Jean Belles-Mains (vers 1120Jean Dunbabin, « Canterbury, John of (c.1120–1204?) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004. – 1204 ?, à Clairvaux), est un ecclésiastique du Moyen Âge. Il est évêque de Poitiers puis archevêque de Narbonne et enfin archevêque de Lyon.

Graphie du nom Jean Belles-mains est nommé avec de nombreuses graphies. Jean de Bellesme. Jean de Bellesmains. Jean Bellesmains. Jean de Belles-mains. Jean de Bellisme Jean de Belmeis (latin) Ad albas manus (latin) De bellis manibus

Enfance en Angleterre

Jean Belles-Mains est originaire d'Angleterre, probablement de Cantorbery. Il est trésorier de l'Église d'York en 1152. Là-bas, il se lie d'amitié avec Thomas Becket.

Évêque de Poitiers

Il est ensuite promu évêque de Poitiers par la volonté d' d'Angleterre, en 1162, et confirmé par le concile de Tours en 1163. En 1178, il participe à la mission pontificale d'Henri de Marcy et Pierre de Saint-Chrysogone contre les hérétiques du comté de Toulouse. En 1181, il est brièvement archevêque de Narbonne.

Archevêque de Lyon

vignette|droite|Sceau de Jean Belles-Mains.

En 1182, il est élu archevêque de Lyon et confirmé par le pape .

Il obtient confirmation de la permutation par Philippe AugusteCharte du Forez, n° 11. parallèlement à la confirmation des droits de garde que ce dernier fait au comte (« Guigoni Forensi & Lugdunensi Comiti ») Claude-François Ménestrier, Histoire civile ou consulaire de la ville de Lyon justifiée par chartres, titres, chroniques, vol.2, N. et J.-B. de Ville (Lyon), 1696. Lire en ligne en latin.

Par ailleurs, il fait construire un château à motte, la motte de BéchevelinElle se situait en aval du pont du Rhône (pont de la Guillotière), non loin du pont actuel de l'Université. comme mentionnée à la fin du : « Et Johannes hujus ecclesie archiepiscopu... Castrum juxta ripam Rhodani sumptuose a fundo edificavit - Et Jean, archevêque de cette église... avait édifié un château près de la rive du Rhône... »Action thématique programmée en archéologie métropolitaine : "inventaire des fortifications de terre" (groupe Rhône-Alpes), Château de Terre : de la motte à la maison-forte - histoire et archéologie médiévales dans la région Rhône-Alpes, juin 1987-décembre 1988, ..

Il dirige de nombreuses expéditions militaires contre des seigneurs ennemis ou des bandes de brigands. Il est rapidement sensible aux plaintes contre les vaudois, et les expulse en 1183, rompant ainsi radicalement avec la politique de son prédécesseur Guichard de Pontigny, lequel avait traité les « Pauvres de Lyon » comme de respectables évangélistes, légitimes soutiens de la réforme générale de l’Église Voir M. Rubellin, "Au temps où Valdès n'était pas hérétique : hypothèses sur le rôle de Valdès à Lyon (1170-1183)", dans Inventer l'hérésie ? Discours polémiques et pouvoirs avant l'Inquisition, dir. Monique Zerner, Nice, Z'éditions, 1998, p. 193-218 ; Idem, "Guichard de Pontigny et Valdès à Lyon : la rencontre de deux idéaux réformateurs", Revue de l'histoire des religions, 217 (2000), p. 39-58 ; M. Rubellin, O. Legendre, "Valdès : un "exemple" à Clairvaux ? Le plus ancien texte sur les débuts du pauvre de Lyon", Revue Mabillon, 11 (2000), p. 187-195..

En 1184, il se rend au concile de Vérone auprès de et de Frédéric Barberousse. Ce dernier lui confirme ses droits et lui octroie une confirmation de la « bulle d'or »B. GALLAND, Le rôle politique d'un chapitre cathédral : l'exercice de la juridiction séculière à Lyon, . In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 75. N°195, 1989. p. 280. Lire en ligne.. Il semble ainsi s'être garanti contre les opposants au sein du chapitre.

La même année, il officialise la protection accordée par à l'abbaye cistercienne de ValbenoîteCharte de sauvegarde perpétuelle octroyée et de plusieurs donations faites à l'abbaye de Valbenoîte, de l'ordre de Citeaux, en Forez, aussitôt après sa fondation par le comte Guy et son fils, en présence et sous le sceau de Jean de ce nom, archevêque de Lyon (1184)- Tirée des archives de ladite abbaye et communiquée par Arnoul du Rozier, premier et plus ancien conseiller au bailliage de Forez, Claude-Philippe TESTENOIRE-LAFAYETTE, Histoire de Saint-Étienne, Saint-Étienne, Théolier, 1902, p. 251.http://."Cet acte constate que l'abbaye existait déjà, le titre primitif de la fondation ne nous est pas parvenu. Beneyton, sans le citer, donne l'année 1066 comme date du premier établissement du monastère (Histoire de l'abbaye de Valbenoîte, p. 17.), mais il est probable que la bulle pontificale était de la même année 1184". C.-P. TESTENOIRE-LAFAYETTE, op.cit., p. 4.Chronologie de Valbenoîte proposée par le musée du diocèse de Lyon, http://museedudiocesedelyon.com/MUSEEduDIOCESEdeLYONvalbenoite.htm.

En 1187, il autorise les chanoines des principaux chapitres lyonnais à ne plus vivre en communauté.

En 1189, il réduit encore les droits du chapitre en obtenant de Philippe Auguste que l'intérim de l'archevêché de Lyon soit confié à l'évêque d'Autun et non plus aux chanoinesB. GALLAND, Le rôle politique d'un chapitre cathédral : l'exercice de la juridiction séculière à Lyon, . In: Revue d'histoire de l'Église de France. Tome 75. N°195, 1989. p. 281..

En l'honneur de Thomas Becket, il érige à Fourvière un chapitre qui lui est dédié.

En 1193, il se démet de ses fonctions et se retire à Clairvaux.

Ses armes étaient : D'argent à trois chevrons de gueules.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie Bruno Galland, Deux archevêchés entre la France et l'Empire : les archevêques de Lyon et les archevêques de Vienne, du milieu du au milieu du , Paris, 1994 (Bibliothèque des écoles françaises d'Athènes et de Rome, ). Patrice Béghain, Bruno Benoit, Gérard Corneloup, Bruno Thévenon, Dictionnaire historique de Lyon, Stéphane Bachès, 2009, Lyon, 1054 p.,

Articles connexes Lyon de l'an mil au rattachement à la France

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