Le château des Roches (élément du domaine des Roches), est un château français situé dans la commune de Bièvres, dans l'ancienne province de Hurepoix, aujourd'hui le département de l'Essonne et la région Île-de-France, à quinze kilomètres au sud-ouest de Paris. Il est notamment connu pour avoir accueilli au un salon littéraire animé par Louis-François Bertin, fréquenté par Victor Hugo, et pour abriter aujourd’hui la Maison littéraire de Victor Hugo. Il appartient aujourd'hui à l'association culturelle soka de France (ACSF).
Situation
Le château des Roches est situé dans le hameau de Vauboyen dépendant de la commune de Bièvres, au numéro 45 de la rue de Vauboyen, à l'extrême nord-ouest du département de l'Essonne, à quelques centaines de mètres de la frontière avec les Yvelines à Jouy-en-Josas. Il est desservi par la gare de Vauboyen sur la ligne V du Transilien (ancienne branche de la Ligne C du RER).
Histoire Le château des Roches a été construit aux . Les ailes nord et est ont été édifiées vers 1740, en même temps que les communs. L'aile ouest a été adjointe au début du .
Origines du domaine Dès le , Bièvres attire une population aisée parisienne et versaillaise. Plusieurs demeures de plaisance y sont édifiées. Le lieu-dit « les Roches » apparaît sur les cartes anciennes (Delagrive, Cassini, Trudaine).
Le domaine des Bertin (1808-1877) Le , le journaliste Louis-François Bertin, fondateur et directeur du Journal des débats, acquiert le domaine des RochesActe notarié du 6 avril 1808, Archives nationales : AN, MC/ET/LXIV/535, devant Maître Massé à Paris. Il entreprend progressivement l’unification foncière de la propriété et y aménage une maison de campagne entourée d’un vaste parc paysager.
La demeure devient un lieu de rencontres intellectuelles et artistiques. Victor Hugo, Charles Gounod, Hector Berlioz, Franz Liszt, Jean-Auguste-Dominique Ingres ou encore François-René de Chateaubriand (qui réside non loin, à la Vallée-aux-Loups) y séjournent. Victor Hugo évoque le parc dans une lettre datée du adressée à Louise Bertin : « Vous n’avez pas vous, qui êtes tout heureuse là-bas, seulement un beau moment, vous avez une belle vue. Vous avez le printemps, les lilas, les faux ébéniers, la campagne aux fleurs ; nous, nous avons Paris pourri… »
Les transformations des Graux-Marly (1877-1896) En 1877, le domaine est acquis par Louis-Joseph Graux et son épouse Josèphe-Pauline MarlyAD78, 3E48 729, cahier des charges du 25 juillet 1877 et adjudication du 7 août 1877, maître Bigault à Versailles.. La maison de campagne est transformée en château : agrandissement du bâtiment, création d’une terrasse monumentale et ajout d’une tour dans le parc. La basse-cour devient une faisanderie.
Le domaine des Barbet-Massin (1896-1968) Le domaine est acheté en 1896 par Jules Barbet-MassinAD91, 2E86/301, adjudication du 19 juin 1896 et restera dans la famille durant 4 générations. Durant la Seconde Guerre mondiale, le château est occupé successivement par les forces allemandes puis américaines. En 1966, le site est inscrit au titre des sites, et le château est recensé à l’inventaire général du patrimoine architectural en 1987.
Réunification et restauration (depuis 1989) Après une division foncière en 1968, l’Association culturelle Soka de France acquiert le château en 1989 et entreprend la réunification et la restauration complète du domaine.
La Maison littéraire de Victor Hugo Sous l’impulsion de Daisaku Ikeda, président de la Sōka gakkai, le château est restauré et transformé en un lieu culturel dédié à Victor Hugo. Inaugurée le , la Maison littéraire de Victor Hugo est un musée privé abritant des éditions originales, manuscrits, lettres autographes, photographies, gravures et sculptures du , dont plusieurs documents classés au titre des monuments historiques.
Architecture
Le château se compose d'un corps principal en meulière et calcaire enduit, à trois étages élevés sur un sous-sol en forme de U. L'aile nord est percée au sud par deux baies vitrées et une fenêtre ouvrant sur une terrasse, surmontée par un étage mansardé sous un toit d'ardoise et de zinc, l'aile ouest, plus étroite présente trois niveaux, le dernier mansardé et surmonté à l'extrémité sud par une tour carrée rehaussée d'une girouette, au niveau du second niveau, une terrasse entourée d'un balustre est installée au-dessus de l'avancée du rez-de-chaussée. L'aile ouest, la dernière ajoutée est percée de six fenêtres sur trois niveaux à l'ouest et à l'est et une fenêtre à l'extrémité sud, la façade est surmontée d'un fronton triangulaire briséDescription du château des Roches sur le site topic-topos.com Consulté le 15/06/2009.. Le hall d'entrée est éclairé par une verrière et surmonté d'une mezzanine accessible par le double escalierPrésentation du hall sur le site du château. Consulté le 15/06/2009., plusieurs salons et une bibliothèque restaurés dans le style romantique.
Le parc du château est décoré de dentelles à proximité de l'entrée, de fabriques de jardin et de deux lacs artificiels obtenus par dérivation de la rivière la Bièvre qui coule au sud du parc.
Pour approfondir Voir aussi Liste des châteaux de l'Essonne Jardin remarquable Victor Hugo Bièvres (Essonne)
Liens externes Site officiel.
Sources
Roches, Château des