La cathédrale Saint-Sabin (), ou cathédrale de Bari (), est un édifice religieux de Bari, dans la région des Pouilles en Italie. Bien que moins connue que la basilique San-Nicola, elle est le siège de l'archevêché de Bari-Bitonto. Elle est dédiée à Sabin de Canosa (encore appelé Sabin de Bari), un évêque du , dont les reliques ont été apportées au .
Le bâtiment actuel a été construit entre les , sur le site des ruines de la cathédrale byzantine impériale détruite en 1156 par Guillaume de Sicile. Sur la droite du transept, il est encore possible d'observer des traces de la chaussée d'origine qui s'étend sous la nef.
Histoire La présence documentée d'un évêque à Bari remonte à Gervais, qui a assisté au concile de Sardique en 347, et à son successeur Concordius, qui était présent au concile de Rome.
L'évêque a été élevé au rang d'archevêque au , et la présence d'une cathédrale de Bari est établie pendant la même période. Sous la nef actuelle se trouvent des traces d'une ancienne église à abside d'avant le premier millénaire. Elle avait trois nefs et des pilastres carrés, et des fondations sur un axe légèrement hors de l'alignement avec celui de la cathédrale actuelle. L'un des pavements de mosaïque porte une inscription avec le nom de (758-761) et il semble très probable que ce soient les restes de la première cathédrale, qui a été détruite au ou au .
Dans la première moitié du , l'archevêque ordonna la construction d'une nouvelle église épiscopale, qui a été achevée sous ses successeurs Nicola I (1035-1061) et Andrea II (1061-1068). Cette église a été détruite par Guillaume de Sicile avec le reste de la ville (alors que la basilique Saint-Nicolas a été épargnée) en 1156. À la fin du , l'archevêque Rainaldo engage la reconstruction de la cathédrale, avec la réutilisation des matériaux de l'église précédente et d'autres bâtiments détruits. Consacrée le , la nouvelle cathédrale a été édifiée dans le style de la basilique Saint-Nicolas, qui avait servi de siège épiscopal dans l'intervalle.
Au , la façade, la nef et les bas-côtés, le Trulla (l'ancien baptistère, aujourd'hui la sacristie) et la crypte sont rénovés dans le style baroque, sous l'archevêque Muzio Gaeta selon le projet de Domenico Antonio Vaccaro. Plus tard, l'édifice a subi une série de travaux de rénovation, de démolition et d'extensions. L'aspect d'origine romane de l'intérieur est restauré dans les années 1950. Les deux dernières restaurations ont été celles, d'une part de la fin du , qui a restauré la clarté des structures romanes, et d'autre part, le , qui a rénové l'intérieur.
Description Sur le plan stylistique, il s'agit d'un exemple important du style roman apulien. La façade simple comporte trois portails du sous une rosace, surmontée d'un linteau sculpté de monstres et d'animaux fantastiques. Le campanile est récent, reconstruit dans une pierre similaire à celle de l'original, avec une tour lanterne élaborée et, en dessous, la coupole avec des motifs mauresques évidents.
À l'intérieur, la cathédrale est divisée en trois nefs de seize colonnes avec des arcades. L'église, qui avait été investie par des ajouts baroques, a depuis retrouvé la beauté épurée du style roman des Pouilles d'origine concernant le transept, le faux triforium et la magnifique chaire reconstruite avec les mêmes matériaux qu'auparavant.
Dans la crypte sont conservées les reliques de saint Sabin, évêque de Canosa, dans le grand autel. Elles ont été apportées à Bari en 844 par saint Angelar, évêque de Canosa, qui, après la destruction de la ville par les Sarrasins, les a sauvées des ruines. Le buste en argent de saint Sabin qui se trouvait ici a été transféré aux archives capitulaires, et c'est désormais l'icône de la Vierge Odigitria qui est vénérée ici : selon la tradition, celle-ci aurait été rapportée d'Orient au , mais en réalité, elle est plus récente, bien qu'il s'agisse néanmoins d'un objet de culte très ancien.
Dans les absides plus petites se trouvent deux sarcophages : l'un contient le corps supposé préservé de sainte Colombe, qui a été restauré en 2005, et l'autre conserve diverses reliques, dont celles de l'évêque Romualdo Arsione (mort en 1309). Concernant Colombe, des vincentiens ont voulu préservé son corps des Huguenots qui s'opposait au culte des reliques. Arrivé à Bari, il a été déposé au couvent Saint-Vincent appartenant à l’ordre mais qui n’existe plus ; subsiste cependant aujourd’hui une chapelle baroque tardive à proximité dédiée à la sainte. En 1939, par la volonté de l'archevêque de Bari Marcello Mimmi, son corps a été translaté à la cathédrale Santa Colomba di Sens, La Voce News.. Dans la sacristie, à droite, se trouve un autel avec un tableau représentant probablement saint Mauro (ou Maurus), considéré par la tradition comme le premier évêque de Bari, au siècle.
Dans le palais de la curie, adjacent à la cathédrale, se trouve le musée diocésain, où est exposé l'Exultet. Il s'agit d'un précieux manuscrit d'origine byzantine, finement enluminé. Les images sont à l'envers du point de vue du prêtre qui lit le manuscrit. De cette façon, les fidèles, lorsque le célébrant prononçait l'hymne de louange pendant la veillée pascale, pouvaient regarder les dessins sacrés, et ceux qui ne comprenaient pas le latin pouvaient tout de même avoir une idée de ce qui se passait.
Galeries
Source
Notes et références
Voir aussi Articles connexes
Art roman apulien Liste des cathédrales d'Italie
Liens externes
Présentation de la cathédrale, BeWeb
Bari Bari Catégorie:Architecture romane dans les Pouilles Catégorie:Patrimoine du XIIe siècle Catégorie:Église à Bari