La rue Geoffroy-l'Asnier est une voie, ancienne, située dans le de Paris.

Situation et accès La rue Geoffroy-l'Asnier, d'une longueur de , perpendiculaire à la Seine (donc orientée nord-sud), est située dans le , quartier Saint-Gervais et commence au 28, quai de l'Hôtel-de-Ville à l'extrémité ouest de la place du Bataillon-Français-de-l'ONU-en-CoréeCréée par arrêté municipal du . et finit entre les 48 et 50, rue François-Miron. L'impasse Putigneux et l'allée des Justes (ancienne partie de la rue Grenier-sur-l'EauDepuis l'arrêté municipal du portant sur le changement de nom d'une portion de la rue Grenier-sur-l'Eau.) y aboutissent.

Origine du nom Son nom serait dû à celui d'un bourgeois de Paris, « Forgier l'Asnier », ou « Frogier l'Asnier », un propriétaire qui habitait la rue au milieu du .

Historique La rue Geoffroy-l'Asnier existait en 1300. La dénomination actuelle de la rue est une déformation au « Frogier l'Asnier » ou « Forgier-l'Asnier », famille bourgeoise qui possédait presque toute cette rue à la fin du ., en « Geoffroy l'Asnier » dès 1445.

Elle est citée sous le nom de « rue Geoiffroy Lasnier » dans un manuscrit de 1636.

Au , cette rue d'une longueur de , qui était située dans l'ancien , quartier de l'Hôtel-de-Ville, commençait au 2, quai de la Grève et au 78, quai des Ormes et finissait aux 40-44, rue Saint-AntoineCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Hôtel de Ville », îlot , F/31/89/19, îlots , F/31/89/20, îlots , F/31/89/21, îlot , F/31/89/22..Les numéros de la rue étaient noirsJean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.. Le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le .

La majorité des maisons anciennes ont été démolies au cours des années 1940 dans le cadre de la rénovation de l'îlot insalubre n° 16 et remplacées par des immeubles en béton. Il subsiste une maison du au , trois hôtels particuliers du et l'hôtel d'Ourscamp à l'angle de la rue François-Miron. La rue est située dans le périmètre du plan de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé du Marais.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Au débouché sur la Seine : emplacement de l'ancien port au Foin. : centre de documentation juive contemporaine, organisé dans le Mémorial de la Shoah (auparavant appelé « Mémorial du martyr juif inconnu ») (construit par les architectes Alexandre Persitz et Georges Goldberg entre 1953 et 1956), fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le , il bénéficie également du label « Patrimoine du ».. : maison ayant appartenu en 1668 à M. de Villemontré, conseiller d'État ; en 1713 à Louis-Charles de Machault d'Arnouville. : hôtel particulier habité par Jehan Hennequin (1549), le conseiller et secrétaire du roi Pierre Poussepin de Belair (1633) et Dreux Poussepin (1636) avant d'être racheté par le quartenier Jean Rousseau à qui l'on doit la construction de l'hôtel entre cour et jardin actuel en 1668. Les portes en bois sculpté sur rue et sur cour font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le , la protection a été révisée le .. : emplacement, entre 1824 et 1859, de la mairie du arrondissement avant la réorganisation des arrondissements de Paris. La mairie était précédemment sise rue de Jouy. Depuis la réorganisation, l'ex- arrondissement est dans le , dont la mairie annexe a tout d'abord été au 20, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, à l'emplacement de la mairie de l'ex- arrondissement, avant qu'un bâtiment ne soit construit exprès en 1868.Le site accueille ensuite un groupe scolaire, au croisement avec l'allée des Justes-parmi-les-Nations. L'inscription ancienne « École de filles » figure encore de nos jours côté rue et « École de garçons » côté allée, bien que l'établissement actuel est le collège François-Couperin.Sous l'Occupation, lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver de , un centre de regroupement de Juifs y est installé.. : l'hôtel de Chalon-Luxembourg, qui date du début , ainsi que son jardin, fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le .. : l'hôtel d'Ourscamp, à l'angle de la rue François-Miron, fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le .. Le , une maison à deux corps de logis à l'enseigne du Couronnement de la Vierge fait l'objet d'un bail par François Macqueron, secrétaire de la chambre du Roi, comme procureur, pour cinq ans à Pierre Torchebeuf, marchand de vin et Sébastienne Jacquet, sa femme, moyennant de loyer annuelMinutes et répertoires du notaire Charles Dupuis. cotes MC/ET/XXIV/428, fol. III/C/XII, Archives nationales de France..

Notes et références

Pour approfondir

Bibliographie . Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.

Articles connexes Liste des voies du de Paris Anciens arrondissements de Paris Dénomination des voies de Paris Histoire de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

Catégorie:Rue dans le 4e arrondissement de Paris Catégorie:Voie citée dans le Dit des rues de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris vers 1450 Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636 Catégorie:Mémoire de la Shoah