Martigues est une commune française des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, également connue sous le surnom de « Venise provençale ». Elle s'étend sur les rives de l'étang de Berre et sur le canal de Caronte. La ville se compose de trois quartiers : Ferrières au nord (côté Camargue), l'Île sur le canal (île Brescon) et Jonquières au sud (côté Côte Bleue). Elle compte également plusieurs villages. Les habitants sont appelés Martégaux et Martégales.

Géographie Localisation Martigues est située dans le sud-est de la France, à 39 kilomètres au nord-ouest du centre de Marseille, sur la bordure sud-ouest de l'étang de Berre, de part et d'autre du canal de Caronte qui relie l'étang à la Mer MéditerranéeCarte IGN 3144 OT ETANG DE BERRE ISTRES MARIGNANE MARTIGUES. La commune s'étend de la Côte Bleue (au sud) en passant par les villages de Saint-Pierre-les-Martigues, Saint-Julien-les-Martigues, La Couronne, Carro, Lavéra, jusqu'à celui de Croix-Sainte au nord. Elle donne au sud-ouest sur le golfe de Fos et au nord-est sur l'étang de Berre, pour un total de dont de forêts et de linéaire maritime dont 11 sur la côte méditerranéenne.

Le nom de Martigues est rattaché à son pluriel, en effet on parlait encore des Martigues en 1890.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont (dans le sens des aiguilles d'une montre) Port-de-Bouc, Saint-Mitre-les-Remparts, Châteauneuf-les-Martigues et Sausset-les-Pins.

Géologie Sols et roches affleurantes La grande majorité des sols affleurant de la commune est composée d'argiles et de calcairesMartigues, Document d'informations communal, Les risques majeurs, ..

Gisements vignette|Entrée des anciennes mines de sable situées le long de l'ancienne route de Saint-Julien.|alt=

Le sous-sol de la commune abrite de nombreux gisements d'importance diverse. L'une des premières exploitations fut l'extraction de pierre de construction le long du littoral qui commence vers le par les PhocéensFabienne Gateau, Frédéric Trément, Florence Verdin, Carte archéologique de la Gaule, Éditions MSH (1996), 260.. Cette exploitation se poursuit jusqu'au Étienne Garcin, Dictionnaire historique et topographique de la Provence ancienne et moderne, Volume 2 (1835), . Ouvrage numérisé.. Elle se prolonge au dans les terres avec la carrière de calcaire de l'OratoireReflets, novembre 2009, 43.Cette carrière a depuis été transformée en piste de karting. Ensuite, une concession est accordée en 1814 pour l'extraction de houilleOrdonnance royale du 26 décembre 1814 accordée à Jean Barlatier, Libérat-Pierre Hippolyte Barlatier frère, François Rebul, Pierre Armand, Joseph Jean-Baptiste Graille et Gaspard Grouchier. Document mis en ligne sur le site de l'ENSMP. et de ligniteOrdonnance du 19 mars 1834, Commission des Annales des Mines (1834), 560. sur un gisement étalé entre Martigues et Châteauneuf-les-Martigues. De la tourbe a aussi été extraite brièvement de petits gisements le long du chemin de halage pendant la Seconde Guerre mondialeIngrid Estephan, Reflets, juin 2007, .. Une exploitation de sable à destination de l'industrie verrière a aussi existé. Cependant, l'exploitation la plus importante a concerné un important gisement de gypseDocument d'information communal : les risques majeurs, Mairie de Martigues (2007), ., vers le village de Saint-Pierre, dont l'exploitation s'est étalée de 1900 à 1987Informations DRIRE.

Sismicité Martigues est classée en zone de sismicité de niveau 1A (faible)Document d'information communal : les risques majeurs, Mairie de Martigues (2007), .. Il convient cependant de préciser que Saint-Mitre-les-Remparts, commune limitrophe nord, est classée en zone 1B (moyen).

Hydrographie vignette|redresse=1.0|Le quartier de l'Île sur le canal.|alt= La commune de Martigues n'est traversée par aucun cours d'eau (fleuve ou rivière) d'importance. Seuls quatre ruisseaux permanents existent, deux étant localisés dans la partie sud de la commune et deux autres dans la partie nord. Il s'agit du ruisseau de la Réraille Rau qui se jette dans la calanque des Rénaïres. Il n'est permanent que sur une longueur d'environ deux kilomètres mais sa taille peut parfois atteindre la dizaine de kilomètres et s'étendre dans toute la dépression de Saint-Pierre qui constitue son bassin versant.

Le second ruisseau est le Grand Vallat qui sert de limite communale entre Martigues et Sausset-les-Pins. Situé dans une vallée très encaissée de la partie sud-occidentale de la chaîne de la Nerthe, il alimente un petit marécage côtier long d'environ un kilomètre et large d'une centaine de mètres. Le cours d'eau n'est permanent que sur moins d'un kilomètre mais sa taille peut être multipliée par dix à certaines périodes de l'année. Il se jette dans l'anse de Boumandariel. Le bassin versant du Grand Vallat est principalement composé de la petite dépression de Saint-Julien. Les "grand vallat" sont nombreux dans la région (Simiane-La Duranne, Fuveau…). Ce nom pourrait être une identification de la vallée au ruisseau associé.

Le premier ruisseau de la partie nord se jette dans le canal de Caronte à la pointe de Monsieur Laurent. Il est situé dans une zone marécageuse et sa longueur est inférieure au kilomètre. Le second ruisseau de Ferrières se jette trois kilomètres plus à l'est après avoir traversé les quartiers de Pouane et de Saint-Jean. Il est permanent sur moins de mais peut avoir une longueur proche de trois kilomètres. Il sert de limite communale entre Martigues et Port-de-Bouc.

Il y a aussi de nombreuses sources dans la partie nord de Martigues, dont la principale est la source de l'Arc, dans le quartier de Tholon. C'est une source permanente qui s'écoule dans l'étang de Berre situé à une trentaine de mètres de son exutoire. Enfin, il existe de nombreux ruisseaux s'écoulant quelques jours ou quelques semaines après des périodes de précipitations.

Relief Le territoire de la commune est très vallonné : l'altitude minimale étant au niveau de la mer, la plus haute étant de +. Les principales plaines naturelles se trouvent dans le quartier de Ferrières et dans la dépression de Saint-PierreCarte IGN 3144OT.. Le long du canal de Caronte se trouvent aussi plusieurs polders qui forment aujourd'hui une plaine semi-marécageuse vers le viaduc ferroviaire de Caronte.

La partie nord de la commune présente plusieurs collines, culminant rarement au-dessus d'une centaine de mètres, qui séparent l'étang de Berre ou le canal de Caronte de la dépression de l'étang du Pourra. Le plus haut sommet fait partie de l'ensemble des collines de la chapelle de Notre-Dame-des-Marins et culmine à Le centre de contrôle de la qualité de l'air de Martigues est installé à son sommet.. Les autres ensembles de collines notables sont celles de Saint-Macaire () et de Tourret de Vallier (). Ce groupe de collines se poursuit ensuite dans la commune de Saint-Mitre-les-Remparts. Ces collines sont ainsi peu élevées et présentent souvent un plateau assez régulier en guise de sommet. En revanche, les pentes peuvent être très raides. Enfin, le nord de la commune est dominé par le plateau de Figuerolles qui assure la séparation entre l'étang de Berre et les dépressions de l'étang du Pourra et de l'étang de MartignaneL'étang de Martignane est aujourd'hui à sec puisqu'il correspond en grande partie au lieu d'implantation de la ZAC des Etangs..

Le relief de la partie sud est dominé par l'extrémité occidentale de la chaîne de collines de la Nerthe. Cette chaîne est formée à cet endroit de deux sous-chaînes principales qui encadrent la dépression de Saint-Pierre selon des axes est-ouest. La séparation entre les deux alignements de collines a lieu au niveau de la colline de l'ancien moulin de Saint-Julien ( d'altitude) à l'est de la dépression de Saint-Pierre. Les sous-chaines sont aussi parfois traversées par des vallées encaissées. Les formes des sommets sont les mêmes que pour la partie nord. Ils sont d'ailleurs souvent injustement dénommés "plaines".

Sur le territoire, la sous-chaîne du nord s'étend de la raffinerie Total Provence jusqu'au village de Lavéra. Elle longe ainsi toute la partie sud du quartier de Jonquières. Sa partie ouest est formée par un important plateau qui couronne la colline de l'Escourillon. Ce plateau culmine à . Cette altitude diminue en allant vers l'ouest en traversant plusieurs vallons avant de remonter en atteignant le sommet de la Mourre du Bœuf haut de . Ensuite, la chaine de collines atteint le site de Lavéra où les aménagements industriels l'ont nivelé en plusieurs endroits.

La sous-chaîne sud est moins haute que sa voisine septentrionale mais davantage accidentée. D'ouest en est, les principaux ensembles de collines sont ceux de la Tour de Guet (situé au-dessus du vallon de l'Isle) haut de d'altitude, celui de Roussignas (), celui de Saublan (environ ) et enfin celui de la Plaine de Cavalas ().

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Istres à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transports Réseau routier Le territoire de la commune est traversé par trois axes routiers majeurs. L'autoroute A 55 va de Martigues à Marseille en empruntant notamment le viaduc de Martigues par-dessus le canal de Caronte. Cette autoroute se prolonge ensuite vers Fos-sur-Mer et Port-de-Bouc via la RN 568. Enfin, la route RD 5 permet de réaliser l'axe Martigues - Istres. La fréquentation de ces trois grands axes est la suivanteD.D.E. citée par . :

Trafic par jour 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 RN 598 Martigues/Port-de-Bouc Viaduc de Martigues A55 Marseille/Fos-sur-Mer RD 5 Martigues/Istres

Réseau de transport en commun

Le réseau de bus Ulysse a été créé le 27 janvier 2012, par le regroupement de la régie des bus municipaux de Martigues, les bus du Soleil, avec le 'réseau des transports de Ouest Provence le bus, au sein du Syndicat mixte de gestion et d'exploitation des transports urbains Ouest-Étang de Berre.