vignette|Le village de Saifi dans le centre-ville de Beyrouth. Le concept de village urbain dérive en droite ligne de la notion de quartier défini en tant qu’unité géographique de planification urbaine.

Un village urbain a la taille d’un quartier (agrégat de quelques îlots) et se caractérise par la mixité de son occupation des sols (résidentielle, commerciale, espaces publics…) qui offre une diversité des types de logements ainsi qu’une variété d’infrastructures et des fonctions garantissant un brassage social et une forte interaction entre les résidents.

Le concept de village urbain implique également des notions de construction sociale du lieu. En effet, l’un des principes du village urbain est d’introduire une diversité fonctionnelle et une mixité de l’occupation des sols permettant à des individus socialement hétérogènes de vivre à proximité de leur lieu de travail, de consommation et de loisirs. Il en résulte une "culture commune".

Définitions Le concept du village urbain a une origine contestée. Pour certains, il serait apparu dans les années 1960, pour décrire un quartier de Boston habité par des immigrants italiens. Pour d'autres, il est l'héritage des travaux de l'architecte Leon Krier, repris par le collectif Urban Villages Forum dans les années 1980.

De nombreux espaces urbains aux caractéristiques très différentes sont appelés "villages urbains". Cependant, les définitions des chercheurs et leurs applications à l'analyse urbaine à l'international recouvrent communément les facteurs suivants :

Une densité élevée dans un périmètre restreint L'intégration totale ou partielle au reste du tissus urbain d'une ville Le souci d'une sociabilité dite "de village" avec une culture commune, où les habitants se connaissent, en rupture avec l'aliénation traditionnellement associée à la vie urbaine. Cette sociabilité s'élabore parfois autour de facteurs ethniques ou liés à l'origine, le métier, etc. La mixité des fonctions (logements, commerces, institutions, etc.) La promotion d'un mode de vie où il est possible d'accéder aux biens et services de base sans se déplacer hors du quartier. Cette notion s'approche du concept de la walkable city.

L'exemple de la place Pierre-Roux à Marseille Pendant les mesures sanitaires de confinement dues à la Covid-19, la place Pierre-Roux est analysée et photographiée pour rendre compte de sa qualité de village urbain, un aspect de l'urbanisme mal conservé dans les mémoires et les écrits.

Y sont recensés une cinquantaine d'habitants en logements collectifs et 13 établissements, dont des commerces, une association, des bureaux et la Cité de la musique de la ville. Des entretiens permettent d'établir les liens qu'entretiennent ceux qui vivent, travaillent et passent sur cette place : certains "prennent souvent des cafés ensemble" (dans un des bars installés sur la place), et tous semblent se connaître de vue au moins. Une tradition militante (fédérée par l'association Le Foyer du Peuple, "où l'on vend La Marseillaise"), ainsi que culturelle (organisée par les commerces) est remarquée.

Références

Catégorie:Morphologie urbaine Catégorie:Sociologie urbaine