Les selon Libry-Bagnano. Libry-Bagnano, ex-bagnard, folliculaire, mouchard, aventurier et agent à la solde du gouvernement[], donne la description suivante des ainsi qu'une liste qui diverge quant aux noms : . (Libry-Bagnano, Les crimes d’un honnête homme, La Haye, 1832, ).
thumb|150px|Auguste Baron, membre fondateur de la première « Société des douze ». thumb|150px|Louis de Potter, membre fondateur de la première « Société des douze ». thumb|150px|Le philosophe Louis Gruyer, membre fondateur de la première « Société des douze ». thumb|150px|Lucien Jottrand, membre fondateur de la première « Société des douze ». thumb|150px|Le peintre Joseph-Denis Odevaere, membre fondateur de la première « Société des douze ». thumb|150px|Adolphe Quetelet, membre fondateur de la première « Société des douze ». thumb|150px|Sylvain Van de Weyer, membre fondateur de la première « Société des douze ».
La Société des douze est une association savante, littéraire et gastronomique qui tenait ses séances à Bruxelles.
La première Société des douze La Société de littérature de Bruxelles, fondée le 20 nivôse an (), comptait notamment parmi ses membres le baron de Stassart, fabuliste et moraliste, le poète Lesbroussart et le géographe Louis-Dieudonné Dewez, qui en était le secrétaire. La Société de littérature, mal notée par le gouvernement du royaume uni des Pays-Bas et en proie à des querelles intestines, disparaît en 1823.
Certains de ses membres continuèrent à se réunir dans le salon du poète Philippe Lesbroussart et fondèrentNicolas de Potter et René Dalemans, Louis de Potter. Révolutionnaire belge de 1830, postface de Francis Balace, Bruxelles : Couleur livres, 2011, p. 28 . Ce livre attribue l'initiative de la fondation de la Société des Douze à Louis de Potter : « Louis lance également l'idée de réunir tous les quinze jours (le second et le quatrième jeudi du mois) des hommes de lettree et des artistes - majoritairement opposés au régime - qui formeront la "Société des Douze", fondée en 1823 ». la même année 1823 la Société des douzeCe nom faisait allusion aux douze apôtres. Quatre ans auparavant fut fondée en 1820 en Angleterre la Société des "" (apôtres de Cambridge), connue également comme une société secrète intellectuelle d'étudiants de l'Université de Cambridge. L'origine du surnom Apostles date des fondateurs au nombre de douze. Rien ne permet toutefois pour l'instant de dire si le nom de cette société a pu influencer le choix de celle des Douze..
En 1825, quand la Grèce se souleva, les formèrent en Belgique un Comité helléniqueCarlo Bronne, L'Amalgame, Ad. Goemaere, Bruxelles, 1948, et Denys Barau, Mobilisation des philhellènes en faveur de la Grèce (1821-1829).. La réponse de Libry-Bagnano fut immédiate. Il fit paraître, sous le pseudonyme de Linny Babagor', sa Réponse d'un Turc à la note du vicomte de Chateaubriand, membre de la Société en faveur des Grecs, livre de l'Imprimerie M. Hayez, Dépôt de la Librairie Baud(o)uin Frères à Bruxelles.
Les douze membres fondateurs en 1824 La liste qui suit est celle que donne en 1855 QueteletAdolphe Quetelet, Notice sur Philippe Lesbroussart, membre de l'Académie, 1855, , note 2 : "Baron, De Doncker, L. De Potter, Drapiez, L. Gruyez, L. Jottrand, Lesbroussart, Odevaere, Quetelet, Ed. Smits, Tielemans, S. Van de Weyer". Les mêmes noms, avec omission de certains, sont repris par Louis Verniers, Un millénaire d'histoire de Bruxelles, Bruxelles, 1965, , qui la donne d'après Masoin : ., membre fondateur.
Auguste Baron Philippe DonckerBiographie universelle, rédigée par une société de gens de lettres et de savants, Paris, chez L.G. Michaud, 1837, tome 62, , sub verbo "Doncker, Philippe-François-Joseph" : ., avocat, auteur politique, fondateur du périodique L'Observateur. Louis de PotterAdolphe Quetelet, Notice sur Philippe Lesbroussart, membre de l'Académie, 1855, , note 2 : "L. De Potter". Auguste DrapiezAdolphe Quetelet, op. cit., 1855, , note 2 : Louis GruyerAdolphe Quetelet, op. cit., 1855, , note 2 : "L. Gruyez". Lucien Jottrand"L. Jottrand" âgé de 19 ans au début de la société, est cité par Quetelet comme faisant partie de la "Société des Douze". Adolphe Quetelet, "Notice sur Philippe Lesbroussart", dans Annuaire de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, 1855, , mais ne cite pas Jobard. Philippe Lesbroussart Joseph-Denis Odevaere Adolphe Quetelet Édouard SmitsQuételet, op. cit" : "Éd. Smits". Statisticien et dramaturge (WILLEMS, Léonard, Smits (Mathieu-Édouard connu sous le nom d'Edouard) dans Biographie nationale, , 1914-1920, col. 868-876). Jean-François Tielemans Sylvain Van de WeyerQuetelet, op. cit. : "S. Van de Weyer".
Libry-Bagnano, folliculaire et aventurier qui avait déjà tâté des galères pour diverses escroqueries, donne dès 1832 une liste, mais qui, vu le parcours de l'auteur qui essaye peut-être de discréditer ses ennemis, est moins crédible que celle de 1855 de Quetelet. Il ajoute les noms de François Joseph Beyts, de l'avocat Gendebien, fils, d'Isidore Plaisant, du notaire Thomas, fils, ainsi que d'Édouard Ducpétiaux, en remplacement de Tielemans, et d'Adolphe Levae en remplacement d'un autre.
Gustave Charlier, dans une étude de 1948 publiée par l'Académie royale de Belgique, ajoute le nom de Marcellin JobardGustave Charlier corrige la liste de Quetelet et remplace Jottrand, âgé alors de 19 ans, par Jobard. Lire : Gustave Charlier, Le mouvement romantique en Belgique (1815-1830), tome , La bataille romantique, Mémoires de l'Académie royale de langue et de littérature française de Belgique, tome , Bruxelles, 1948, . Voir : ., mais il n'indique pas sa source, il est possible qu'il s'agisse d'une confusion Jobard/Jottrand.
Ses activités Dès son origine, d'importantes personnalités en firent partie. Le mystèreAdolphe Quetelet, Notice sur Philippe Lesbroussart, membre de l'Académie, 1855, , . dont cette société s'entourait avait dès le début attiré la suspicion de la presseAlphonse Le Roy, Liber memoralis : L'Université de Liége depuis sa fondation, 1869, , et du gouvernement de .
Sa dissolution Cette première Société des douze fondée sous le règne de Guillaume s'est disperséeEugène van Bemmel, « Louis De Potter », dans Revue trimestrielle, volume 27, Bruxelles, juillet 1860, : "Ce cercle était bien connu alors, sous le nom de Société des douze. De Potter en était un des membres les plus assidus, et il y exerçait beaucoup d'influence. Ce cercle se dispersa, lorsque l'alliance des libéraux et des catholiques contre le gouvernement du roi Guillaume se fut un peu consolidée, et que l'on commença à prévoir la lutte." vers 1830, lorsque l'alliance des libéraux et des catholiques contre le gouvernement de se fut un peu consolidée, et que l'on commença à prévoir la lutte.
Toutefois, son esprit n'était pas mort et, en 1834, une nouvelle génération, belge cette fois-ci, l'a remise sur pied.
La nouvelle Société des douze 150px|vignette|Auguste van Dievoet, membre fondateur de la nouvelle Société des douze. thumb|150px|Jules Anspach, membre fondateur de la nouvelle Société des douze. thumb|150px|Auguste Orts, membre fondateur de la nouvelle Société des douze. thumb|150px|Jean-Baptiste Van Mons, membre fondateur de la nouvelle Société des douze. Cette seconde Société des douze fut fondée en 1834 dans l'esprit de la première, par la nouvelle génération qui allait lui redonner vie. Si la première Société des douze était principalement composée de savants et d'intellectuels actifs dans l'opposition au gouvernement de Guillaume , les membres appartenant à cette nouvelle société étaient presque exclusivement issus du monde de la magistrature, du barreau de cassation et des édiles bruxelloisToutefois, selon lAnnuaire de l'Académie royale de Belgique, 1875, , ils seraient issus principalement du monde artistique, ce qui ne cadre pas avec la liste des membres connus : Auguste Orts, Jules Anspach, François Joseph Verhaegen, les Van Mons, Heernu, Louis Ranwet, Charles Faider, Pardon, Lavallée, Eugène Anspach, Albert Picard, Émile De Mot.
Cette Société, où les charmes de la table s'associent aux joies de l'esprit, n'a qu'une existence de fait et ne possède pas de statuts officiels. La Société des douze se perpétue toujours par cooptation de candidats figurant sur une longue liste d'attente, tant l'appartenance à cette Société a conservé une aura prestigieuse. Après le décès d'un membre, celui-ci est ainsi aussitôt remplacé.
Liste des fondateurs en 1834 de la nouvelle « Société des douze » Une brochureAnnales gastronomiques, bachiques et littéraires, « éditées pour le cinquantenaire de la Société des douze et imprimées par les soins du secrétaire [des ] »., éditée pour le cinquantenaire de la Société des douze, liste les nouveaux fondateurs de cette société, ainsi que leurs années de décès, dates auxquelles ils étaient remplacés par les candidats en attente : Van Damme, mort en 1850 (date de décès) ; P. De Cuyper, en 1849. Est-il apparenté à A. A. De Cuyper, né en 1800, conseiller à la Cour de cassation, officier de l'ordre de Léopold le Livre d'or de l'ordre de Léopold, Ch. Lelong, Bruxelles, 1858, page 433., mort en 1849. Delporte cadet. Un Delporte était responsable au « Musée, à l'ancienne cour » du Cabinet de physique et galeries d'histoire naturelleAlmanach de poche de Bruxelles, pour l'année bissextile 1836, ., mort en 1839. Vandevelde, mort en 1872. François Joseph Verhaegen (né à Bruxelles le et mort dans sa ville natale le ), docteur en droit de l'Université d'État de Louvain, jurisconsulte et avocat à la Cour de cassation belge, avec entre autres Antoine Bemelmans, Pierre Sanfourche-Laporte, Adolphe Bosquet ou Henri Marcelis ; il est mort en 1848. François Joseph Verhaegen est le frère de Théodore Verhaegen, fondateur de l'Université libre de Bruxelles. Jean-Baptiste Van Mons, pharmacien, chimiste, botaniste, agronome, pomologue, professeur de physique et de chimie à l'École centrale de Bruxelles et à l'Université d'État de Louvain, mort en 1842. Théodore Van Mons, né à Bruxelles le , mort à SchaerbeekSchaerbbek, acte de décès du 31 décembre 1829, sur la déclaration d'Ernest Adolphe François Quetelet, homme de lettres, cousin du défunt, et d'Oscar Max, docteur en médecine ; décès le 30 décembre 1869, en son domicile chaussée de Haecht, 222, de Théodore Joseph Van Mons, président de la Haute Cour militaire, conseiller à la Cour d'appel, né le 10 germinal an neuf, fils célibataire de Jean-Baptiste Van Mons et de Jeanne Agnès Dillen. le , président de la haute cour militaire, conseiller à la Cour d'appel de Bruxelles et l'un des 40 fondateurs — à Bruxelles — (avec l'avocat Théodore Pardon (de Tirlemont), membre du club révolutionnaire de la Réunion centraleConcernant le club révolutionnaire "la Réunion centrale"), lire Robert Demoulin, Les journées de septembre 1830 à Bruxelles et en province, Liège, ULiège, 2013. et décoré de la croix de fer (Belgique)Livre d'or de l'ordre de Léopold et de la croix de fer., fils du savant J.-B. Van Mons, qui précède ; mort en 1870. H. (ou F.) Heernu, né à Bruxelles le , directeur de la Caisse hypothécaire, administrateur de la Banque de Belgique et de la Société d'assurances de "l'Union belge", mort en 1859. Delporte, mort en 1867. Van Parys, mort en 1858. Pourrait être Jean-Édouard Van ParysCité dans : Anne Piraux, Hétérodoxie de la compassion : influence de la franc-maçonnerie dans l’émergence de l’action humanitaire sécularisée au , Université de Genève, p. ., avocat, membre en 1848 de la députation permanente du Conseil provincial du Brabant, ancien substitut du procureur du Roi près le Tribunal de première instance de Bruxelles. En 1852, il fait partie de la députation permanente du Brabant. Membre de la loge des « Amis Philanthropes », demeurant en 1837 Marché-au(x)-Charbon(s), . Chevalier de l'ordre de Léopold pour ses 20 ans de dévouement.