Dans la musique médiévale, le gymel est un procédé d'écriture polyphonique primitif consistant en l'adjonction d'une seconde voix parallèle à la tierce ou à la sixte inférieure. C'est en quelque sorte le pendant de l'organum dans le domaine des tierces et des sixtes.
Les premiers témoignages écrits de cette pratique venue d'Angleterre datent du . Alors que dans le reste de l'Europe les seuls intervalles harmoniques considérés comme consonants sont l'octave, la quarte et la quinte — base de l'organum précité —, le procédé du gymel semble être à l'origine de l'introduction des tierces et des sixtes dans la polyphonie occidentale.
À partir du , ces intervalles — jusque-là considérés comme dissonants — sont progressivement adoptés comme consonances imparfaites, notamment dans le conduit et le motet.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Chant grégorien Consonance Faux-bourdon Organum Polyphonie
Liens externes
Gymel instrumental improvisé
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