Le camp de concentration de Montreuil-Bellay est situé sur la commune de Montreuil-Bellay, en France, en Maine-et-Loire.

Historique Seconde Guerre Mondiale Localisation et choix du site Poudrière française située en Maine-et-Loire à une quinzaine de kilomètres de Saumur, transformée en stalag par les Allemands le , ce terrain de fut ensuite transformé par le régime de Vichy en un « camp de concentration à vocation régionale » spécifique pour les roms.. En effet, les Allemands réorganisent les camps pour éviter la cohabitation dans un même lieu d'internés d'origines différentes (Tsiganes et Juifs par exemple) et aussi pour réduire les effectifs de garde.

Camp de concentration pour nomades vignette|gauche|upright|Tampon du « camp de concentration de nomades » de Montreuil-Bellay, 23 janvier 1943

Le décret-loi du interdit la circulation des nomades sur le territoire français pendant toute la durée de la guerre car suspectés d'être ou devenir des espions..

Les premiers roms raflés arrivent au camp le , en provenance du camp de la Morellerie, en Indre-et-Loire, fermé à la demande des autorités allemandes. Le , ce sont les 213 internés du camp de Coray, dans le Finistère, qui sont transférés à Montreuil.

Les derniers le quittent en pour le camp de Jargeau et le camp des Alliers d'où ils sont libérés en . Des clochards de Nantes sont également internés en 1942. personnes passèrent par ce camp qui compta jusqu'à internés en .

Le , les derniers nomades sont transférés vers le Camp des Alliers (50 personnes) à Angoulême et vers le camp de Jargeau (285 personnes)Jacques Sigot, « Les Camps 14 août 2009, www.memoires-tsiganes1939-1946.fr, (version courte de l'article original paru dans la revue Études tsiganes /1995, vol. 6), .

Camp d'internement de civils allemands Après le transfert des « nomades », en , le camp sert à l'internement de civils allemands.

Après la Seconde Guerre mondiale vignette|Vestiges de la prison du camp vignette|Vestiges du camp Grâce aux travaux de l'historien local Jacques Sigot qui sera le premier à mettre en lumière le camp dans son ouvrage paru en 1983, une stèle est inaugurée en 1988 sur le site..

En , les ruines de ce camp sont inscrites monument historique afin d'empêcher leur disparition totale et d'en faire un lieu de mémoire. L'ensemble du site est classé par arrêté du Source : Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2012.. Une autre parcelle est également classée par arrêté du .

En , un projet de valorisation des lieux en mémorial est annoncé par la préfète Béatrice Abollivier..

Le , une cérémonie d'hommage national des 70 ans de la fermeture des derniers camps français d'internement de nomades est tenue et une stèle commémorative est inaugurée en présence du président de la république François Hollande, lequel reconnaît à cette occasion la responsabilité de la France dans ces internements..

Un centre de mémoire et musée est annoncé en 2024, il doit voir le jour en 2026.

Notes et références

Annexes Bibliographie Sylvain Brient Jargeau, « camp d’internement de Tsiganes et autres parias », Orléans.mag, 35, . Consultable en ligne : Denis Peschanski, La France des camps - L'internement (1938-1946), Gallimard, 2002

Articles connexes

Porajmos Liste des camps d'internement de « nomades » en France Camp de concentration français

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