Marion Bartoli, née le au Puy-en-Velay (Haute-Loire), est une joueuse de tennis française, professionnelle de février 2000 à août 2013.

Finaliste en simple à Wimbledon en juillet 2007, elle accède pour la première fois au top 10 mondial du classement WTA de la même année, puis, le , devient numéro un française.

Le , elle se hisse au mondial, son meilleur classement.

Le 2013, pour sa deuxième finale en Grand Chelem, elle remporte Wimbledon face à l'Allemande Sabine Lisicki et devient l'une des trois seules Françaises de l'ère Open à avoir gagné au moins un titre en Grand Chelem et à avoir atteint les quarts de finale en simple dans les quatre tournois du Grand Chelem.

Marion Bartoli a remporté en simple sur un total de jouées sur le circuit WTA, dont deux tournois Premier. Elle a également gagné WTA en double sur les qu'elle a atteintes.

Le , après sa défaite face à Simona Halep au second tour de l'Open de Cincinnati, elle annonce sa retraite du tennis professionnel à cause de toutes les blessures et des douleurs qu'elle n'est plus en mesure d'endurer : « J'ai le sentiment que le moment est venu pour moi de m'en aller. Je n'y arrive tout simplement plus. […] Mon corps n'arrive plus à tout supporter« Bartoli : “Le droit de faire autre chose” », L'Équipe, 15 août 2013.. ».

Biographie Née en 1984 au Puy-en-Velay dans la Haute-Loire, Marion a grandi et commencé le tennis dans une autre commune du département, Retournac, où son père était médecin généraliste., et a affirmé que la famille Bartoli est originaire de Palneca, en CorseFFT-Ligue de Corse.. Brillante à l'école, elle est entraînée par son père sur le court puis le boulodrome du village, ce dernier lui faisant suivre une méthode spéciale adaptée à son corps. Travaillant assidûment, jusqu'à l'épuisement, elle noue une relation très forte avec son père, qui la suit durant l'essentiel de sa carrièreMarie-France Etchegoin, « "J'étais prête à mourir" », Vanity Fair , juin 2017, pages 88-95 et 111-112..

Elle confie en 2013 dans une interview, qu'elle aime beaucoup la politique ainsi que les débats de fond, avant d'ajouter aussi qu'elle s'intéresse . Elle ne nie ensuite pas qu'elle aimerait se reconvertir en tant que ministre des Sports après sa carrière tennistique..

Son club de football préféré est l'Olympique de Marseille. C'est comme elle l'indique dans de nombreuses interviews. Le , une semaine exactement après sa victoire lors de Wimbledon, elle passe une journée avec les joueurs de son équipe favorite, participe notamment à l'entraînement mais aussi au repas des joueurs, et donne aussi le coup d'envoi dans la soirée du match opposant « son » club au FC Porto...

Depuis fin 2018, elle est en couple avec le footballeur belge . Le , elle annonce être enceinte de son premier enfant.. Leur fille Kamilya naît quelques jours avant Noël 2020..

Style de jeu Marion Bartoli est initiée au tennis à six ans par son père, Walter, médecin de profession, qui ne tarde pas à arrêter son activité pour se consacrer à temps plein à la carrière de sa fille.

Dotée d'un style de jeu particulièrement atypique, elle surprend immédiatement les spécialistes du tennis, notamment par sa prise de raquette à deux mains des deux côtés (technique directement inspirée par Monica Seles.), sa position très avancée en retour de service (petite, elle s'entraînait dans un local sans recul derrière la ligne de fond de court à Retournac, et jusqu'en junior, elle recevait seulement derrière la ligne de carré de service) ou son engagement (exécuté les pieds joints selon un mouvement de balancier). Elle se distingue des autres joueuses par sa propension à agresser en permanence l'adversaire et ce dès le premier point d'un match.

De plus, l'entraînement standard, basé sur des méthodes de préparation physique issues de l'athlétisme, ne produisant pas les effets escomptés Deux expériences de collaborations extérieures, son entraîneur a mis au point une préparation physique spécifique à base d'exercices singuliers et originaux réservés au tennis..

Autre particularité, elle ne fait pas toujours rebondir la balle avant de servir et joue des matchs sans avoir tapé la balle durant l'entraînement d'avant match.

Carrière tennistique gauche|vignette|Marion Bartoli

1999-2005 : les débuts Alors qu'elle n'est classée que -2/6 en 1999, Marion Bartoli est championne de France interclubs et vice-championne de France en simple des 15-16 ans Palmarès 1999-2003.

Successivement vice-championne d'Europe Palmarès du championnat d'Europe des 15-16 ans, championne de France Palmarès du championnat de France des 15-16 ans et vainqueur de l'Orange BowlVictoire en finale face à la Suissesse Daniela Casanova des 15-16 ans en 2000 (année où elle devient professionnelle), Marion Bartoli décroche l'année suivante ses premières victoires sur le circuit ITF et s'impose à l'US Open juniorface à Svetlana Kuznetsova en finale ; fin 2001, Marion Bartoli est numéro trois mondiale junior.. Elle atteint même la mondiale en junior Fiche ITF junior.

En 2002, en vertu d'un accord de réciprocité avec la Fédération française de tennis, elle bénéficie d'une invitation à l'Open d'Australie. Pour sa deuxième participation dans le tableau principal d'une épreuve du Grand Chelem, elle perd au premier tour au terme d'un match serré face à la mondiale Tina Pisnik3-6, 6-4, 7-9. Quelques mois plus tard, elle atteint le à l'US Open.

Marion Bartoli devient une joueuse du top 100 à part entière en 2003. Elle participe pour la première fois de sa carrière à tous les tournois du Grand Chelem de la saison, passant un tour à Roland-Garros. Elle est demi-finaliste à Canberra, quart de finaliste à Miami, Strasbourg et Québec. Elle s'illustre aussi en double dames, spécialité dans laquelle elle dispute deux finales et six demi-finales, notamment à l'US Open (associée à Myriam Casanova). À la fin de la saison, Marion Bartoli est au mondial.

En 2004, demi-finaliste à Auckland et Hyderâbâd, les résultats de Marion Bartoli s'avèrent néanmoins assez irréguliers (21 éliminations au ou ). C'est en double dames qu'elle réalise ses meilleures performances : avec Émilie Loit, en particulier. En l'absence d'Amélie Mauresmo et de Mary Pierce, elle est appelée en novembre par Guy Forget au sein de l'équipe de France de Fed Cup : avec Émilie Loit, elle contribue au succès de son équipe en demi-finale contre l'Espagne, mais n'empêche pas le triomphe des Russes..

En janvier 2005, elle atteint les demi-finales à Auckland puis les quarts de finale à Canberra, et remporte un succès en double avec Anna-Lena Grönefeld. Ce bon départ est ensuite gâché par une blessure qui l'empêche de jouer pendant près de deux mois. Brièvement mondiale, grâce à un quart de finale à Eastbourne en juin, elle se qualifie une nouvelle fois pour le à l'US Open. Elle termine l'année à la à la WTA.

Saison 2006 : les premiers titres Après un excellent début de saison qui la voit décrocher son premier titre en simple sur le circuit WTA, au Classic d'Auckland face à Vera Zvonareva en finale, les semaines suivantes s'avèrent plus difficiles pour Marion Bartoli. Peinant à enchaîner les victoires, elle ne s'impose qu'en double dames à Prague en mai, aux côtés de Shahar Peer. Dans chacune des trois premières épreuves du Grand Chelem, elle perd au . À l'US Open, elle en passe un de plus, éliminée en trois manches par la mondiale Patty Schnyder.

À partir de septembre, elle s'engage dans une fructueuse tournée asiatique : finaliste aux Internationaux de Bali, elle remporte l'Open du Japon. Elle s'adjuge dans la foulée le tournoi de Québec.

En dépit de sa relative irrégularité, Marion Bartoli conclut l'année 2006 au du classement WTA, soit un bond de vingt places par rapport à janvier. Elle est la meilleure Française au classement mondial derrière Amélie Mauresmo.

Saison 2007 : la révélation, première finale à Wimbledon droite|vignette|Marion Bartoli en 2007 Ne parvenant pas à gagner plus de deux matchs consécutifs, sauf à l'Open d'Indian Wells (), Marion Bartoli est redescendue sous la mondiale en début d'année. Mais finaliste à l'Open de Prague (vaincue par Akiko Morigami, ) puis demi-finaliste aux Internationaux de Strasbourg, elle réalise un joli parcours à Roland-Garros en se qualifiant pour les huitièmes de finale, après avoir battu la Russe Elena Dementieva au . Elle s'incline ensuite face à Jelena Janković.

Dans la foulée, Marion Bartoli atteint le dernier carré sur le gazon de Birmingham puis d'Eastbourne.

À Wimbledon, elle réalise l'exploit de se hisser en finale : après avoir battu Shahar Peerqu'elle n'avait jamais battue en cinq confrontations, la mondiale Jelena Janković puis Michaëlla Krajicek, Bartoli mystifie la meilleure joueuse mondiale Justine Henin, avant de s'incliner contre Venus Williams, ne concédant ses jeux de service dans le qu'à l'avantage.

En dépit de ce parcours, le capitaine Georges Goven ne la sélectionne pas pour la demi-finale de la Fed Cup contre l'Italie, refusant la présence de son père et entraîneur sur les bancs de l'équipe de FranceLa France perdra la rencontre..

Bien qu'ayant déclaré forfait à Cincinnati, Marion Bartoli négocie plutôt bien sa série de tournois aux États-Unis : à l'US Open, tout juste promue mondiale, elle fait respecter son rang en atteignant le . Elle devient alors la première française au classement mondial, devant Amélie Mauresmo.

La fin de saison en salle s'avère plus irrégulière, alternant le bon (quart de finale à Zurichabandon face à Tatiana Golovin, demi-finales à Luxembourg et Linz) et le moins bon (Calcutta, Stuttgart où elle est éliminée d'entrée). Pendant une semaine, elle est mondiale.

À la suite du forfait de Venus Williams, elle se voit propulsée remplaçante pour les Masters. Bénéficiant ensuite de l'abandon de Serena Williams, elle est parachutée dans la poule jaune de la compétition. Prise au dépourvu, elle encaisse un double 6-0 face à Justine Henin ; elle est éliminée d'entrée.

Avec un total de quarante-sept matchs gagnés pour trente-et-une défaites, Marion Bartoli réalise la meilleure saison de sa carrière, qu'elle conclut à la mondiale.

Saison 2008 : une confirmation difficile vignette|Marion Bartoli à l'US Open 2008. Habituée à débuter chaque nouvelle saison à Auckland, Marion Bartoli fait cette fois l'impasse sur cette épreuve et joue son premier match de l'année 2008 aux Internationaux de Sydney, d'un niveau plus relevé. En dépit de sa victoire rapide face à Karin Knapp, elle ne confirme pas contre la numéro un italienne Francesca Schiavone.

À l'Open d'Australie, Marion Bartoli s'incline dès le premier tour face à la Suédoise Sofia Arvidsson, mondiale, en trois sets. Ne parvenant plus à aligner trois victoires de suite., Marion Bartoli touche le fond à Roland-Garros où Casey Dellacqua, , la domine en trois sets dès le .

Après ses désillusions parisiennes, elle s'aligne au Classic de Birmingham. Tête de série numéro un et demi-finaliste l'année précédente, elle s'incline en trois manches devant Petra Cetkovská (). Envisageant un temps de déclarer forfait à Eastbourne, pour cause de mal de coude persistant, elle décide finalement de concourir. Elle bat d'abord Sybille Bammer, puis Alisa Kleybanova, avant de tomber face à Agnieszka Radwańska.

Finaliste 2007 à Wimbledon, elle tombe au face à la modeste et surprenante Bethanie Mattek. Elle chute de cinq places au classement WTA, mondial.