vignette|Un AUV lors d'un concours d'étudiants en 2009. vignette|Pluto Plus AUV pour l'identification des mines et leur destruction du navire de guerre des mines norvégien KNM Hinnøy en 2012.

Un robot autonome sous-marin ( ou AUV), est un robot qui se déplace dans l'eau de manière autonome, contrairement à un véhicule sous-marin téléopéré ( ou ROV). Dans le domaine militaire, il y est fait référence sous l'appellation (UUV).

Description En général, les AUV ont une forme de torpille afin de minimiser leur traînée hydrodynamique, ce qui permet de limiter la consommation énergétique et donc d'augmenter leur portée. Les plus petits sont transportables à la main par une personne seule, tandis que les plus gros peuvent mesurer plusieurs mètres de longueur (exemple: AUVs AsterX et IdefX d'Ifremer). L'autonomie varie de quelques heures à quelques dizaines d'heures. On programme en surface une trajectoire prédéfinie puis le robot accomplit celle-ci de façon autonome sous la mer. Au terme de la mission, il revient en surface et est récupéré. Les communications avec le robot sont très limitées durant la mission en raison des très faibles débits des modems acoustiques. Ainsi, les données collectées ne sont accessibles que lorsque le robot revient en surface (soit par récupération du robot, soit par communication radio). Les AUV sont alimentés par des batteries. Ils sont propulsés par un ou plusieurs moteurs à hélice, complétés parfois par des gouvernes. Certains robots autonomes sous-marins se déplacent en planant, grâce à un ballast permettant de faire varier leur flottabilité. Ce type de robot porte le nom de glider et dispose d'une autonomie énergétique très supérieure (de l'ordre du semestre), en raison de leur déplacement très lent ().

Modèles d'AUV Il existe de nombreux modèles d'AUV (Remus, Bluefin Robotics, Gavia, Pluto Plus AUV). En France, les sociétés ECA Robotics et Alseamar fabriquent également des AUVs. Ifremer dispose de deux AUVs construits sur mesure et les opère régulièrement pour des campagnes océanographiques jusqu'à de profondeur et de portée : AsterX et IdefX. Un programme d'AUV à grande profondeur est en cours (projet CORAL)., il plonge pour la première fois à près de en .

Domaine militaire Plusieurs États, dont les États-Unis, l'Australie, la France, la Suède, la Grande-Bretagne, la Chine, la Russie, la Corée du Nord s'intéressent à des applications militaires pour des robots sous-marins autonomes, pour le recueil de renseignement, le combat, ou la lutte contre les mines.

La marine américaine dispose notamment d'un AUV de et d'une autonomie de , appelé Orca et dont le premier exemplaire est mis à l'eau en . La marine australienne développe le XL-AUV Ghost Shark et la Royal Navy développe le XL-AUV CETUS.

La société française ALSEAMAR développe le glider SeaExplorer ( d'autonomie, en plongée). En , la Marine nationale en commande cinq exemplaires pour en doter le SHOM [service hydrographique et océanographique de la Marine], mais aussi ses navires de guerre. Sur fonds propres, en 2016, Naval Group lance la conception d’un grand drone sous-marin XL-UUV. En 2024, Naval Group à la demande et avec l'appui de la DGA, décide de construire un nouveau démonstrateur de drone sous-marin de combat de grande taille.

De nombreux pays, développent des drones sous-marins en plus de drones de surface (voire une collaboration des deux) pour la lutte contre les mines marines... En , la marine française commande huit drones sous-marins (option pour une tranche de huit supplémentaires) A18M d’Exail équipé d'un sonar Thales Samdis 600, devant être livrés entre 2028 et 2030. Cet AUV est destiné à intégrer le système de lutte anti-mines futur [Slamf]. Mesurant pour , il s’appuie sur les retours d’expérience du prototype A27 d’Exail au sein de la Marine nationale. Il peut plonger à et dispose d'une autonomie de dix heures.

De son côté, la Marine chinoise développe une classe de robots sous-marins autonomes appelée HSU-001. La marine russe a mis en service le 2M39 Poseïdon et la Corée du Nord développe le Haeil à charge nucléaire.

En , l'Ukraine détruit un sous-marin russe de la classe Kilo à l'intérieur du port de Novorossiïsk à l'aide de drones sous-marins Sub Sea Baby ; la Russie reconnait « un sabotage ».

En , la Marine allemande réceptionne un drone sous-marin Blue Whale destiné à la reconnaissance et à la détection. Le drone est fabriqué par la société israélienne IAI en collaboration avec la société allemande TKMS.

Essaim autonome Un concept proche, qui est aussi une variante de cette approche est celle de l'essaim de petits robots capables de coopérer entre eux, l'ensemble (l'essaim) étant alors considéré comme autonome. Ces petits robots peuvent communiquer entre eux (par exemple par des signaux lumineux ou des messages acoustiques) et effectuer des tâches collaboratives, similaires ou complémentaires, comme photographier le fond marin, la photo finale étant obtenue par la combinaison de toutes les photos prises par les robots de l'essaim .

Concours Il existe un concours européen de robots autonomes, organisé chaque année à La Spezia par le CMRE () de l'OTAN, à destination des étudiants : SAUC-E.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes Eca Group Bluefin Robotics Machine Intelligence Laboratory

Bibliographie Bohm H & Jensen V (2012), , ed. Vancouver, B. C. Canada : Westcoast Words

OceanServer (2014). . http://www.iver-auv.com/ Yuh (2000), , , University of Hawaii, Honolulu, Hawaii

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