Franz Vaterrodt (1890-1969) est un général allemand de la Seconde Guerre mondiale. De mars 1941 à , il fut commandant de la place de Strasbourg.

Biographie Franz Vaterrodt naît à Thionville, en Lorraine annexée, le . La ville est alors une place forte animée d'Alsace-Lorraine. Franz Vaterrodt se destine très tôt à une carrière militaire. En , il s'engage comme Fahnenjunker dans l'armée royale de Prusse. Il sert au . Après un stage à l'académie militaire, Vaterrodt est promu Leutnant, sous-lieutenant, en . Officier de compagnie, il sert toujours au d'infanterie, lorsque la Première Guerre mondiale éclate.

Première Guerre mondiale Vaterrodt participe aux opérations militaires avec son régiment, dès le début du conflit. En , il est promu Oberleutnant, premier lieutenant. Bien noté, le lieutenant Vaterrodt est promu Hauptmann, capitaine, le . Avant la fin des hostilités, Franz Vaterrodt avait reçu les croix de fer, et classes et la prestigieuse croix de chevalier de la maison royale des Hohenzollern avec glaives.

Entre-deux-guerres Après guerre, il est d'abord versé au Reichswehr-Schützen-Regiment 8 . Mais les réductions d'effectifs drastiques de la nouvelle Reichswehr le contraignent à quitter l'armée pour la police du Pays de Bade. Il gravit peu à peu les échelons hiérarchiques, passant Major, commandant, à la fin des années 1920. Nommé chef de la police sous l'autorité de Robert Wagner, Vaterrodt est promu Oberstleutnant der Polizei, lieutenant-colonel de police, en . Avec la création de la Wehrmacht, en , le commandant de la police Badoise réintègre l'armée en conservant son grade. Nommé d'abord commandant d'un bataillon du Infanterie-Regiment, Vaterrodt est nommé, en , commandant du Infanterie-Regiment à Würzburg. À ce poste, il est promu Oberst, colonel, en . Le colonel Vaterrodt est nommé Kommandeur du Infanterie-Regiment le . Il conserve son poste jusqu'au .

Seconde Guerre mondiale Après des problèmes de santé, il reprend du service en . Vaterrodt est nommé à la tête d'un Landesschützen-Regiment, un régiment de sécurité. Il est affecté avec son régiment dans le district militaire de Prague. En , il est nommé commandant du Infanterie-Regiment, un régiment d'infanterie formé sur place, intégré à la Infanterie-Division. En , il est placé dans la Führerreserve. Un mois plus tard, en septembre 1940, le colonel Vaterrodt est nommé Kommandeur du Sicherungs-Regiment 56. Franz Vaterrodt est promu Generalmajor, général de brigade, le .

Nommé commandant de la place forte de Strasbourg le , le général Vaterrodt prend immédiatement ses fonctions. Trois ans plus tard, devant l'avance des Alliées en Alsace et après la capitulation de Metz le , le général Vaterrodt se résout à la capitulation. Le , encerclé dans le Fort NeyLe fort Ney ( Fransecky ) sur la ceinture fortifiée à environ au nord de Strasbourg., le général Vaterrodt se rend avec 626 officiers et hommes de troupe. Il part en captivité avec quelque allemands, faits prisonniers dans la région de StrasbourgPanik in Straßburgs Straßen, article de Kay Wagner du 19 novembre 2004 sur Baden-online.de. Cette reddition vaut à Vaterrodt un jugement en Cour martiale et une condamnation à la peine de mortGénéral Franz Vaterrodt "Condamné à mort pour la reddition de Strasbourg", article des Dernières Nouvelles d'Alsace du 13 mars 2010 sur dna.fr, condamnation qui ne sera jamais exécutée par le haut-commandement allemandDans l'Allemagne nazie déliquescente, de nombreux généraux allemands, comme Feuchtinger ou Weber, échappèrent paradoxalement à la peine capitale grâce à l'avance des Alliés..

Libéré par les Alliés le , Franz Vaterrodt s'éteindra à Bad Krozingen, dans le Bade-Wurtemberg, le .

Décorations Ritterkreuz mit Schwertern, Hohenzollern Hausorden Eisernes Kreuz, et (1914-1918)

Sources Vaterrodt, Franz sur lexikon-der-wehrmacht.de

Notes et références

Catégorie:Generalmajor de la Heer de la Wehrmacht Catégorie:Militaire allemand de la Première Guerre mondiale Catégorie:Militaire allemand de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Naissance en avril 1890 Catégorie:Naissance à Thionville Catégorie:Naissance dans le district de Lorraine Catégorie:Décès en février 1969 Catégorie:Décès à Bad Krozingen Catégorie:Décès à 78 ans