Alexandre Fiodorovitch Mojaïski by Andrzej Bajor (en ), né le /[?] 1825 à Rochensalm, gouvernement de Vyborg, grand-duché de Finlande, Empire russe, mort le / à Saint-Pétersbourg, est un officier kontr-admiral de la Marine impériale russe, un chercheur et un inventeur, précurseur de l'aviation en Russie.
Il est l'aîné d'une famille de cinq enfants. Son père, l'admiral Fiodor Timofeïevitch Mojaïski (), est marin comme son grand-père. Il se marie en 1861 et a deux enfants.
Le , l'Institut militaire d'ingénierie spatiale de Saint-Pétersbourg est nommé en son honneur (arrêté du Ministère de la Défense de l'URSS 42).
Biographie Les dates indiquées sont celles du calendrier julien, en vigueur en Russie jusqu'en 1918.
Carrière militaire 1833, A. Mojaïski fait ses études au corps des cadets de la Marine, et pendant six ans il étudie la navigation, l'astronomie, la mécanique théorique, la géométrie descriptive, l'arpentage, la tactique navale, le matelotage, la théorie de la construction navale, l'architecture navale et la langue française Военная Литература, Биографии, Александр Федорович Можайский La littérature militaire. Biographies. Alexandre Mojaïski, et obtient son diplôme le .
Flotte de la Baltique En 1842, il est aspirant lorsqu'il effectue son service naval sur plusieurs navires de guerre dans la flotte de la Baltique, sur la Baltique et en mer Blanche. Ces sept années vont le durcir, approfondir ses connaissances et multiplier ses expériences pratiques. En 1849, il est promu lieutenant.
Le Japon thumb|left|250px|Naufrage de la Diana dans la Baie de Suruga
À Kronstadt, le , il monte à bord de la frégate (), qui prend la mer le sous le commandement du lieutenant Stepan Lessovski (1817-1866), avec 400 personnes à bord dont son frère cadet, le botaniste Carl Maximowicz (1827-1891) et Ivan Ivanovitch Boutakov В море En mer. Ils voyagent à travers les océans Atlantique et Pacifique, puis après connaissance de la déclaration de guerre Les opérations dans le Pacifique pendant la guerre de Crimée 1854 – 1856 font route vers le Japon, où se joint, dans la baie de Castries, le , l'expédition du contre-amiral Poutiatine (1803-1883) qui est chargé de conclure un traité de commerce avec le Japon. Celui-ci embarque avec le capitaine et chef d'expédition Konstantin Possiet (1819-1899), le premier officier Alexeï Pechtchourov (1834-1891), Pavel Zelenoï (1833-1909), (1833-1904). Le , dans la baie de Shimoda, la frégate Diana subit un tremblement de terre suivi d'un tsunami et, malgré un remorquage par une centaine de bateaux japonais, sombre dans la Baie de Suruga.
Pour leur retour en Russie, Alexandre Kolokoltsov et Mojaïski dirigent la construction d'une goélette légère (inspirée du magazine 1 Collection de la mer de 1849) et le , elle porte le nom de (), nom du village qui les a accueillis (véritable abri pendant la guerre de Crimée). Le chantier naval initie le Japon aux techniques de construction navale européenne.
En mai 1855 il est de retour, et dans l'année est nommé sur le brick Antenor en mer Baltique. Après la guerre, . Dans l'année, il est décoré chevalier de l'ordre de Saint-Stanislas de deuxième classe.
Khiva En 1858, il est en Asie centrale, et prend part à l'expédition de Khiva et Bukhara (une mission de Nikolaï Pavlovitch Ignatiev) à bord du bateau à vapeur Perovski (), sous les ordres du capitaine Alexeï Boutakov by H. Sutherland Edwards, 1885, où se trouve à bord O.V. Struve dans sur Springer. Dmitri Arseniev fait également partie de cette expédition. Mojaïski fait une première description du fleuve Amou-Daria et du bassin de la mer d'Aral Oriental Research Partners, 1984. Au retour de l'expédition, Mojaïski est décoré chevalier de l'ordre de Saint-Vladimir de quatrième classe.
Commandant Officier supérieur sur l'Eagle, il navigue en mer Baltique, et le , reçoit le grade de lieutenant-capitaine. Puis il est chef d'équipe pour l'installation d'un moteur à vapeur sur un bateau (), construit à Pori en Finlande, sur lequel il est nommé commandant, et vogue en mer Baltique. En 1860, on lui décerne ses 15 années de service dans la marine Impériale.
Le , il est démis de ses fonctions de commandant et le il est à Kronstadt dans les équipages des de la Marine sous le commandement du capitaine Abolechova.
Le , il est nommé candidat pour le poste d'assistant en tant que conciliateur du de Griazovetski dans la province de Vologda (un service de détachement temporaire de la Marine). En 1866, il est promu au grade de capitaine , et le , il est capitaine Histoire et témoignages familiales.
Retraite militaire En 1879, il est ré-engagé pour le service militaire actif et envoyé au corps des cadets de la Marine, où il enseigne à l'école de navigation. En , il est lieutenant-général, puis quitte la Marine pour « raisons familiales ». Le il est kontr-admiral, à la retraite.
Carrière d'inventeur right|thumb|290px|Plan du brevet, en 1881, de L'Avion de Mojaïski right|thumb|290px|Timbre soviétique de 6 kopecks (1963)Alexandre Mojaïski, précurseur de l'aviation
Au cours de son séjour au Japon, fin 1854-1855, il peint, par Asahi Shinbunsha, 1962 des scènes de la vie quotidienne du peuple japonais et ses caractéristiques architecturales (une vingtaine de ses œuvres est conservée au Musée naval de Saint-Pétersbourg). Il est aussi daguerréotypiste.
À son retour, il s'intéresse au vol des oiseaux et aux cerfs-volants, et commence à envisager un appareil volant.
Vologda Il se marie avec Lioubov Dmitrievna Kouzmina (, 1847-1866), dans l'église Sainte-Catherine à Vologda, le , avec qui il a deux fils, Alexandre et Nikolaï. Ils s'installent dans la région de Vologda (aujourd'hui Mojaïskoïe, et la maison est un musée A.F. Mozhaisky's house-museum). Il y étudie le vol et la structure des ailes des oiseaux, sur la rivière Bug Yuznuj, et le lac Koubenskoïe. Il s'aménage un atelier pour le travail du bois, construit des cerfs-volants (1868-1869) et les lance de la colline Bytchikha (en ), il fait des recherches importantes pour le développement de l'aéronautique.
A. Mojaïski assiste aux réunions du Comité de Vologda, participe à la mise en œuvre de la réforme paysanne (1861-1876) et prépare la première exposition ethnographique de Moscou, qui a lieu au printemps 1867.
Voronovitsa En 1869, son frère Nikolaï décède tragiquement. Veuf, Mojaïski s'installe, seul, sans ses enfants qui sont confiés à sa mère, dans la propriété acquise à une vente aux enchères par son frère d'Adolf Grocholski, à Voronovitsa Вороновица Voronovitsa, à de Vinnytsia (depuis 1971 : Musée de l'aviation et de l'astronautique). En 1870, il demande et reçoit des fonds du Ministère des forces armées russe pour ses recherches aériennes. Il travaille dans la vaste propriété, un palais de trois étages construit en 1780 avec 43 chambres sur , sur un parc à la française, jusqu'en 1876 Histoire de l'aviation et de l'espace. Musée Voronovitsa, Ukraine Castles and Churches of Ukraine.
Saint-Pétersbourg Toujours dans les Corps de la Marine, il s'installe à Saint-Pétersbourg, au 48 perspective Nevski CHILDRENS NEWSPAPER, , , page 3, et commence à construire son projet en utilisant les conseils d'éminents scientifiques russes. Selon l'ingénieur militaire Struve, « deux fois en l'air et a volé confortablement », Mozhaisky est soulevé du sol par son assemblage de cerfs-volants tiré par une troïka (chevaux){djvu} . A. Mojaïski continue à améliorer son projet. En septembre, à Saint-Pétersbourg, il fait voler un modèle réduit, avec trois hélices, devant une foule de personnes : il roule le long de la table et décolle, vole rapidement et de façon constante, sous les yeux émerveillés des spectateurs, un vol stable à une vitesse supérieure à 5 m/s avec une charge supplémentaire d'environ 1 kg.
La construction de son modèle dans sa taille réelle nécessite une forte somme d'argent, qu'il n'a pas. Aussi, début 1877, il décide d'exposer son invention à la critique scientifique de la Cour impériale: son projet peut être utilisé à des fins militaires. Il adresse au comte Édouard Totleben, président du Ministère de la commission militaire de l'aéronautique, une demande de fonds nécessaires pour faire de la recherche et des expérimentations.
Le , il est magistrat honoraire, district de Podolie.
Conception Au , par arrêté du Ministre de la Défense Miloutine, une commission spéciale est formée pour examiner le projet de Mojaïski. Elle comprend des représentants majeurs de la science et de la technologie russes : Dmitri Mendeleïev, Nikolaï Pavlovitch Petrov (1836-1920) (auteur de la théorie hydrodynamique sur la friction, Loi de Petrov), le lieutenant-général Zverev, le colonel et ingénieur militaire Struve. Après deux réunions, ils décident qu'il est « capable de mener à bien par des résultats favorables » et délivre à l'inventeur roubles (une somme importante) pour la poursuite de ses travaux, mais l'oblige à présenter un programme d'expériences pour l'appareil. Le , il présente au chef de projet de l'ingénierie son programme d'expériences, qui comprend une étude des hélices, etc. , la charge spécifique sur l'aile, la résolution de la question du contrôle et la durabilité de l'avion. Après avoir touché une partie seulement de la somme promise ( roubles), l'inventeur travaille dans des conditions très difficiles, manque de moyens financiers mais, malgré tout, construit bientôt un nouveau modèle. Qui, selon ses contemporains, « a volé bas librement avec beaucoup de douceur ».
Le , il fait appel au Bureau de l'ingénieur en chef et demande des fonds supplémentaires, roubles, pour la construction d'une grande machine « capable de soulever une personne », et présente des dessins détaillés, avec les calculs appropriés, et une note explicative contenant une description de l'appareil. Il a également prévu l'installation d'équipements de navigation aérienne : une boussole, un compteur de vitesse, un baromètre, un altimètre, deux thermomètres, une ouverture pour les bombardements... Sur le plan de Mojaïski, l'avion est destiné à des fins militaires, pour la reconnaissance et le bombardement. Il souligne que « la construction de l'appareil, de par le côté technique, ne présente aucune difficulté ou impossibilité ». Une nouvelle commission d'experts est nommée – le général Paucker, le général Gueria et le colonel Walberg. Après deux réunions, dont la première le où la Commission doute que la machine puisse flotter dans les airs et demande des données supplémentaires, elle rend enfin sa décision le pour rejeter sa demande.
Mojaïski conteste cette décision auprès du ministre de la Guerre Vannovski. Cependant celui-ci approuve la décision de la Commission. Il envoie également une lettre au Bureau de l'ingénieur en chef, le général Zverev. Sans succès.
Un grand soutien moral des scientifiques russes lui est fourni, dont le professeur I. Alymov de la Naval Academy qui écrit : « ... Mojaïski est peut-être même à la dernière étape pour résoudre la grande question de la navigation dans l'air, avec le contrôle de la direction voulue et souhaitée... il a, à notre avis, le grand mérite, si ce n'est de résoudre complètement ce problème dans la pratique, du moins, d'être très proche de la réponse, et donc de la solution à la question de la montgolfière ».
Construction Avec ses propres moyens financiers, il continue, étudie les forces aérodynamiques et, encouragé par le succès de ses maquettes, persévère et construit une machine. En mars, il présente un appareil expérimental original et décide de faire breveter son invention. Le , il dépose une demande au Ministère du Commerce et des Manufactures. Et le , le Capitaine Mojaïski reçoit un brevet, afin de « mettre en œuvre pour voler dans les airs », pour sa conception d'un monoplan avec un moteur à vapeur, présentée par des dessins.