La bataille du plateau de Chevalon est une victoire de l'évêque de Grenoble, Isarn, sur une armée de Sarrasins qui s'est déroulée vers l'an 967.
Introduction
Au cours du , la Provence n'est pas la seule à subir les attaques des Sarrasins. Vers 930, selon Philippe Sénac, un corps de guerriers sarrasins débarqué dans le sud-est de la Gaule, prend d'assaut le diocèse de Grenoble et des terres se trouvant à proximité. Chassé de son diocèse de Grenoble, l'évêque Isarn s'exile alors dans les alentours de Grenoble. Bien décidé à reprendre possession de son ancien domaine, Isarn prépare soigneusement sa contre-offensive. Afin d'atteindre cet objectif, Isarn doit se constituer une armée. Ayant sûrement des moyens financiers limités pour recruter, Isarn joue de la ruse et lance dans la contrée de Grenoble une proposition d'engagement. En échange d'un enrôlement dans son armée, chaque recrue recevrait une partie des terres que les Sarrasins possèdent alors dans les alentours du diocèse de Grenoble et laisseraient donc obligatoirement en cas de victoire d'Isarn. Même si l'aventure paraît peu sûre et périlleuse, beaucoup se laissent tenter. C'est ainsi qu'en dix ans, des nobles, des guerriers et des paysans de la contrée de Grenoble répondent massivement à l'appel d'Isarn et se rangent sous son aile.
Déroulement
Ayant réussi à constituer son armée, Isarn peut passer à la contre-attaque. La conflit a lieu environ en 967, puisque les annales de Flodoard (919-966) n'en soufflent mot. Les troupes d'Isarn et les Sarrasins règlent l'affaire dans une rude bataille qui se déroule sur le plateau de Chevalon. Malgré une bataille assez acharnée, les Francs remportent la victoire et les Sarrasins sont complètement chassés de toutes les terres qu'ils occupaient dans la contrée de Grenoble. Alors que l'évêque Isarn peut reprendre possession de son diocèse, ses soldats peuvent comme promis se partager les terres que les Sarrasins avaient un instant possédées dans les alentours du diocèse.
Commentaires Certains grands nobles de l’ancienne province du Dauphiné font remonter la fortune de leurs ancêtres au temps de la croisade d'Isarn. C'est le cas des familles de Monteynard, de Sassenage et Alleman. On retrouve notamment cette hypothèse d'origine chez l'auteur dauphinois Guy Allard, qui mentionnait la présence d'un Allemannus de Uritatico dans les documents médiévaux.. Les noms de « Morletière » (lieu de station des Maures), « Chassolière » (lieu de la poursuite), « Pugnière » (lieu du combat), témoigneraient de l'existence de la bataille de Chevalon.
Notes et références
Voir aussi
Chevalon Chevalon Chevalon Catégorie:Histoire de la Provence Catégorie:Histoire de l'Isère Catégorie:Dauphiné Catégorie:Bataille du haut Moyen Âge