La banqueroute des Rohan-Guémené est une faillite dont furent coupables en 1782, Henri-Louis-Marie de Rohan et son épouse Victoire de Rohan, avec un passif de 33 millions de livres, et l'abandon de la charge de gouvernante des Enfants de France à la cour de France.

Présentation Selon certains, elle était la conséquence d'un train de vie fort élevé. Melchior Grimm et Denis Diderot, dans les Mémoires historiques, littéraires et anecdotiques, écrivent :

Le prince de Guémené n'avait pas moins de deux millions de rente, et bien qu'on eût dit quelquefois qu'il empruntait de l'argent à charge de rentes viagères, il vivait dans un milieu où la considération pour les personnes du monde dépendait de la noblesse de leur naissance et celle de leur caractère, et était indépendante de la richesse.

Les rentes échues furent payées par les autres membres de la famille Rohan, par le prince de Condé, et surtout la princesse de Guémené dont les biens étaient importantsD'après .

Cependant, comme l'explique Guillaume Imbert de BoudeauxRecueil de lettres secrètes, 1783, de nombreux prêteurs furent ruinés : Pour finir, il semble que le prince de Guémené ait agi en connaissance de cause.

Cette banqueroute frappa tant les esprits qu'à plus d'un siècle de distance, Maurice Leblanc la mentionnait dans sa nouvelle Le Collier de la ReineArsène Lupin gentleman-cambrioleur « … sauvé par lui de la ruine lors de la retentissante banqueroute de Rohan-Guéménée »..

Références

Catégorie:Ancien Régime Catégorie:Histoire économique du royaume de France Catégorie:1782 en France Catégorie:Rohan-Guéméné