite de la disparition du dernier compagnon de la Libération Hubert Germain le à l'âge de .
Dans l'ordre de préséance des décorations en France, la croix de la Libération est portée immédiatement après la Légion d'honneur et avant la médaille militairePrésentation des différentes catégories de décorations, site legiondhonneur.fr..
Description vignette|upright=0.8|Présentation de la plaque commémorative des « marins Compagnons de la Libération » à l'École navale, le .
Le titre de compagnon de la Libération a été décerné pour récompenser les personnes, les unités militaires et les collectivités civiles se signalant dans l'œuvre de libération de la France et de son empire, d'après l'article de l'ordonnance du qui a créé l'ordre.Ordonnance du créant l'Ordre de la Libération, Journal officiel de la France libre 2 du , 7..
Ainsi, ., cinq communes. (Paris., Île-de-Sein., Nantes., Grenoble. et Vassieux-en-Vercors.) mais aussi dix-huit unités combattantes. dont deux bâtiments de guerre comptent au nombre des compagnons de la Libération lors de la signature du décret de forclusion de l'ordre de la Libération, soit le . Parmi les , été nommés à titre posthume. Le plus jeune, mort à , est Mathurin Henrio.
Soixante-treize étrangers ou Français nés étrangers, de différentes, ont été faits compagnons.. Parmi les plus célèbres, on peut citer Dwight D. Eisenhower, le roi du Maroc. Le roi du Royaume-Uni et Winston Churchill sont décorés après la forclusion de l'ordreDécret du mettant fin à l'attribution de la croix de la Libération..
Le , Florence Parly, ministre des Armées, annonce au Sénat la disparition d'Hubert Germain, ultime compagnon survivant depuis la mort de Daniel Cordier. en . À ce titre, il est inhumé dans la crypte du mémorial de la France combattante au mont Valérien le ..
Attribution Si l'ensemble des histoires des compagnons représente assez bien l'histoire de la France libre, de la résistance intérieure française et de l'armée française de la Libération, on constate toutefois que les différentes catégories ne sont pas représentées dans des proportions conformes à leur participation réelle. Les circonstances, les difficultés de l'époque pour connaître l'action réelle de la résistance, les critères du général de Gaulle et son départ rapide du pouvoir en 1946, expliquent probablement ce fait.
Sur les on ne compte que six femmesAlors qu'elles représentent 20 à 30 % des effectifs des résistants, le conseil de l'ordre n'a reçu que de femmes, lesquelles étaient toujours mineures civiles et civiques en 1940., ce qui est très en deçà de leur proportion dans les rangs de la Résistance. La résistance intérieure est de même sous-représentée par rapport à la France libre qui représente les trois quarts des décorés : Les compagnons de la Libération émission Deux mille ans d'Histoire sur France Inter le .. Le général de Gaulle a en effet d'abord commencé par décorer des combattants et des agents que lui ou ses proches connaissaient ; ses contacts avec les autres composantes de la résistance intérieure française ne se sont vraiment noués que vers 1942, période qui vit l'unification de celle-ci sous l'égide de Londres par Jean Moulin. De surcroît, dans l'opacité de la lutte clandestine, les chefs des mouvements avaient plus de difficultés à repérer des patriotes les plus méritants pour les proposer pour des décorations, alors que les combattants des FFL se battaient généralement au grand jour. En principe, chaque mouvement de la résistance intérieure disposait de deux croix. Mais un certain nombre de chefs ou de hautes figures des mouvements de résistance n'ont jamais reçu celle-ci, par exemple les époux Raymond et Lucie Aubrac ou les fondateurs du mouvement « Défense de la France ». Même d'indéfectibles soutiens du général de Gaulle tels Philippe Peschaud ou plus tardifs comme Michel Debré, n'ont pas été faits compagnons, parfois au grand dam du général. Repris dans Michel Debré, Entretiens avec Georges Pompidou 1959-1974, . De Gaulle regretta que la liste fût arrêtée trop tôt pour récompenser Michel Debré, Edmond Michelet et le maréchal Juin..
Bien que Philippe de Gaulle ait rejoint son père dès le lendemain de son célèbre appel, le , sans d'ailleurs avoir entendu celui-ci, il ne sera jamais nommé membre de l'ordre de la Libération et c'est Hubert Germain décédé en , qui est le dernier représentant des compagnons de la Libération.
On peut également remarquer que les maréchaux Jean de Lattre de Tassigny, Philippe Leclerc de Hauteclocque et Pierre Kœnig sont compagnons alors que le maréchal Juin ne l'est pas.
10% des compagnons de la Libération n'avaient pas vingt ans au début de la guerre, en 1939.
Liste des compagnons de la Libération Hommes compagnons A
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Z André Zirnheld
thumb|upright=1.1|Plaque avec la liste des compagnons, au musée de l'Armée, à Paris.
Femmes compagnons Les six femmes compagnons sont : Berty Albrecht Laure Diebold Marie Hackin Marcelle Henry Simone Michel-Lévy Émilienne Moreau-Évrard
Communes compagnons Les cinq « collectivités civiles » décorées sont les communes de. : Nantes par décret du . ; Grenoble par décret du . ; Paris par décret du . ; Vassieux-en-Vercors par décret du . ; Île-de-Sein par décret du ..
Unités militaires compagnons Armée de terre thumb|upright=0.8|Insigne du bataillon de marche de l'Oubangui-Chari (Afrique équatoriale française).
Unités de la division française libre ( DFL) Bataillon de marche (BM2) de Légion étrangère (13 DBLE) Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique (BIMP) de fusiliers marins () d'artillerie coloniale () d'infanterie coloniale () d'artillerie coloniale ()
Unités de la division blindée ( DB) Régiment de marche du Tchad (RMT) de marche de spahis marocains () de chars de combat ()
Forces navales françaises libres (FNFL) Sous-marin Rubis Corvette Aconit
Forces aériennes françaises libres (FAFL) Escadrille française de chasse Groupe de chasse Normandie-Niémen de chasseurs parachutistes Groupe de bombardement Lorraine Groupe de chasse Île-de-France Groupe de chasse Alsace
Reconnaissance britannique Lors de la célébration du de l'appel du 18 Juin, le premier ministre britannique Boris Johnson annonce que les quatre derniers compagnons de la Libération vivants, Edgard Tupët-Thomé, Pierre Simonet, Daniel Cordier et Hubert Germain sont nommés membres honoraires de l'ordre de l'Empire britannique..
Hommages La promotion 2018-2021 de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr porte le nom de « compagnons de la Libération »..
Dans la culture populaire Les compagnons de la Libération est une série de bande dessinée historique publiée depuis 2019 ; dix tomes sont parus.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie . . . .
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Articles connexes Ordre de la Libération Conseil national des communes « Compagnon de la Libération » Résistance intérieure française Forces françaises libres Liste des chanceliers de l'ordre de la Libération
Liens externes
de la Libération : listes et biographies sur le site de l'ordre de la Libération. Avers et revers de la croix, de ruban Site de la Promotion Compagnons de la Libération
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