Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française. Créé à la Révolution à partir du régiment de Walsh irlandais, un régiment français d'Ancien Régime, il est également l'héritier des traditions du d'infanterie légère à la suite de la réorganisation de 1854.

Création et différentes dénominations Le d’infanterie a la particularité, comme tous les régiments d’infanterie portant un numéro entre le et le , d’être l'héritier des traditions de deux régiments : le d'infanterie de ligne, et le d'infanterie légère.

: à la Révolution, tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d'ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Walsh devient le d'infanterie de ligne ; Février 1794 : amalgamé, il prend le nom de de première formation : reformé en tant que de deuxième formation 24 septembre 1803 : réorganisé et renommé d'infanterie; : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. 1820 : lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1820, le d'infanterie de ligne n'est pas créé et le disparait jusqu'en 1854. En 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le prend le nom de d'infanterie de ligne. 1882 : renommé d’infanterie ; 1914 : met sur pied son régiment de réserve, le d’infanterie

Chefs de corps Colonels du d'infanterie : 1791 : Colonel Charles-Antoine-Augustin Walsh de Serrant 1792 : Colonel Jean O'Neill (*)

Colonel de la de bataille : 1794 : chef de brigade Michaud (?) 1794 : chef de brigade Joseph Antoine Marie Mainoni (**) Colonels de la d'infanterie de ligne (Anjou) : 1796 : chef de Brigade Bruno Albert Joseph Duplouy 1802 : chef de Brigade Nicolas Gruardet thumb|Colonel Nicolas Guisse à bord du VBCI VPC lors du défilé militaire du 14 juillet 2014. Colonels du d'infanterie de ligne : 1803 : colonel Nicolas Gruardet (*) 1808 : colonel Thomas-Patrice Nagle (*) 1812 : colonel Laurent-Quentin Lanier 1813 : colonel Jean-Marie Tissot (*) Officiers qui deviendront par la suite généraux de brigade. Colonels tués et blessés à la tête du d'infanterie de ligne pendant cette période : Colonel Nagle : blessé le puis le Colonel Lanier : blessé le

Officiers tués et blessés au sein du d'infanterie de ligne pendant la période 1804-1815 : Officiers tués : 24 Officiers morts de leurs blessures : 16 Officiers blessés : 146

* ** *** **** *****Chef de corps ayant été généraux.

Historique des garnisons, combats et batailles du Guerres de la Révolution et de l'Empire

d'infanterie (ci-devant Walsh) : à la Révolution, tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d'ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Walsh devient le d'infanterie de ligne (ci-devant Walsh) 1792 : Bataille de Verdun 1793 : Bataille d'Hondschoote

de première formation Février 1794 : Devient la demi-brigade de première formation, par l'amalgame des du d'infanterie (ci-devant Bretagne) de volontaires d'Eure-et-Loir de volontaires de la Haute-Saône 1795 : siège de Mayence, bataille de Pfrimm et de Hochstett

de deuxième formation 16 floréal an IV () : la d'infanterie de deuxième formation est reformée à partir des unités suivantes : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Anjou), de volontaires de la Meuse et des Fédérés Nationaux) de la de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Royal-Deux-Ponts), de volontaires du Haut-Rhin et de volontaires du Bas-Rhin) de la de première formation ( du d'infanterie, de volontaires de Rhône-et-Loire et bis de volontaires de Paris également appelé bataillon de l'Arsenal) 1796 : Neuwied, Amberg, Wurtzbourg, La Lahn, et Steinberg 1799 : Vérone, Villafranca, Trebbia, Novi, Fossano, Monte-Cassel, siège de Pizzighettone, Sassello, Montecreto, et Gênes

d'infanterie de ligne Le d'infanterie de ligne est formé à 4 bataillons avec les : de deuxième formation (2 bataillons) de deuxième formation (2 bataillons) 1805 : bataille d'Ulm 1809 : Sacille, La Piave, L'Isonzo, Gratz, et Wagram 1812 : Ostrowno, La Moskowa, Maloyaroslavets, Wiasma, Krasnoï, et Beresina 1813 : Glogau, Feistritz, Kraimbourg, Bassano, et Caldiero 1814 : Mincio, Parme et Reggio

Par ordonnance du , pendant la Première Restauration, le prend le .

À son retour de l'île d'Elbe, le , prend, le , un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus. Pendant les Cent-Jours, il reprend le . 1815 : Ligny et bataille de Waterloo

A la Seconde Restauration il est licencié, comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, à Bourges le 92e régiment d'infanterie de ligne. An XII-1815..

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1820, le d'infanterie de ligne n'est pas créé et le disparait jusqu'en 1854.

1854-1870

Le décret du 24 octobre 1854 réorganise les régiments d'infanterie légère les corps de l'armée française. À cet effet, le 17e régiment d'infanterie légère prend le numéro 92 et devient le d'infanterie de ligne'.

Au lendemain de la guerre de Crimée, le , sous l'impulsion de Napoléon III, les 25 régiments d'infanterie légère sont transformés en régiments d'infanteries de lignes et viennent s'ajouter aux 75 régiments existants portant le nombre de ses régiments à 100. Le d'infanterie légère devient le d'infanterie de ligne. La fin de l'infanterie légère est due à la création des bataillons de chasseurs à pied par le duc d'Orléans, en 1840.

Par décret du , le d'infanterie fournit 1 compagnie pour former le d'infanterie de ligne.

1870-1871 En 1870, à peine revenu de sa seconde expédition en Algérie, le RI est engagé dans le conflit opposant La France et l'Allemagne depuis quelques mois.

Le , le R.I fait ses débuts dans le conflit en entrant dans Gien que les Allemands évacuent. Le régiment fait partie de l'armée de l'est commandée par le Général Bourbaki. Cette armée a reçu pour mission de dégager Belfort. Le , le R.I arrive le soir aux abords de Villersexel. Dans la nuit du 9 au , le régiment livre bataille dans cette cité. Il participe à l'assaut de la ville, plus précisément chargé de l'attaque du château de Grammont. Il réussit à repousser les Allemands à la baïonnette alors que le château est en feu. Le R.I réussit à libérer 120 prisonniers français. D'autres compagnies pénètrent dans Villersexel. Il vient de participer à l'une des rares victoires françaises de cette guerre. il s'illustre aussi à la bataille des 3 jours de Lisaine. - Combat de la Cluse et passage en Suisse

Curieuse campagne qui se solde par un échec alors que le régiment n'a jamais été battu sur le terrain.

1872 - 1914 vignette|Les sous-officiers de la au camp de La Courtine vers 1912-1914. - Le d'Infanterie s'installe à Clermont-Ferrand au quartier d'Assas.

Première Guerre mondiale

1914 vignette|État-major de la compagnie.En 1914, le régiment a pour casernement Clermont-Ferrand, il fait partie de la de la d'infanterie du d'armée. Il est incorporé dans la d'infanterie d' à .

Le régiment est engagé dans les Vosges dès le puis participe à la bataille de la Marne.

En novembre, il est en Belgique. Le 13, au nord de Zounebecke (Ypres), il enlève une importante position ennemie, au prix de plusieurs vies. 1915

vignette|Photographie du fanion du du , décoré de la croix de guerre en 1915. Le bataillon du régiment gagne la première citation à Beuvraignes. Celle-ci est la seule à l'ordre de la division, l'année 1916 verra le régiment en apporter d'autres, mais à l'ordre de l'armée.

1916 En 1916, le est engagé dans la bataille de Verdun. Le , il reçoit l'ordre de reprendre le bois des Corbeaux. Le 8 à 7 heures, l'attaque débouche; Le Lieutenant-Colonel Macker participe à l'assaut à la tête de son régiment : l'adversaire est refoulé du bois des Corbeaux. Pendant deux jours, des concentrations d'artillerie et de furieuses contre-attaques allemandes causent des pertes sévères au régiment. Le , le chef de corps est tué. Il ne reste plus que trois officiers et une centaine d'hommes qui, sur ordre, se replient sur les pentes du Mort-Homme.

Ce fait d'armes vaut au régiment une citation à l'ordre de l'armée.

En , le à la bataille de la Somme. Le 6, il reçoit l'ordre de s'emparer de la position ennemie de Chaulnes, après une lutte sanglante, au corps à corps, le courage et la ténacité du triomphent.

Le régiment vient de gagner une nouvelle citation. Son drapeau, l'un des premiers à être décorés de la fourragère, est présent à Paris pour le .

1917 En , le régiment est de nouveau engagé à Verdun. Le 20 il s'élance à l'assaut et enlève la côte 304. Les Allemands subissent de lourdes pertes, abandonnant 200 prisonniers et plusieurs mitrailleuses.

Une troisième citation à l'ordre de l'armée récompense ce glorieux fait d'armes.

1918 En , le est dirigé sur l'Ourcq où, pendant plusieurs jours, il contient de violentes attaques ennemies.

Reformé dans la région de Bar-le-Duc, il participe en juillet à la victorieuse contre-offensive sur le front de Reims, puis en septembre à l'attaque américaine sur Saint-Mihiel.

Le régiment d'infanterie achève la guerre à Verdun dans un secteur où il s'est couvert de gloire.

Entre-deux-guerres

Le , le retrouve sa ville de Clermont-Ferrand et le quartier d'Assas. En mars 1928 : Le régiment appartient à la d'infanterie. Il est organisé en trois bataillons. Deux bataillons sont localisés à Clermont-Ferrand alors que le troisième est stationné à Riom. Deux compagnies supplémentaires sont présentes une compagnie de service, la CHR et une compagnie qui s'occupe des engins et des transmissions : la CET. L'état-majors est dirigé par le chef de corps, assisté dans ses fonctions par deux Lieutenants-Colonels chargés l'un de l'instruction des recrues, l'autre de l'administration du régiment. En 1935, le RI est envoyé à Paris pour faire du maintien de l'ordre, lors de la grève de la banque de France, mais il n'intervient pas dans le conflit. En 1936, son insigne régimentaire est créé. La présence du plateau de Gergovie tout proche de sa ville de garnison explique la présence de la tête de Vercingétorix, héros de la résistance gauloise contre l'envahisseur romain. En 1939, un détachement est envoyé à la frontière espagnole franquiste qui inquiète le gouvernement Daladier. . Le canon de anti-char fit son apparition en 1935. Le régiment s'équipe à partir de 1937 de chenillettes UE de ravitaillement en munition, de mortier de et de transmissions modernes. Les chevaux sont toujours présents en 1939.

Seconde Guerre mondiale Le le d'infanterie motorisée sous les ordres du colonel Damidaux, fait partie de la d'infanterie motorisée ( DIM) du général Molinié dont le QG est situé à Dehlingen. La DIM faisant partie du d'armée motorisé ( CA) du général de division Sciard. il entre en Belgique, où il se trouve bientôt aux prises avec un ennemi cuirassé, supérieur en nombre et en matériel. Talonné par l’avance allemande, il prend part aux durs combats des débouchés nord d’Anvers et fait face avec la DIM à l’effort principal de l’ennemi. Opiniâtrement accroché au sol, sous les feux de l’aviation adverse, il réagit par de violentes contre-attaques. Il participe à Wavrechain sous Faulx (Nord) à la bataille de l'Escaut avec les et RI. Au cours de la retraite sur Dunkerque, il est encerclé du 25 au 30 mai 1940 dans les faubourgs de Lille par des forces ennemies considérables. Malgré des pertes très lourdes, il résiste pendant quatre jours, jusqu’à épuisement de ses munitions. Un groupe d’officiers, de sous-officiers et de soldats réussit à se frayer un passage sur Dunkerque et à embarquer avec le drapeau sur le torpilleur Siroco. Mais le navire est coulé corps et biens, engloutissant avec lui l'emblème et sa garde. La conduite du régiment au cours de ces combats lui vaut une citation à l’ordre de l’Armée. vignette|Affiche de recrutement pour le sous Vichy.