Le de hussards () est une unité de cavalerie légère de l’armée française, créé sous la Révolution française. Il se distingua notamment lors des guerres de la Révolution et de l’Empire, puis à la Première Guerre mondiale.
Il est dissous à Altkirch en 1993. En 2017, son étendard a été confié au centre du renseignement terre (CRT) de Strasbourg.
Création et différentes dénominations : levée du régiment des éclaireurs de Fabrefonds par le colonel Joseph Fabrefonds 26 février 1793 : renommé de hussards 4 juin 1793 : après la trahison du 4e régiment de hussards, il est renommé de hussardsAprès la trahison du 4e régiment de hussards ci-devant régiment de Saxe hussards, tous les régiments suivants sont décalés d'un numéro vers le bas 1796 : lors de la réorganisation de 1796 le de hussards garde son nom 1803 : le de hussards garde son nom et son rang obtenu en 1796. 1814 : dissous 1840 : recréé 1929 : dissous 1951 : recréé comme régiment de reconnaissance 1993 : dissous à nouveau 1998 : l'uniforme de la période 1789 à 1814 est recréé par l'association de reconstitution historique maréchal Suchet, armée des Alpes, qui représente le régiment lors du bicentenaire d'Austerlitz en 2005. 2017 : le , l’étendard du de hussards est remis au centre du renseignement terre (CRT) de Strasbourg.
Chefs de corps
Colonels tués et blessés alors qu'ils commandaient le de hussards pendant la période de la Révolution et de l'Empire: Chef de brigade Jacob-François Marulaz : blessé à 5 reprises : une première fois en puis le , le et le ainsi que le . Seule cette dernière fut reçue en commandant le de hussards Colonel Jean-Baptiste de Laborde : blessé le et tué le Colonel Du Coetlosquet : blessé le
Officiers tués et blessés pendant qu'ils servaient dans le de hussards (entre 1805-1815) : Officiers tués : 19 Officiers morts des suites de leurs blessures : 4 Officiers blessés : 87
(*) Officiers ayant été promu par la suite au grade de général de brigade(**) Officiers ayant été par la suite promu au grade de général de division
Historique des garnisons, combats et batailles du Campagnes: Armée du Nord 1793 - Armée des côtes de La Rochelle 1793 - Armée du Nord 1794-1795 - Armées de Sambre et Meuse et de Rhin et Moselle 1797 - Armée d'Helvétie 1798 - Armée du Danube 1799 - Armée du Rhin 1800 - Grande Armée 1805-1807 - Allemagne 1809 - Russie 1812 - Allemagne 1813 - France 1814 - Italie 1859 - Algérie 1869-1870 - Algérie 1875-1877 - Grande Guerre 1914-1918 - Algérie 1957-1960. 400px|right|thumb|Motif la hongroise, il rappelle la boutonnière, très particulière et typique de la mode hongroise, brodée sur les uniformes des premiers hussards engagés en France au . Révolution et Empire vignette|Le le , capture de la flotte au Helder. vignette|Équipement de 1804. 1793 : Armée des côtes de La Rochelle Angers : mort du jeune Joseph Bara en Vendée 1794-1795 : Armée du Nord 1794 : Boxtel 1795 : Necherau, Bataille de Oppenheim, capture de la flotte hollandaise au Helder 1795 - 1797 : Armée de Rhin-et-Moselle, dépôts à la garnison de Reims et Besançon 1796 : Laufenbourg 1797 : Offenbourg 1798 - 1799 : Armée d'Helvétie Première bataille de Zurich 1799 : Armée du Danube Deuxième bataille de Zurich 1799 - 1801 : Armée du Rhin 1800 : Armée du Rhin Stochach, Buchloe, Landsberg, Lech, Passage du Danube, Indenfingen, Goltz, Bataille d'Augsbourg, Bataille de Salzbourg. 1802 - 1804 : Armée des côtes de l'Océan 1805 : Campagne d'Allemagne Memmingen, Aicha 2 décembre : bataille d'Austerlitz 1806 : campagne de Prusse et de Pologne 14 octobre : bataille d'Iéna 1807 : 8 février : bataille d'Eylau 1808 : Armée du Rhin 1809 : campagne d'Autriche : Bataille de Ratisbonne, Bataille d'Essling, Bataille d'Enzerdorf, Bataille de Wagram Bataille de Znaïm. 1812 : Campagne de Russie Bataille d'Ostrowno, Bataille de Vilna Bataille de Borodino. 1813 : Campagne d'Allemagne Bataille de Magdebourg, Bataille d'Altenbourg, 1813 : Campagne d'Allemagne : Combat de Möckern 16-19 octobre : bataille de Leipzig 1814 : campagne de France (1814) Bataille de Champaubert 14 février 1814 : bataille de Vauchamps
De 1815 à 1848 vignette|Cavalier du en 1845. Par ordonnance royale en date du le régiment de hussards est recréé, à 5 escadrons, à Lunéville. Il est formé, de , avec des éléments provenant principalement des 2e et régiments de hussards, des 7e, 8e et régiments chasseurs à cheval. 1841 : en garnison à Vendôme 1842 : en garnison à Tours 1844 : en garnison à Saint-Germain-en-Laye 1846 : en garnison à Paris au Gros-Caillou, à Grenelle et à l'École Militaire 1847 : en garnison à Moulins. Deux escadrons détachés à Nevers 1848 : Armée des Alpes. En garnison à Saint-Symphorien-d'Ozon (Isère). Dépôt à Gray 1849 : trois escadrons en garnison à Bourgoin et à la Tour-du-Pin
Second Empire vignette|Cavalier du en 1855. En le régiment alors en garnison à Fontainebleau, est passé en revue, en octobre, par le prince Napoléon au camp de Satory.
Le , les et escadrons sont au Champ de Mars à Paris pour la distribution des Aigles de drapeau. 1852 : en garnison à Lille 1855 : en garnison à Moulins. Escadrons en garnison à Saint-Omer, à Bourges et à Nevers. 1857 : en garnison à Niort 1859 : Armée d'Italie. En garnison à Vesoul En 1859, le régiment, à 4 escadrons, participe à la campagne d'Italie, sans être engagé dans les opérations actives. Affecté initialement dans le corps d'armée avec lequel il entre dans Milan, il passe ensuite dans le corps, avec lequel il embarque à Gênes pour Livourne puis il gagne Florence, puis Lucques. Après l’armistice il cantonne au lac de Garde puis Milan avant de retourner en France en . 1862 : en garnison à Limoges 1864 : en garnison à Sedan, Rocroi et Givet 1865 : en garnison à Clermont-Ferrand 1866 : Quatre escadrons en garnison à Lyon. Dépôt à Clermont-Ferrand, puis à Vienne. En , 2 escadrons sont envoyés à Sétif, Biskra et Bou Saada en Algérie.
Lors de la guerre de 1870, le régiment reste en totalité en Algérie jusqu'en , date à laquelle 4 escadrons sont envoyés à Tours, dans l'armée de la Loire avec laquelle il participe à plusieurs engagement contre les prussiens et finit la guerre à l'armée de Bretagne.
De 1871 à 1914 En 1871, rattaché au, corps d'armée versaillais, il participe à la semaine sanglante contre la Commune de Paris.
Les et escadrons restés en Algérie sont engagés contre dans des opérations de pacification en Kabylie orientale et se distingue lors de la défense de Bordj Bou Arreridj, attaquée, le , par du Cheikh El Mokrani. En mai ils font partie de la colonne CérezL Commandée par le général Jean-Baptiste Cérez, né à Limoges le 23 septembre 1820 et mort le 4 février 1889. dans l'Oued SahelGaston Bourjade : Histoire de l'occupation française dans la région d'Aumale. 1871 : en garnison à Saint-Germain-en-Laye 1872 : en garnison à Fontainebleau Entre et , le régiment est envoyé en Algérie dans les régions de Orléansville, Theniet El Had et Miliana.
Il retourne en France en et prend garnison à Lyon. 1887 : en garnison à Vienne 1893 : en garnison à Verdun 1913 : en garnison à Meaux
Première Guerre mondiale Affectations
Casernement en 1914 : Meaux ; de cavalerie légère. À la de cavalerie d' à . La DC était rattachée au corps de cavalerie Sordet jusqu'au , puis au de cavalerie jusqu'à l'armistice (la DC sera rattachée au de cavalerie d'avril à , pour l'offensive des Flandres).
1914 Le , le régiment de hussards quitte Meaux pour former la division de cavalerie, formant avec le 3e régiment de hussards, la 3e brigade légère de cavalerie et débarque le lendemain à Auvillers-les-Forges, dans le département des Ardennes avec pour mission la surveillance de la frontière entre Hirson et Rocroy.
Le , rattaché au corps de cavalerie Sordet dont il forme l'avant-garde, le régiment franchit la frontière belge en direction de Liège Historique du régiment de hussards : campagne 1914-1918 .
Le , le hussards est engagé dans des combats à Nandrin contre le de dragons (Oldenbourg). Les troupes allemandes participant à la bataille de Liège étant trop nombreuses, le régiment se replie le derrière la Lesse ou il tient les passages.
Le , lors de la bataille de Charleroi, durant la bataille des Frontières, le RH est engagé à Pont-de-Celles. Après la bataille de Charleroi, la 3e brigade légère de cavalerie, dont fait partie le hussards, assure l'arrière-garde du corps de cavalerie durant la Grande Retraite. Il se trouve ainsi aux combats à Séranvillers, au Sud de Cambrai, occupé par les troupes allemandes, puis à Guyencourt. Le régiment poursuit la retraite, en passant par Péronne, jusqu'au Sud de la Somme.
Le , le escadron se heurte près de Barastre à une brigade de cavalerie allemande. Après un bref engagement, ou l'escadron se distingue en mettant hors de combat plusieurs officiers et cavaliers, il continue la retraite.
Le , après la victoire de la Marne, le hussards qui se trouve à l'Ouest de Paris reçoit l'ordre de se porter vers l'Est de la capitale pour se porter sur l'Ourcq et le il se heurte à une forte résistance à Betz. La poursuite continue et l'ensemble de la DC, dont fait partie le régiment, est engagé successivement à Compiègne, Estrées-Saint-Denis, Ressons-sur-Matz et Lassigny afin d'inquiéter l'ennemi sur le flanc gauche.
Le , le RH se porte sur Noyon et occupe les hauteurs de Crisolles afin de surveiller la route de Guiscard. Recevant l'ordre de rallier la division de cavalerie à Larbroye il est attaqué dans les bois par l'infanterie allemande. Malgré des pertes importantes, parvenu à se dégager, le régiment se porte alors sur Vignemont où il rejoint la division.
Le , durant la Course à la mer, engagé devant Fouquescourt, le régiment parvient à enrayer l'avance ennemie malgré un violent bombardement.
Le , le régiment attaque Chilly mais se heurte sur la route de Lihons-Chilly à des éléments d'infanterie fortement organisés. C'est là que les cavaliers du hussards trouvèrent devant eux les premières tranchées de la guerre de position.
Le les et escadrons exécutent une brillante reconnaissance offensive sur Chérisy.
Du au le régiment prend part aux opérations de couverture d'Arras et à la défense de Béthune, combattant successivement à Boiry-Becquerelle, Mercatel, Salomies, devant Liévin et Lens, Souchez, Givenchy et à Aix-Noulette qui fut réoccupé par les Français le .
La forme nouvelle que prennent les opérations, amenant chaque jour des éléments de la division à combattre à pied, oblige le commandement à constituer ces groupes légers qui, au cours de la campagne, devaient s'illustrer et former plus tard le noyau des régiments de cuirassiers à pied. Du 22 au , laissant ses chevaux à la Rue Pétillon, à Fleurbaix, le Hussards tient une ligne de tranchées entre deux corps d'armée anglais, face à Fournes et est relevé par de l'infanterie indoue.
Quelques jours plus tard, les , , et escadrons prennent part, en shako et carabine sans baïonnette, à l'attaque de Messine dans la région de Kemmel.
Le régiment reste en Belgique jusqu'au avant de partir au repos avec le corps de cavalerie dans la vallée de la Canche, où il arrive le .
1915 À partir du , le régiment est organisé en détachement de qui prend les tranchées à la Fosse-Calonne à Liévin.
Le , le régiment est embarqué à Saint-Just-en-Chaussée et transporté dans la région de Chalons-sur-Marne d'où il se rend dans la région de Vitry-le-François.
Le , il est envoyé dans l'Est, à Gerbéviller où il organise défensivement la lisière Nord de la forêt de Mondon située à Moncel-lès-Lunéville.
1916
1917
1918
Entre-deux-guerres Le , à Worms, les batailles de l'Aisne et de La Marne sont inscrites sur l'étendard et le régiment reçoit la croix de guerre des mains du général Mangin DEUXIEME FORMATION (1840-1927).
En , le régiment est intégré dans la brigade mixte de Kehl, et se fixe à Strasbourg.