Le viaduc d'Orival, dit aussi pont d'Orival, est un viaduc ferroviaire français de la ligne de Serquigny à Oissel, situé sur les territoires des communes d'Orival et de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, dans le département de la Seine-Maritime, en région Normandie. Long de , il permet le franchissement de la Seine.

Situation ferroviaire Le viaduc d'Orival est un ouvrage d'art situé au point kilométrique (PK) 48,354 (milieu du pont, entrée au PK 48,213 et sortie au PK 48,495) de la ligne de Serquigny à Oissel entre la gare d'Orival, aujourd'hui fermée, et la gare d'Elbeuf-Saint-Aubin (voir Schéma de la ligne de Serquigny à Oissel).

Historique En 1864Site Ville de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, Historique lire en ligne (consulté le novembre 2010)., la compagnie des chemins de fer de l'Ouest, concessionnaire de la ligne de Serquigny à Rouen, construit le pont en utilisant des techniques récemment mises en œuvre.

Les fondations des piles sont réalisées en utilisant le procédé Triger de fondation par air compriméAnnales des ponts et chaussées: Mémoires et documents relatif à l'art des constructions et au service de l'ingénieur, n° 37, partie 1, volume 2, A. Dumas, 1867, 127 intégral (consulté le novembre 2010)., les ouvriers travaillent dans un tube, où une atmosphère hyperbare est obtenue par un apport d'air compriméSite Cnum, H. Blerzy, « Les fondations par l'air comprimé », dans La Nature : revue des sciences, première année 1873, n° 1 à 26, 148-151 intégral (consulté le ).. La surpression est maintenue par un sas, fixé au sommet du tube, il permet l'accès et la sortie des ouvriers ainsi que l'évacuation des matériaux.

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, des uhlans de l'armée prussienne apparaissent à Saint-Aubin le , ils sont suivis par un bataillon d'infanterie et une compagnie de pionniers. Ces éléments de l'armée ennemie vont dynamiter le pont qui explose le peu avant leur départ. Le pont est remis en état et le service ferroviaire rétabli le .

Épargné lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918), le pont est de nouveau détruit lors de la Seconde Guerre mondiale. Miné par l'armée française, l'arche côté OrivalMichel Gosse 2004, 212 est pétardée dans la nuit du 8 au , lors de l'arrivée de l'armée allemande. Reconstruit par l'armée d'occupation, il devient la cible des avions alliés à partir d'une première attaque le Michel Gosse 2004, 245.

Caractéristiques Le viaduc comprend une passerelle piétons-cycles accolée au pont ferroviaire côté aval de celui-ci. Cette passerelle qui relie la route départementale 144 à Saint-Aubin-lès-Elbeuf sur la rive gauche à la route départementale 18 à Orival sur la rive gauche fait partie du parcours de la Seine à vélo.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie J. Deslsaux, « Déblaiement de la travée 5 du pont d'Orival », dans revue Travaux n° 157, . « Reconstruction du viaduc d'Orival », archive 1950, réf 44LM14 505LM72/20, Centre d'archives historiques de la SNCF Yves Fache, Histoire des ponts de Rouen et de sa région, Bertout, Luneray, 1985 . Yves Fache et M. Fossati, La destruction des ponts à Elbeuf en 1940, dans Bulletin de la Société de l'histoire d'Elbeuf, 15, , 3-11 Michel Gosse, Orival, un siècle 1890-2000, ville d'Orival, 2004.

Iconographie Frères Bisson, Viaduc d'Orival, 1864, photo domaine public, Gallica, cote PH54PetPH81PetPH262P)

Articles connexes Ligne de Serquigny à Oissel Schéma de la ligne de Serquigny à Oissel

Liens externes

Viaduc Catégorie:Pont en treillis en France Catégorie:Viaduc ferroviaire en France Catégorie:Pont sur la Seine Catégorie:Pont dans la Seine-Maritime