Le Loire 250 était un avion de chasse français de l'entre-deux-guerres. Construit par la société Loire-Nieuport, il n'a pas dépassé le stade de prototype.
Origine Le le ministère de l'Air lança un programme de chasseurs monoplaces (C1). Modifié à plusieurs reprises, ce programme fut figé le , donnant naissance à deux catégories d’appareils : des chasseurs légers de et des chasseurs lourds de (performances exigées : , pour atteindre ...) Cette dernière catégorie donna naissance à quatre monoplans à aile basse cantilever et train rentrant. Mais alors que le Morane-Saulnier MS.405, qui sera finalement choisi, avait une structure tubulaire partiellement entoilée, les quatre autres appareils présentés adoptaient une structure monocoque à revêtement travaillant. Il s’agissait des Bloch MB.150, Dewoitine D.513, Loire-Nieuport LN 161 et Loire 250.
Description Dessiné par l’ingénieur Asselot, le Loire 250 se présentait comme un monoplan à aile basse cantilever dont la voilure comportait un plan central sans dièdre, échancré à l’emplanture pour faciliter la visibilité vers le bas et comportant des volets d’intrados donnant à l’appareil une vitesse d’atterrissage de tout juste Flight . Les panneaux externes de forme trapézoïdale affichaient un dièdre positif. Réalisée autour de deux longerons-caissons, la voilure disposait d’un revêtement travaillant. Le fuselage relativement compact était construit derrière un gros moteur Hispano-Suiza 14Ha-79 en double étoile de protégé par un capot NACA. De section circulaire à l’avant, où se situait un réservoir de , il évoluait vers une section ovoïde en arrière du siège du pilote et de terminait par un empennage classique. Le poste de pilotage, largement vitré, était couvert par une verrière coulissante. Le train d’atterrissage se relevait latéralement vers l’intérieur au moyen de vérins hydrauliques. L'armement prévu comportait 2 canons de et 2 mitrailleuses de .
Une courte carrière Piloté par Sadi-Lecointe, le prototype fit son premier vol le et se révéla très instable, affichant des performances décevantes avec une hélice provisoire bipale à pas fixe en boisGreen/Swanborough . Diverses modifications aérodynamiques, comme la modification de l’empennage, rendirent progressivement l’appareil plus stable, et le montage d’une hélice tripale à pas variable Hamilton Standard construite sous licence par Hispano-Suiza améliora les performances de l’appareil mais il est douteux que les annoncés aient été atteintsL'Aéronautique du . Il fut présenté en vol à Villacoublay au général Denain, ministre de l'Air, début en compagnie des Morane-Saulnier 405 et Nieuport 160Les Ailes du . Le prototype aurait dû ensuite rejoindre le Centre d'essais du matériel aérien (CEMA) pour y subir enfin des essais officiels mais, curieusement, ne fut pas repris dans les actifs de la Société Loire-Nieuport au moment de sa nationalisation. Malgré son exposition au Grand Palais du 13 au à l’occasion du Salon de l’aéronautiqueFlight , le prototype fut tout simplement abandonné au fond d’un hangar de Villacoublay.
Sources
Références . Flight du .
Liens externes Photos et plan trois-vues sur le site airwar.ru
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