La Cinémathèque royale de Belgique (en néerlandais : ) est une fondation privée fondée en 1938 par Henri Storck, André Thirifays et Pierre Vermeylen. Elle a le statut d'établissement d'utilité publique, mais au statut juridique de fondation privée. En 2024, elle reçoit une dotation fédérale annuelle de .

La Cinémathèque royale a pour objet : de constituer et conserver une collection de films possédant un intérêt esthétique, technique et historique permanent, de réunir une documentation la plus large possible ayant trait à l'art cinématographique et d'assurer, dans un but d'intérêt esthétique et scientifique, la consultation de ces films et documents.

Le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles abrite son musée du cinéma, ouvert en 1962 et rebaptisé après transformations en 2009 « Cinematek ».

Histoire En 1997, elle était la cinémathèque la plus importante d'Europe ( conservés dans un état exceptionnel)Entretien avec Dominique Païni, Le Soir, 28 juillet 1997. C'est l’une des plus belles collections au monde. Mais aussi l’une des plus floues et des plus menacées.

Elle a eu pour conservateurs Jacques Ledoux de 1948 à 1988, puis Gabrielle Claes (Prix du mérite du cinéma flamand) jusqu'au premier quand Wouter Hessels, désigné à ce poste le par le Conseil d'Administration de la Fondation Cinémathèque royale de Belgique (dont Éric De Keuleneer est président et Stijn Coninx vice-président), avait pris ses fonctions pour un mandat de six ansLe nouveau visage de la Cinémathèque, La Libre Belgique, 2 juillet 2011. Deux mois plus tard, Wouter Hessels démissionneLe jeune patron de la Cinematek démissionne, Le Soir, 3 décembre 2011. Le , Nicola Mazzanti, venant de la cinémathèque de Bologne et décrit comme un passionné d'archivage numérique, est désigné conservateur par le Conseil d’Administration de la Cinémathèque royaleMazzanti nommé conservateur de la Cinémathèque, Le Soir, 15 décembre 2011. L'Italien, controversé pour une accumulation de problèmes managériaux ou relationnels et surtout le démantèlement du laboratoire photo-chimique où étaient développées les copies de films sur pellicules (matériel qu'il avait promis à son ancien employeur), est remplacé le par le producteur flamand Tomas Leyers., bio-ingénieur forestier de formation, sans expérience en matière d'archivage.

La Cinémathèque a le statut d'établissement d'utilité publique, mais au statut juridique de fondation privée. Elle est membre de la Fédération Internationale des Archives du Film qui regroupe les cinémathèques les plus importantes sur le plan international. C'est un organisme biculturel subventionné par le gouvernement fédéral (en 2016, la Cinémathèque recevait annuellement 2 620 000 euros du budget de la politique scientifique), la Loterie nationale et l'EuropeEn cumulant subvention de la Politique scientifique (Belspo) et de la Loterie nationale, l’aide publique fédérale s'élevait, en 2016, aux alentours des trois millions d'euros.. En 2024, la Cinémathèque royale reçoit une dotation fédérale annuelle de 3 300 000 €. Elle s'adresse aux communautés linguistiques francophone et néerlandophone.

Missions Conservation

Restauration

Dépôts de films et laboratoire thumb|upright|Quartier du dépôt principal et du laboratoire (démantelé) La Cinémathèque possédait son propre laboratoire où étaient effectués les travaux de restauration (du moins pour les films noir et blanc), y compris le tirage de copies. Cependant, en 2020, le laboratoire est démantelé par la direction. Et sur le point d'être vendu.

Priorité est donnée à la restauration du patrimoine cinématographique belge.

À Ixelles (rue Gray) et à Namur (Citadelle) sont conservées les collections sur 13 000 mètres carrés à la température de cinq degrés. Au total, 150 000 copies et négatifs de 71 000 titres en 35mm, 16mm, 8mm, 9,5mm et Pathé Kok, du Blu-ray, DCP, U-matic, VHS ou Betacam. C'est là qu'ont lieu identifications, évaluations de l'état des copies, inventaires, restaurations des perforations, préparations des copies pour les projections, calibrages et réparations de machines et numérisations.

Projections thumb|Entrée de l'ancienne salle de projection des films sonores (1962-2006) Toute projection expose un film à la friction mécanique d'une machine et risque de l'endommager ou de le détruire. Idéalement, les films ne peuvent être projetés avant qu'une matrice négative en soit réalisée qui en permettrait la reproduction en cas d'accident. La cinémathèque a pu protéger une part importante de ses collections rendant ainsi possible la projection des films.

Le plus souvent, la Cinémathèque est dépositaire des films sans posséder les droits de représentation qui y sont attachés. Il serait absurde de conserver une collection de films qui ne peut être montrée. Grâce à ses bons rapports avec l'industrie du cinéma, la Cinémathèque a obtenu le droit de projeter les films dans des contextes non commerciaux : culturel, pédagogique, scientifique. C'est dans cette perspective que le Musée du cinéma a été créé en 1962 au sein du Palais des beaux-arts de Bruxelles.

Le Musée du cinéma, rebaptisé Cinematek en 2009, sert de vitrine à la Cinémathèque puisque la grande majorité des films projetés proviennent de ses collections.

Centre de documentation et bibliothèque thumb|upright|La bibliothèque est située sur le Mont des Arts, comme les salles de projection Au 3 rue Ravenstein, sur le Mont des Arts à Bruxelles, le centre de documentation de la cinémathèque conserve revues internationales, 55 000 livres, 700 000 photographies, 3 000 000 de coupures de presse, des affiches, catalogues de festivals, scénarios de tournage et des fonds d'archive.

Prix de l’Âge d’or

Chaque année de 1973 à 2015, la Cinémathèque a décerné le Prix de l’Âge d’or à un film qui « par l’originalité, la singularité de son propos et de son écriture, s’écarte délibérément des conformismes cinématographiques. »

Édition DVD

De 2002 à 2021, la Cinémathèque royale de Belgique a édité des DVD, notamment consacrés à l'œuvre d'André Delvaux ou à l'avant-garde belge des années 1927-37 (Henri Storck, Charles Dekeukeleire, Henri d'Ursel et Ernst MoermanForgotten but not gone: more archival gems on DVD par Kristin Thompson et David Bordwell.)

Livre

75000 films, textes écrits par David Bordwell, Eric de Kuyper et Dominique Païni (2014).

Voir aussi Musée du cinéma de Bruxelles (depuis 1962) Cinémathèque du ministère de la communauté française de Belgique (depuis 1946.) Sonuma Centre du cinéma et de l'audiovisuel Archives de l'État en Belgique Wallimage Le centre d'études et de recherches Cinévolution de Jean-Pierre Verscheure Médiathèque de la Communauté française de Belgique (1956-2026) Conservation et restauration des films

Notes et références Note

Références

Liens externes

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