vignette|Publicité américaine pour Rocky en 1976 Rocky est un film dramatique américain réalisé par John G. Avildsen et sorti en 1976.

Écrit et interprété par Sylvester Stallone, il raconte l’histoire de Rocky Balboa, boxeur amateur italo-américain de Philadelphie, qui se voit offrir une opportunité unique de combattre pour le titre mondial face au champion en titre, Apollo Creed.

Le film explore le rêve américain à travers le parcours de son protagoniste, qui incarne la persévérance et la quête de succès malgré des origines modestes. Inspiré par un véritable combat entre Mohamed Ali et Chuck Wepner en 1975, Rocky a été produit avec un budget modeste de moins d'1 million de dollars en seulement 28 jours mais est rapidement devenu un phénomène culturel. Il a rapporté plus de 225 millions de dollars au box-office mondial., ce qui en fait le film le plus rentable de l'année 1976. Il a remporté trois Oscars, dont celui du meilleur film.

Reconnu pour sa narration émouvante, sa bande originale iconique et ses performances mémorables, Rocky est considéré comme l'un des films les plus influents de l'histoire du cinéma et a donné naissance à une franchise cinématographique culte.

Synopsis En , à Philadelphie, une ville où l’ambiance industrielle et les quartiers populaires contrastent avec l’effervescence de ses monuments historiques. Robert « Rocky » Balboa, surnommé « l’Étalon italien », vit dans un petit appartement délabré dans le quartier de Kensington. Il partage son quotidien entre des combats dans des salles obscures pour quelques dizaines de dollars et son travail peu reluisant de collecteur de dettes pour un usurier du coin qui ne lui plaît guère mais qu’il accepte par nécessité.

Rocky est souvent en quête de reconnaissance. Il est ridiculisé par les autres boxeurs de sa salle d’entraînement, notamment par son ancien entraîneur, Mickey Goldmill, qui considère que Rocky a gâché son potentiel en se contentant d’une vie médiocre et qui décide de céder son casier à un boxeur « plus talentueux ».

Solitaire, il passe ses soirées à parler aux animaux de l’animalerie où travaille Adrian Pennino, une jeune femme timide et introvertie qu’il tente maladroitement de séduire. Elle est la sœur de son ami Paulie, un homme bourru et irascible, qui travaille dans une usine de viande et rêve d’exploiter la carrière de Rocky pour son propre profit.

Pendant ce temps, dans les quartiers chics de New York. Apollo Creed, champion du monde des poids lourds, prépare son prochain combat. À l’approche du , date du Bicentenaire des États-Unis, Apollo et son équipe sont à la recherche d’un nouvel adversaire pour défendre son titre. Son combat prévu est annulé après le désistement de son rival à cause d’une blessure, et Apollo décide de transformer ce problème en opportunité médiatique. Il propose une chance exceptionnelle à un boxeur inconnu, incarnant l’esprit du rêve américain. Un outsider pourra s’élever et affronter le champion. En feuilletant les registres de boxe, il tombe sur le surnom "l’Étalon italien" et choisit Rocky, qu’il considère comme un adversaire facile, une fausse patte.

Quand l’offre d’Apollo est annoncée, Rocky est à la fois surpris et sceptique. Il accepte néanmoins, comprenant que cette opportunité unique pourrait changer sa vie. Alors que Mickey venait de renvoyer Rocky de sa salle d'entraînement, l'ancien boxeur des années 1920 revient sur sa décision et décide de prendre sous son aile. Ce dernier accepte non sans avoir émis quelques réticences. Rocky peut également compter sur son meilleur ami, Paulie, qui le laissera notamment s'entraîner sur des carcasses de viande dans l'entrepôt de conditionnement de viande où il travaille. Pendant son entraînement, Rocky se rapproche progressivement d'Adrian, la sœur de Paulie, qui lui apporte également tout son soutien. Bien que leurs débuts soient houleux, Mickey finit par devenir un mentor exigeant mais bienveillant, incitant Rocky à exploiter tout son potentiel. S’ensuit un entraînement intense, marqué par la célèbre scène où Rocky court dans les rues de Philadelphie. On le voit traverser le marché italien sur South 9th Street, courir le long des quais de la rivière Delaware, et surtout gravir les marches du Philadelphia Museum of Art en levant les bras en signe d’espoir à son arrivée. Ces efforts sont motivés non seulement par son désir de réussir, mais aussi par son amour grandissant pour Adrian, qui devient une source essentielle de soutien et de stabilité. Leur relation permet à Adrian de s’affirmer et de sortir de sa coquille, tandis que Rocky trouve en elle un ancrage émotionnel.

La veille du combat, le , Rocky, rongé par le doute, se rend seul au Spectrum pour observer le ring. Sous les projecteurs éteints et dans le silence pesant de l’arène vide, il mesure l’ampleur du défi qui l’attend. Plus tard dans la nuit, il confie à Adrian ses craintes, affirmant qu’il ne cherche pas forcément à gagner, mais qu’il veut « tenir la distance » pour prouver qu’il n’est pas qu’un raté.« Tu vois, je me suis dit que ça n’a aucune importance si jamais je perds ce match. [...] Tout ce que je veux c’est tenir la distance. [...] tu vois si à la fin du match je suis encore debout au coup de cloche, hé ben je pourrai dire que pour la première fois de ma vie, c’est sûr on dira ce qu’on voudra mais j’étais pas un p’tit loubard comme les autres. »

Le grand jour arrive, le , l’arène du Spectrum est comble. La tension est palpable alors que le combat commence sous les yeux d’une foule en liesse et des caméras nationales. Apollo Creed fait une entrée spectaculaire, déguisé d'abord en George Washington puis en oncle Sam, incarnant le rêve américain dans toute sa flamboyance. En face, Rocky entre sobrement, conscient qu’il doit se battre pour sa dignité et son honneur.

Apollo, confiant et showman, voit ce match comme une simple formalité, mais il est rapidement surpris par la ténacité et la résilience de Rocky. Dès le premier round, Rocky réussit un exploit inattendu en envoyant Apollo au tapis en portant un puissant uppercut qui surprend le champion. Creed prend alors toute la mesure de son adversaire qui vacille mais ne jette jamais l'éponge. Ce combat épique devient une véritable guerre d’usure.

Rocky subit des coups violents mais refuse de s’effondrer, incarnant la persévérance face à l’adversité. Chaque round est un défi de survie et le public, d’abord sceptique, commence à acclamer Rocky pour son courage. Le duel atteint son paroxysme lors des derniers rounds, où les deux adversaires sont à bout de forces. Au round, Rocky tombe au tapis mais se relève alors que ses hommes de coin lui conseillent de laisser tomber. Rocky s'accroche et parvient même à rester dans le match. Le et dernier round fait étalage d'une pluie de coups de part et d'autre. Rocky parvient dans un ultime effort à prendre le dessus sur Creed mais la cloche de fin de match retentit.

Apollo est déclaré vainqueur par décision partagée, mais l’enjeu dépasse le simple résultat. Rocky, épuisé et ensanglanté, a prouvé sa valeur, tant à ses détracteurs qu’à lui-même. Ignorant la foule et les journalistes, il crie le nom d’Adrian. Celle-ci le rejoint sur le ring, tombent dans les bras l'un de l'autre et se disent , ne se souciant pas du résultat du combat.

Fiche technique

Titre : Rocky Réalisation : John G. Avildsen Scénario : Sylvester Stallone Musique : Bill Conti Direction de la photographie : James Crabe, assisté de Garrett Brown (prises de vues Steadicam) Montage : Scott Conrad et Richard Halsey Direction artistique : James H. Spencer Décors : Ray Molyneaux Affiche : Jouineau Bourduge (France) Production : Irwin Winkler et Robert Chartoff Production déléguée : Gene Kirkwood Sociétés de production . : Chartoff-Winkler Productions et United Artists. Sociétés de distribution : United Artists (États-Unis), Les Artistes Associés et L'Atelier Distribution (France) Budget : entre . et . Pays de production : Langue originale : anglais Format . : couleur (DeLuxe) - 35 mm - 1,85:1 (Panavision) - son mono Genre : drame Durée : ; (director's cut) Dates de sortie . : : (première mondiale à New York) ; (sortie nationale) : .

Classification . : : (Certaines scènes peuvent heurter les enfants - Accord parental souhaitable) : tous publics. : tous publics () : tous publics ().

Distribution

Sylvester Stallone (VF : Alain Dorval) : Robert « Rocky » Balboa Talia Shire (VF : Béatrice Delfe) : Adrianna « Adrian » Pennino Burt Young (VF : Serge Sauvion) : Paulie Pennino Carl Weathers (VF : Med Hondo) : Apollo Creed Burgess Meredith (VF : Maurice Chevit) : Mickey Goldmill Thayer David (VF : Jean-Henri Chambois) : Jergens Joe Spinell (VF : Marc de Georgi) : Tony Gazzo Jimmy Gambina (VF : Georges Aubert) : Mike, le balayeur Bill Baldwin (VF : René Bériard) : le commentateur #1 du combat Al Silvani : Al, le soigneur George Memmoli (VF : Pierre Garin) : l'employé de la patinoire Jodi Letizia (VF : Catherine Lafond) : Marie Diana Lewis (VF : Marie-Christine Darah) : la commentatrice TV George O'Hanlon (VF : Michel Gudin) : le présentateur TV Larry Carroll (VF : Albert Augier) : l'interviewer TV Stan Shaw : Dipper Don Sherman (VF : Claude Bertrand) : Andy, le barman Billy Sands : l'annonceur de combat du club Pedro Lovell : Spider Rico DeForest Covan : un homme du coin d'Apollo Simmy Bow : homme du coin au club Tony Burton (VF : Robert Liensol) : Duke, l'entraîneur d'Apollo Hank Rolike : un homme du coin d'Apollo Shirley O'Hara : la secrétaire de Jergens Kathleen Parker : le rendez-vous de Paulie Lloyd Kaufman : un ivrogne Jane Marla Robbins (VF : Julia Dancourt) : Gloria, la propriétaire de la boutique d’animaux Joe Sorbello (VF : Jacques Dynam) : Buddy, le chauffeur agressif de Gazzo (Joey Leombruno en ) Christopher Avildsen (VF : Roger Lumont) : Bob, un débiteur de Gazzo Lou Fillipo (VF : Serge Lhorca) : l'annonceur de combat de championnat Frank Stallone : l'un des chanteurs de coin de rue Joe Frazier : lui-même

Acteurs non crédités Michael Dorn : le garde du corps d'Apollo Arnold JohnsonEst crédité au générique du début mais pas à celui de fin (VF : Sady Rebbot) : l'avocat d'Apollo Jeri McBride : la petite amie de Gazzo Stu Nahan (VF : Jacques Ferrière) : le commentateur #2 du combat Robert Leh : un reporter Lavelle Roby : la femme d'Apollo

Production

Genèse Le , Chuck Wepner, un boxeur semi-professionnel de 36 ans originaire de Bayonne, dans le New Jersey, monte sur le ring du Coliseum de Richfield, dans l’Ohio. Son adversaire n’est autre que le champion du monde des poids lourds, Mohamed Ali. Face à un public de persuadés qu’il sera rapidement mis hors de combat, Wepner déjoue toutes les attentes. Non seulement il encaisse les coups d’Ali sans faillir, mais il réalise l’exploit historique d’envoyer le champion au tapis au round. Ce moment exceptionnel fait de lui l’un des rares boxeurs à avoir mis Ali en knockdown. Touché dans son orgueil, Ali intensifie ses attaques et parvient à mettre K.O. Wepner au et dernier round. Ce combat acharné marque les esprits, mais c’est particulièrement un spectateur inattendu qui en ressort bouleversé. À plus de 1 000 kilomètres de là, dans une salle de cinéma de Philadelphie, un jeune acteur en difficulté nommé Sylvester Stallone regarde la rediffusion du match. Inspiré par la résilience et le courage de Wepner, Stallone trouve là l’idée qui changera sa vie. D'autres sources d'inspiration incluent des éléments de la vie des célèbres boxeurs Rocky Marciano, Joe Frazier et des passages tirés de l'autobiographie de Rocky Graziano, Somebody Up There Likes Me (1955).