vignette|La plane, appelée aussi paroir est utilisée par le planeur.

Le sabotier est une personne qui est spécialisée dans la fabrication des sabots, principalement en Europe occidentale entre 1500 et 1900.

Historique L'utilisation de sabots dans les campagnes françaises a perduré jusqu'au milieu du Le Tour de France des métiers d'autrefois, ouvrage collectif, Éditions Sutton, Tours, (), , . Leur fabrication s'effectuait par les paysans eux-mêmes mais l'art des sabotiers permettait d'en sculpter en nombre, . Au moins un stère de bois était nécessaire pour en réaliser une douzaine de paires.

Description d'une hutte de sabotiers « La hutte, d'aspect primitif, était (...) à la fois lieu de vie et lieu de travail. Les sabotiers la construisirent dans la forêt, à proximité d'une source. Elle était formée d'une armature de poteaux enfoncés dans le sol. Sur cette armature, on montait les murs et le toit, généralement avec les matériaux offerts par la forêt et les alentours : mottes de terre, branchages, genêt, paille.. La porte, seule ouverture de la hutte, était faite de planches, de rondins ou de genêts. Au milieu du toit était percé un trou afin de laisser s'échapper la fumée : un bon feu était entretenu jour et nuit dans le foyer au centre de la hutte. Il avait plusieurs fonctions : réchauffer la hutte, cuire la nourriture et faire sécher les piles de sabots neufs creusés dans le bois vert »Sylvie Le Menn-Pellada, Sabotiers des forêts de Bretagne, éditions Le Télégramme, 1997, .. vignette|gauche|Hutte de sabotiers dans une forêt bretonne vers 1900 (carte postale, Émile Hamonic). vignette|Hutte de sabotiers en forêt de Toulfouën (photographie de Philippe Tassier, entre 1908 et 1912).

Le travail des sabotiers vignette|1 Paroir sur son banc 2 Ébauche et cales 3 et 3a Tarière 4 Rouannes 5 Herminette (essette) 6 Doloire 7 Banc pour creuser 8-9-10 Cuillères de différentes tailles 11 Maillet appelé renard 12 Coutre 13 Agrandissement d'une cuillère. Cette description des sabotiers bretons est probablement valable pour de nombreuses autres régions :

À la fin du une nouvelle technique de fabrication des sabots, façon dite d'Auvergne, permit de fabriquer des sabots d'une plus grande légèreté, se démarquant des sabots rustiques traditionnels. On y apposait un vernis jaune et on incisait de fines entailles noires. « Moins résistants que leurs lourds sabots dont usaient habituellement les populations rurales, ces galochesUne galoche était un sabot à semelle de bois avec dessus en cuir. devaient à leur aspect séduisant de recevoir un meilleur accueil auprès de la clientèle urbaine ».

Les sabotiers se répartissaient en deux catégories : les « planeurs » qui façonnaient l'extérieur du sabot ; les « creuseurs » qui réalisaient l'intérieur..

En France, leur saint patron est saint René. En Belgique, c'est saint Joseph qui est honoré à ce titre.

En 2010, il existe encore une dizaine d'artisans qui pratiquent ce métier en France, et seulement deux au Québec..

Le sabotier choisit le bois en fonction de l'utilisation future du sabot et des habitudes régionales (voir sabot). Chaque essence a ses défauts et ses qualités.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie Raymond Humbert, Le sabotier (coll. « Métiers d'hier et d'aujourd'hui »), Paris, Berger-Levrault, 1979, 104 p., ill.

Articles connexes Révolte des sabotiers (vers 1650, France) Musée du Sabot à La Haye-de-Routot Liste des anciens métiers Sabots de Bethmale

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