L'UDB Jeunes (UDBy), UDB Yaouank en breton ou UDB Jieunes en gallo, est le mouvement des jeunes de l'Union démocratique bretonne, un parti politique autonomiste, de gauche et écologiste implanté en Bretagne. Créé en 2007, le mouvement représente les membres du parti ayant moins de 30 ans et revendique une centaine d'adhérents. Il est présent dans les manifestations sociales de la région et organise régulièrement ses propres actions militantes. Mobilisés lors des élections, certains membres ont pu se voir élire conseillers municipaux et conseillers communautaires.
Idéologie L'UDB Jeunes est le mouvement des jeunes de l'Union démocratique bretonne et, comme elle, se revendique autonomiste, de gauche et écologiste « [Gaël Briand] qui défend avec son organisation “un projet de société de gauche et écologiste, l'autonomie étant le moyen d'y parvenir”.».. Par leurs actions, les jeunes de l'UDB entendent montrer qu'ils ne se préoccupent . mais qu'ils souhaitent aussi . Ils visent donc ..
Les jeunes autonomistes souhaitent . Ils savent aussi faire entendre leur propre voix au sein du parti ; une voix parfois marquée comme lorsqu'ils ont affiché leur opposition au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes à l'occasion du congrès national de 2012 à Mûr-de-Bretagne et en participant aux manifestations dans le bocage nantais.. ..
Organisation Structure interne L'UDB Jeunes est animée par les adhérents de l'Union démocratique bretonne ayant moins de . Le mouvement revendiquait une centaine de membres en ; la jeune génération représentant plus généralement environ 20 % des effectifs du parti..
Créée en 2007, elle s'est d'abord structurée autour d'un bureau composé de cinq membres élu tous les ans : un responsable, qui avait également la charge de porte-parole, un vice-responsable, un chargé des affaires internationales, un secrétaire et un trésorier.. D'autres membres pouvaient prendre part au bureau avec des délégations thématiques comme les relations avec le monde étudiants.. En 2008, les jeunes autonomistes obtiennent que leur responsable soit membre de droit au bureau politique du parti... À partir de 2010, il est élu lors d'une assemblée générale organisée tous les deux ans à l'occasion des congrès nationaux de l'UDB.. Depuis 2013, la branche jeunes a modifié son mode de fonctionnement pour évoluer vers une organisation dite horizontale..
Les responsables de l'UDB Jeunes sont successivement Gwendal Riwal de à ., Julien Le Bot de à . et Nil Caouissin de à .. Lors du de l'UDB à Préfailles en Loire-Atlantique, ce sont deux porte-paroles qui sont élus de manière paritaire : Victor Gallou et Trefina Kerrain.
Au niveau européen, l'UDBy est affiliée à la branche jeunes de l'Alliance libre européenne (, EFAy), un parti politique européen qui siège au Parlement européen et qui rassemble des partis régionalistes, autonomistes ou indépendantistes présents sur le territoire de l'Union européenne.
Identité visuelle Le premier logo apparu à la création de l'UDB Jeunes est, semble-t-il, inspiré du logo de l' (EFAy). Il a laissé place à une nouvelle version sur les supports de communication en :
Actions militantes vignette|upright=1.2|alt=Photographie de militants de l'UDBy pendant la Gaypride de Nantes du 21 mai 2011|right|Des militants de l'UDBy pendant la Gay pride de Nantes le 21 mai 2011. Si les jeunes autonomistes sont liés à l'UDB, ils bénéficient d'une large autonomie d'action. L'UDB Jeunes est régulièrement visible dans les manifestations., les sit-in. ou dans des distributions de tracts... Elle organise aussi ses propres actions militantes pour aller à la rencontre des publics et diffuser ses idées : Le festival « » : un modeste festival de trois jours alliant conférences et concerts. La première édition a eu lieu du au .. Le « » : une semaine pour faire un « tour de Bretagne de l'autonomie » et promouvoir les idées de l'UDB. Deux éditions ont été organisées en 2009 et 2010...... Le « Weekend jeunes » : deux jours de rencontres et de débats, ouverts aux sympathisants, organisés plusieurs fois par an pour réfléchir et se confronter aux différents problèmes de société... Des débats ou des tables rondes : en faveur des langues régionales. ou encore sur la place et le rôle des migrants dans notre territoire.. Des opérations Clan du néon : actions directes et non-violentes menées régulièrement pour éteindre les enseignes qui restent allumées toute la nuit, en abaissant les leviers des interrupteurs inter-pompiers situés à l'extérieur des magasins... Des visites d'entreprises : ostréiculteurs, agriculteurs biologiques., cidrerie industrielle. ou encore concepteur d'hydroliennes. Des actions écologiques : création de talus., nettoyage de ruisseaux.. Des marches militantes : notamment pour et en maintenir ou développer le réseau secondaire......
Par ailleurs, des membres de l'UDB Jeunes ont pu être à l’initiative d'autres actions individuelles ou collectives comme la création d'une association LGBT à Lorient. ou l'ouverture d'un cours de langue bretonne dans le campus vannetais de l'université de Bretagne-Sud (UBS)....
Histoire
Les Jeunesses progressistes de Bretagne Les Jeunesses progressistes de Bretagne (JPB), ou en langue bretonne, sont considérées comme le premier mouvement de jeunesse de l'Union démocratique bretonne..
À la fin de l'année 1969, un groupe de jeunes lance un nouveau journal : (qui signifie « nous » en breton). Celui-ci se propose de rassembler les . Il est soutenu par dix cercles locaux, à commencer par celui du Faouët d'où est partie l'initiative. Ce regroupement aboutit rapidement à la création officielle des Jeunesses progressistes de Bretagne.. Comme l'UDB fondée quelques années plus tôt, ce mouvement de jeunesse affirme l'existence du peuple breton, dénonce son exploitation coloniale par l'État français et condamne le capitalisme. Si les JPB soutiennent la formation politique, elles gardent pour autant une réelle autonomie : encore en pleine construction, l'UDB est occupée par son propre militantisme et ne souhaite pas s'immiscer tout de suite dans les affaires de ce jeune mouvement..
Les quelques années qui suivent changent la donne et voient les JPB évoluer . En pleine guerre froide, certains d'entre eux voient en la médiatique République populaire d'Albanie un exemple concret : l'Albanie, plus petite et moins peuplée que la Bretagne, montrerait la possibilité d'une Bretagne indépendante et socialiste. Ce glissement idéologique pro-albanais, et donc pro-chinois, décide l'Union démocratique bretonne à s'investir davantage auprès des jeunes.
Les Jeunesses progressistes de Bretagne auront édité deux périodiques : , 30 numéros publiés de à 1974., puis qui n'a connu que trois numéros en 1974..
Des JDB à l'UDB Jeunes
Par la suite, les Jeunesses progressistes de Bretagne se renomment Jeunesses démocratiques bretonnes (JDB) et deviennent officiellement la branche jeune de l'UDB. Dans les années 1990, les jeunes autonomistes modernisent leur nom en Jeunes démocrates bretons (JDB) dans une période où, faible en effectif, le mouvement est surtout voué aux contacts européens. Puis le mouvement semble s’essouffler et disparaître jusqu'à l'arrivée dans le milieu des années 2000 d'une nouvelle vague de jeunes militants.
En 2007, ces nouveaux militants fondent (UDBy), Les jeunes de l'UDB en français. Leur sigle s'inspire des mouvements de jeunes internationaux comme l' (EFAy) à laquelle ils adhèrentLe sigle UDBy correspond aussi a l'appellation du mouvement en anglais : .. Le mouvement se structure jusqu'à obtenir en 2008 le droit de voir son responsable siéger et voter au bureau politique du parti. En , à l'occasion d'une assemblée générale organisée à Nantes, le nom choisi quelques années plus tôt laisse sa place à une version plus courte, UDB Jeunes (UDBy), dont la version en breton correspond davantage au sigle de la formation qui, lui, est conservé.
Élections vignette|upright=0.7|alt=Portrait d'Ana Sohier|Ana Sohier est élue conseillère municipale à Rennes depuis 2008. Les membres de l'UDB Jeunes s'impliquent aussi pendant les campagnes électorales. et plusieurs d'entre eux ont pu se voir élire : Gwendal Riwal, conseiller municipal de Guingamp (Côtes-d'Armor). Élu à l'âge de lors des élections municipales de sur une liste de la gauche plurielle (PS, UDB-Gauche alternative, Verts, PCF).. À la Ville de Guingamp, il siège dans trois commissions : « Finances », « Économie et formation, commerce et tourisme » et « Urbanisme, affaires foncières ». Il est conseiller communautaire à la communauté de communes de Guingamp et délégué au syndicat mixte de développement du pays de Guingamp. .. Gwendal Riwal ne se représente pas lors des élections municipales de . Ana Sohier, conseillère municipale de Rennes (Ille-et-Vilaine). Élue à l'âge de lors des élections municipales de sur une liste de la gauche plurielle (PS, UDB, Verts, PCF, PRG). Elle est chargée de la délégation « patrimoine culturel et immatériel ». ; c'est la première élue en France à avoir reçu une délégation à ce titre.. Ana Sohier se représente lors des élections de et est élue conseillère municipale déléguée au patrimoine et à la politique linguistique et conseillère communautaire de Rennes Métropole.. Étienne Kerbaul, conseiller municipal de Lanleff (Côtes-d'Armor). Élu lors des élections municipales de sur une « liste d'ouverture majoritairement de gauche ». . Il ne se représente pas lors des élections de . Renan Mollo, conseiller municipal de Riantec (Morbihan). Élu à l'âge de lors des élections municipales de sur une liste sans étiquette.. Gwennoline Salaün, conseillère municipale de Plourhan (Côtes-d'Armor). Élue à l'âge de lors des élections municipales de sur une liste divers gauche.. Anthony Hamelin, conseiller municipal de Saint-Herblain (Loire-Atlantique). Élu à l'âge de 26 ans lors des élections municipales de sur une liste de la gauche plurielle (PS, EELV, PCF, UDB, PRG).
Éditions vignette|upright=1.2|alt=Logo revue Koulmig|Manchette de la revue Koulmig. Les jeunes autonomistes rédigent régulièrement des articles pour Le Peuple breton dont le rédacteur en chef n'est autre que Gael Briand, membre de l'UDB Jeunes de 2007 à 2014.. En parallèle, le mouvement éditait à partir de la revue signifie en français « la petite colombe », l’emblème de l'UDB., un quatre ou huit-pages en ligne se voulant mensuel et qui a vu son et dernier numéro paraître en La revue a subi une longue interruption de parution entre septembre 2010 et septembre 2012. Outre les numéros périodiques, six numéros spéciaux sont parus.....
Dans le cadre de ses travaux, l'UDBy a publié en un document de intitulé Contribution à la réflexion sur la jeunesse bretonne.. Cette production, qui donne le point de vue de l'UDBy sur les problèmes vécus par la jeunesse, a été proposée aux conseillers régionaux à l'occasion d'un débat organisé par la Région Bretagne le .. Lors de ce débat, trois des amendements défendus par les conseillers régionaux UDB sont directement issus du travail de réflexion des jeunes autonomistes.. L'un d'entre eux, s'il n'a pas été voté, a par ailleurs été suivi d'effet : l'UDBy proposait un élargissement des tarifs jeunes de la SNCF aux 26- en argumentant sur le fait que les parcours de formation initiale peuvent se prolonger au-delà de . C'est ce qu'a provisoirement mis en place la SNCF pendant le dernier trimestre 2011..
Notes
Références Livres
Périodiques Articles des magazines Le Peuple breton et Koulmig
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Annexe
Bibliographie
Articles connexes Mouvement de jeunesse Bretagne - Politique en Bretagne Gauche (politique) - Socialisme - Écologie politique Cinquième République - Mouvement breton - Autonomisme Union démocratique bretonne (UDB) - (EFAy) Magazine Le Peuple breton