Le gouvernorat du Akkar (en ) est un région administrative à l'extrême nord du Liban, limitrophe de la Syrie et bordé à l’ouest par la mer Méditerranée. D'une superficie de , il est le quatrième moins vaste des neuf gouvernorats du Liban et est constitué d'un unique district : le district du Akkar.
Sa population s'élevait à en 2016, ce qui en faisait la sixième région la plus peuplée et le troisième le plus densément peuplée (). Il est peuplé principalement de sunnites et de grecs-orthodoxes.
Son chef-lieu est Halba.
Toponymie Le nom du gouvernorat est l'héritage du nom du district qu'il recouvre: le district éponyme du Akkar. Le nom Akkar est issu du nom arabe la forteresse de Gibelacar: littéralement Gibel (mont) Acar (Akkar), et qui a aussi donné son nom à la montagne Akkar mais aussi au village d'Akkar al-Atika.
Traditionnellement, on prête l'origine du nom Akkar au nom du fondateur de la forteresse de Akkar, Muhriz ibn Akkar, et qui l'aurait fondé vers l'an mille.
Géographie
Situation La région est située à l'extrême nord du Liban. Elle est limitrophe des gouvernorats du Liban-Nord au sud et de Baalbeck-Hermel à l'est.
La fondation du gouvernorat résulte de la séparation du district du Akkar du gouvernorat du Liban-Nord, devenu autonome à la suite de la promulgation de la loi 522 le Mohafazah de Aakkar. En 2014, le premier gouverneur a été nommé en la personne Imad Labaki mais la transformation reste encore incomplète en 2017.
La région s'étend sur , elle est le quatrième moins vaste des neuf gouvernorats du Liban (avec 7,5 % du territoire libanais).
Le gouvernorat est divisé en un seul district qui recouvre son entièreté : le district du Akkar. Les habitants du Akkar sont les Akkariotes« Akkar el-Atika, « Le village préféré des Libanais » pour 2016 », in L’Orient-Le Jour du mardi 9 août 2016, page 16, colonne 5..
Géologie
Présentation La région a été gouvernée pendant les 800 ans passés par les émirs de la famille kurde « Sayfa » ayant gouverné jusqu'au milieu du suivis par les « begs » de la famille « Merheb » qui étaient les propriétaires de la majorité des terrains du Akkar, à l'exception de la partie nord, gouvernée par les « aghas » de la famille Al Dandachi.
Le district se caractérise par la présence d'une large plaine côtière, surplombé de haute montagne à l'est. Les principales villes du Akkar sont : Halba (le centre administratif du gouvernorat), Kobayat (Quobayet), Bebnine (plus grande commune du gouvernorat), El-Biré (connue historiquement par « birat al hokm » où on trouve le château de la famille Merheb).
Akkar possède d'importants sites archéologiques arabes et surtout romains. Près de Miniara se trouve un site archéologique célèbre qui s'appelle Tell Arqa du lieu de naissance de l'empereur romain Sévère Alexandre en 208, sur la colline d'Arqa près de la localité de Miniara.
Démographie
D'un point de vue confessionnel, la population du district du Akkar est composée principalement de sunnites et de grecs-orthodoxes. Les maronites sont la deuxième plus grande communauté chrétienne. Les Alaouites sont aussi présents en grand nombre. Il y a aussi une petite communauté Melkite qui vit dans le caza. Au parlement libanais le district est représentés par 7 députés dont, 2 grecs orthodoxes, 1 maronite, 3 sunnites et 1 alaouite.
Le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared, abritant l'organisation islamiste Fatah al-Islam défait par l'Armée Libanaise lors du conflit de , a été détruit à la suite de cet affrontement"Lebanese struggle with broken economy," by Don Duncan. San Francisco Chronicle, March 23, 2008.
Crise syrienne et conséquence dans le Akkar Le district du Akkar est l’un des plus pauvres du Liban: 63 % de sa population vit aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté.
La crise syrienne survenue début 2011 a poussé de nombreuses familles syriennes à se réfugier dans cette région; en 2015, leur nombre s'élevait à personnes, regroupés en 26 747 foyersUNHCR, 31 décembre 2014, et qui s'ajoutent aux réfugiés palestiniens essentiellement localisés au camp de Naher El Bared . On estime que le tier de la population du gouvernorat est d'origine réfugiée.
Selon l’UNHCR 195 villages du Akkar accueillent aujourd’hui des réfugiés syriens (sur les 280 villages environ que compte le district). L’arrivée des réfugiés syriens a eu un impact direct sur le niveau dans le Akkar. Les prix des biens, en particulier de la nourriture, ont augmenté à la suite de la diminution des échanges avec la Syrie et de l'augmentation de la population. Parmi les défis que rencontrent les municipalités locales les plus importants sont l’accès à l’eau, à l’électricité, au logement et à l’éducation, la gestion des déchets et des eaux uséesLebanese Communitites hosting syrian refugees, Akkar Governorate, Lebanon, Assesment Report, July 2014, UNHCR.
L’hospitalité et la générosité des populations locales ont été pour ceux-ci la première source de soutien à leur arrivée, mais celles-ci se sont usées avec le temps laissant place à certaines tensions en partie dues au fait que la majorité des organisations humanitaires apporte aujourd'hui de l’aide uniquement aux réfugiés, négligeant les populations libanaises dans cette région pauvre.
Répartition confessionnelle des électeurs http://elnashra.com/elections/vote https://www.almanar.com.lb/9564502
Confessions Pourcentage (2022) Pourcentage (2005) Chrétiens (total) 24,98 % 32,11 % Arméniens-orthodoxes 0,02 % - % Grecs-orthodoxes 13,86 % 17,40 % Maronites 10,24 % 13,27 % Grecs-catholiques 0,60 % 1,05 % Autres chrétiens 0,25 % 0,39 % Musulmans (total) 75,01 % 67,89 % Sunnites 68,86 % 62,26 % Chiites 1,04 % 0,90 % Alaouites 5,10 % 4,73 % Druze (total) 0 % 0,00 %
Notes et références
Voir aussi Liens externes
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