L’Huître et les Plaideurs ou le Tribunal de la chicane est un opéra-comique en un acte de Michel-Jean Sedaine, inspirée de la fable de Jean de La Fontaine, musique de Philidor, représenté pour la première fois à la foire Saint-Laurent le .

Distribution La justice, Sophie Arnould. Ardenville, plaideur, Nicolas-Médard Audinot. Badaudin, plaideur, Jean-Louis Laruette. M. Tousset, avocat, Mademoiselle Deschamps. M. Fausset, avocat, M. Bouret. Un huissier, M. S. Aubert. Un sergent Un plaideur Une plaideuse Un greffier

Argument Le Picard Arderiville et le Parisien Badaudin, en voyage au bord de la mer à deux lieues d’Honfleur, voyant une huitre, Ardenville la ramasse. Badaudin l’ayant vue le premier, tous deux prétendent l’avoir. S’ensuit une dispute dont le bruit attire Doucet, sergent. Les plaideurs le conjurent de les juger, ce qu’un sergent ne saurait faire. La querelle empire et les plaideurs veulent venir aux mains. Ils ont déjà posé leur bagage par terre, lorsqu’on annonce la justice. Deux plaideurs se présentent, mais comme ils sont pauvres, et qu’ils ne peuvent payer ni les procureurs ni les avocats, on les renvoie. Pendant ce temps, on prépare le tribunal de la justice, où la déesse va présider à un traité où elle n’a besoin que de faire acte de présence.

L’absence de la Justice permet aux plaideurs de renouveler leur altercation. Les avocats arrivent, et sans daigner écouter les raisons de leurs nouveaux clients, ils font déposer l’huitre en contestation au greffe et s’emparent également de leur bagage, comme devant répondre des frais. Tandis que les avocats, qui ont tout l’air de vouloir amplifier l’affaire au maximum avec , afin de donner une , vont se préparer, les plaideurs, restés seuls, sont inquiets. Pressentant la déconfiture de leur affaire, ils se cèdent volontiers l’huitre, et annoncent leur résolution aux avocats. Lorsque les plaideurs réclament le retour de leur caution, les avocats, après s’être enquis de leur origine, refusent que leur bagage leur soit rendu :

La justice étant arrivée, la cause est plaidée, mais si mal qu’il est impossible de s'entendre. La justice fait apporter l'objet du litige et demande son ouverture : , dit-elle. Une fois l’huitre ouverte avec l’épée de la justice, la Justice résout promptement le contentieux ostréicole à la façon de Salomon, en avalant le bivalve litigieux, dont elle donne une coquille à chaque plaideur. Les plaideurs s'emportent contre ce jugement inique et, lorsque les avocats les informent qu’ils ne seront pas condamnés aux dépens, puisque leurs hardes seront gardées, ils veulent faire un sort au personnel de la cour. Lorsque l’huissier supplie les plaideurs à genoux de l’assommer, les avocats expliquent que cela lui aurait permis de les faire mettre en prison, ce qui aurait fait ses affaires. Les plaideurs comprennent alors qu’ils ont tout intérêt à quitter ce .

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Catégorie:Pièce de théâtre française Catégorie:Pièce de théâtre du XVIIIe siècle Catégorie:Pièce de théâtre de Michel-Jean Sedaine Catégorie:Opéra-comique Catégorie:Œuvre de François-André Danican Philidor Catégorie:Œuvre musicale composée en 1759