thumb|right|Le château des Bonstetten à Valeyres-sous-Rances, en 1925. Le baron Gustave Charles Ferdinand de Bonstetten, né à Berne le et mort à Hyères le est un archéologue suisse et chambellan de l'Empereur Ferdinand d'Autriche. Il épouse le Mathilde Germaine de Rougemont de Löwenberg, née le et morte à Hyères le .

Il a mis au jour en 1846 à Orbe, la mosaïque romaine dite du Triton. Il se livre aussi, à Hyères dans le Var à quelques activités d'acclimatation dans sa maison de villégiature varoise.

L'archéologue bernois

Le baron Gustave de Bonstetten fait de nombreux voyages d'études en Allemagne, en Italie ou en Autriche. En Suisse, il vit successivement à Berne, Thoune, et Valeyres-sous-Rances ou il se consacre à l'étude de la préhistoire. Collectionneur d'antiquités, il devient archéologue et conduit de nombreuses fouilles en Suisse romande dans plusieurs cantons suisses : Berne, Fribourg, Argovie et Vaud notamment. Il est à l'origine de la découverte de mosaïques romaines près d'OrbePour une vision critique des découvertes de mosaïques par Gustave de Bonstetten, consulté le 21 décembre 2010. avec son collaborateur, l'archéologue bernois Albert JahnAlbert Jahn, né le 9 octobre 1811 à Douanne et mort le 23 août 1900 à Berne fait des études de théologie et de philologie à Berne (1831-1834), d'archéologie à Heidelberg et Munich (1835-1837, avec habilitation). Maître secondaire à Bienne et à Berne (1837-1852), il travaille aux Archives fédérales dès 1853 et occupe différents postes au Département fédéral de l'intérieur de 1862 à 1899. Passionné d'archéologie, il réalise des fouilles et rédige des articles scientifiques à leur sujet. Pour saluer ses mérites en ce domaine dans le canton, l'université de Berne lui décerne le titre de docteur honoris causa en 1866 et de professeur honoraire en 1897.. Cette superbe mosaïque fait l'objet de déprédations dès 1846, année de sa découverte. D'après une lithographie de 1845, ce pavement se trouvait pourtant en excellent état lors de sa découverte cette même année. L'année suivante, il est entièrement détruit (sauf quelques médaillons). Le baron de Bonstetten met aussi à jour des chars de guerre antiques ainsi que des armes préhistoriques à TiefenauBaron Gustave de Bonstetten, Notices sur les armes et chariots de guerre découverts à Tiefenau, près de Berne, en 1851, Berne, 1853..

Le musée de l'Antiquarium à Berne (musée historique de Berne) est doté de la collection d'objets préhistoriques lui ayant appartenuGénéalogie de la famille Bonstetten, consulté le 21 décembre 2010..

Il entreprend aussi d'importantes campagnes de fouilles dans le Var, en France et découvre près de Hyères, ou il possède une propriété, le Dolmen de Gaoutabry, en 1876La découverte du Dolmen de Gaoutabry par le baron de Bonstetten, consulté le 21 décembre 2010.. Il identifie ce monument funéraire comme étant trois petits dolmens accolés. Il est l'auteur de plusieurs publications dont le Recueil d'antiquités suisses (1855, 1860 et 1867)Gustave de Bonstetten, Recueil d'antiquités suisses, accompagné de 28 planches coloriées à la main, Mathey, Berne, 1855., son œuvre majeure ainsi que L'Essai sur les dolmens (Genève, 1865). Il conçoit aussi de nombreuses cartes archéologiques pour les cantons de Berne, Fribourg et Vaud ainsi que pour le département du Var, en FranceBaron Gustave de Bonstetten, Carte archéologique du département du Var (époques gauloise et romaine), Toulon, Robert, 1873..

L'acclimateur hyérois

Comme plusieurs acclimateurs hyérois, le maire d'Hyères Alphonse Denis, Gustave Bonnet, le baron de Prailly, Charles Huber, Albert Geoffroy Saint-Hilaire ou Jacques Nicolas Ernest Germain de Saint-Pierre, le baron Gustave de Bonstetten crée à Hyères ou il réside fréquemment, un jardin d'acclimatation réputé et réunit de nombreux végétaux de Nouvelle Hollande et du Cap de Bonne-Espérance. Il se livre à des activités d'acclimatations de plantes exotiques proposées par les catalogues d'horticulteurs et botanistes de la Côte d'Azur. Plusieurs palmiers sont ainsi plantés dans son parc situé à l'Est de la ville, notamment des Brahea dulcis..

En 1871, le rosiériste lyonnais Jean Liabaud, en visite dans la région hyéroise au Plantier de Costebelle où il a rencontré la baronne de Prailly., donne le nom de 'Baron de Bonstetten' à l'un de ses rosiers hybrides remontants qu'il vient de créer, en souvenir de cet « ami des plantes » La rose 'Baron de Bonstetten', consulté le 21 décembre 2010..

Références

Voir aussi Articles connexes Jean Liabaud Charles Victor de Bonstetten Victor Rantonnet

Liens externes

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