Mohamed Bayram IV, né le à Tunis. et mort le à Tunis., est un religieux et ouléma tunisien.
Membre de la famille Bayram, il est le premier en Tunisie à être appelé Cheikh al-Islam, bien que ce titre ne soit officiellement consacré qu'en 1895. Il est lui-même fils du savant homonyme.
Biographie Formation et enseignement Né dans une famille notable d'origine turque, l'une des grandes lignées religieuses hanafites de Tunis qui compte au moins sept bâsh-muftis et Cheikhs al-Islam., il enseigne déjà à l'âge de 18 ans à la médersa El Unqiya et à la médersa El Bachia. Il étudie à la Zitouna, où il aurait été l'élève du théologien Sidi Brahim Riahi.
Fonctions religieuses À la mort de son père en 1843, il devient mufti hanafite et nakib al achraf (c'est-à-dire chef honorifique des descendants du prophète dans la régence de Tunis)., ceci du fait que sa grand-mère paternelle est une descendante du prophète. À la suite de l'étatisation de l'enseignement zitounien en 1842, la mosquée-université est placée sous l'autorité d'un collège (al-Nidhâra al-ʿilmiyya) réunissant le Cheikh al-Islam, le bâsh-mufti et les deux cadis de Tunis. En tant que bâsh-mufti hanafite, et sous le règne d'Ahmed Bey, Bayram IV est le premier en Tunisie à recevoir l'appellation de Cheikh al-Islam, à l'imitation du premier dignitaire religieux de l'Empire ottoman ; cet usage n'est toutefois officiellement consacré qu'en 1895, dans le décret beylical nommant le cheikh Ahmed Kraiem. Il devient également imam de la mosquée Saheb Ettabaâ..
Abolition de l'esclavage Selon l'historien M'hamed Oualdi, les mesures préparant l'abolition de l'esclavage sous Ahmed Bey, effective en 1846, sont validées par des fatwas des deux grands muftis de la régence, le malikite Sidi Brahim Riahi et le hanafite Bayram IV..
Conseiller du bey La proximité de Bayram avec le prince héritier Mohammed Bey le fait devenir son conseiller et, quand ce dernier accède au trône, il épouse sa sœur. De par cette proximité, Bayram devient l'un des principaux responsables sur le plan religieux et le bey ne prend que son avis ; il le conseille notamment sur les dispositifs de gestion administrative et des questions judiciaires et politiques. Son avis, préféré parmi ceux de l'élite scientifique et administrative du pays, est alors connu pour sa justice et son équité. Il est aussi le principal acteur du clan conservateur qui se forme autour du bey.
Lors de l'élaboration du Pacte fondamental de 1857, les plus hautes autorités religieuses de la régence manifestent leur réserve : les deux bâsh-muftis et deux muftis se retirent de la commission chargée de rédiger la charte, jugeant ce travail incompatible avec leur statut, et leurs fatwas rappellent une série de principes que les réformes doivent respecter. Bayram IV est alors le Cheikh al-Islam hanafite en exercice.
Bayram est aussi un écrivain et un poète ; c'est pour cela qu'il est retenu par le bey pour répondre aux messages de félicitations qu'il reçoit sous forme de poésies et de prose.
Famille Il épouse la fille de Mahmoud Boukhris, un secrétaire beylical et ambassadeur. Son neveu est un savant théologien et réformateur a son tour ; il l'oriente vers les études de langue et de rhétorique avant de lui transmettre sa charge d'enseignant à la Zitouna..
Notes et références
Catégorie:Théologien tunisien Catégorie:Religieux tunisien Catégorie:Ouléma hanafite Catégorie:Naissance en août 1805 Catégorie:Naissance à Tunis Catégorie:Décès en novembre 1861 Catégorie:Décès à Tunis Catégorie:Décès à 56 ans