Val-d'Izé (parfois dénommée Le Val-d'Izé.) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de Population municipale . (les Izéens).
Géographie Situation
vignette|Rue de l'église.
Val-d'Izé se situe à environ à l'est de Rennes (par la route nationale 157), à de Fougères, à de Saint-Aubin-du-Cormier (autoroute A84) et à proximité (environ ) de Vitré. Elle fait partie du pays des Portes de Bretagne (département d'Ille-et-Vilaine) et du canton de Vitré-Ouest. La ville est traversée par trois routes départementales, avec comme axe principal la RD 794 (ancienne route nationale 794) reliant Vitré à Dinan et deux axes secondaires, la RD 528 reliant Dourdain vers Saint-Christophe-des-Bois et la RD 105 reliant Marpiré vers Mecé. On peut signaler aussi le passage de la RD 179 (ancienne route nationale 178) sur la partie est de la commune, reliant Vitré à Fougères.
Val-d'Izé possède un territoire très vaste, puisqu'il s'étend sur hectares et fait donc partie des communes agricoles les plus étendues du département d'Ille-et-Vilaine. Sa population actuelle est d'environ . Trois ruisseaux parcourent son territoire, la Veuvre, le Cornillé et le Palet et environ sont couverts par les bois de Beaufeu, des Pruniers et de Cornillé.
Communes limitrophes
Transports
Depuis le , certaines communes de Vitré Communauté sont desservies par les bus : Ligne 2 : Marpiré <> Champeaux <> Landavran <> Val-d'Izé depuis Vitré (Gare).
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Veuvre, le ruisseau de Sérigné, la Barbotais, le Palet, l'Étang et le ruisseau de la Fontaine de la cibonnière..
La Veuvre, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Christophe-des-Bois et se jette dans la Vilaine à Noyal-sur-Vilaine, après avoir traversé ..
La Barbotais, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Veuvre à La Bouëxière, après avoir traversé ..
Le Palet, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Taillis et se jette dans la Cantache à Pocé-les-Bois, après avoir traversé ..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Val-d'IzéLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de la Noë ()..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fougères à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Communes limitrophes
Les communes limitrophes de Val-d'Izé sont, en commençant par le nord et en suivant le sens des aiguilles d'une montre : Livré-sur-Changeon, Mecé, Saint-Christophe-des-Bois, Taillis, Landavran, Champeaux, Marpiré, La Bouëxière et Dourdain.
Principaux lieux-dits et hameaux
vignette|Entrée bourg Sud.
Route de Vitré : le Bas du Bois, le Brossais, la Lande Close. Route de Saint-Christophe-des-Bois : Villebenêtre, forteries, Petite Lande, le Plessis des Fossés, le Rocher Palet, Liboré, le Bas Chemin, la Grosserie. Route de Mecé : Villanfray, Saint-Étienne, les Noës, les Ménétières. Route de Livré-sur-Changeon : le Bourgneuf, Bon Secours, la Froctais, la Cendrie. Route de Dourdain : les Villechères, le Roti, le Baril, les Changeons. Route des Boularderies : le Peu, le Bois Roux, la Hatonnais, les Boularderies, Villedemeaux. Route de Marpiré : la Mesrie, les Fauchardières, la Cette, le Rocher Poîlane, Launay.
Urbanisme Typologie Au , Val-d'Izé est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vitré, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41,8 %), prairies (36,1 %), zones agricoles hétérogènes (10,4 %), forêts (8,3 %), zones urbanisées (2,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,6 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes parochia de Isei en 1086, Yseium en 1122, Yseyum en 1516.
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, indiquent qu'un document datant de 1088 dit (en latin) :« In parocchia de Izei, juxta Liwri (Livré-sur-Changeon), non longe a flavio qui dicitur Vozoura (la Veuvre) »..
Il s'agit d'un type toponymique gaulois ou gallo-roman en -(i)acum, suffixe gaulois locatif à l'origine et pouvant aussi marquer la propriété. Son évolution phonétique à l'ouest a abouti à la terminaison -é en général. Le premier élément Is- représente le nom de personne gaulois Itios ou son équivalent gallo-romain Itius, d'où le sens global de propriété d'Itius ou Itios.
Son nom est Izë en gallo, langue locale, prononcé [izə].. La forme proposée par l'Office public de la langue bretonne est en breton, bien que Val-d'Izé se situe hors de la zone d'expansion maximale de pratique traditionnelle du breton. Sur le plan linguistique, la langue utilisée traditionnellement a toujours été le gallo et on n'y a jamais parlé le breton. La toponymie de la région ainsi que les nombreux villages et hameaux, témoignent de la diffusion ancienne de la langue romaneToponymie de la Bretagne orientale. Les communes ayant une terminaison en -é (du gaulois -acon), ainsi que les villages dont le nom se terminent par -ais, -rie ou encore -ière, en portent également témoignage.
Le Val-d'Izé, appelé encore Izé jusqu'en 1908 (la commune modifia son nom pour éviter la confusion avec la commune d'Izé, située en Mayenne), recevait parfois le nom de Saint-Étienne-des-Eaux, à cause du marais qui l'avoisine.
Histoire Moyen Âge Le Val-d'Izé était paroisse dès le , son église appartenait à l'abbaye Saint-Florent de Saumur, qui y fonda un prieuré. La paroisse de Val d'Izé dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes. L'ancien prieuré Saint-Étienne d'Izé existait dès le , les papes Calixte II en 1122, Innocent II en 1142 et Urbain III en 1186, confirmèrent successivement l'abbaye de Saint-Florent dans la possession de l'église d'Izé (Val-d'Izé) et de ses deux chapelles de Saint-Martin et de Notre-Dame-de-la-Moisson. Val-d'Izé renfermait également avant la Révolution la trève de Landavran (érigée en paroisse en 1826).
En 1229, le manoir du Bois-d'Izé appartenait à Geoffroy de Cornillé et son nom fut transformé en Bois-CornilletAmédée Guillotin de Corson, "Pouillé historique de l'archevêché de Rennes", volume 4, 1880, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75000m/f761.image.r=Cornill%C3%A9?rk=4506460;0.
Époque moderne
En 1589, des habitants de 53 paroisses de la baronnie de Vitré participèrent, au côté des troupes du duc de Mercœur, au siège de Vitré, alors une place-forte calviniste. Des troupes dirigées par Jean de Beaumanoir de Lavardin, un huguenot d'origine mancelle, au service du roi Henri III, venant du château de Gazon [en Pocé-les-Bois] « gaigna la lande d'Izay [Izé] avec beaucoup de peine, y ayant des barrières et des embuscades des paysans du pays à toutes les avenues et sorties, lesdits paysans armés d'harquebuzes, javelots, hallebardes, etc. ». Il parvint quand même, avec ses troupes, à gagner la lande de Chevré et de parvenir à gagner RennesF. Jouon des Longrais, Information du Sénéchal de Rennes contre les Ligueurs, 1589, revue "Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine", 1911, cité par "Revue d'histoire moderne et contemporaine", juillet 1976, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5446239g/f84.image.r=louvign%C3%A9-de-bais?rk=901292;0.
En 1591, pendant les Guerres de la Ligue, « Champeaux, Châtillon, Izé [Val d-Izé], Étrelles, La Guerche, Domagné, Châteaugiron furent dévastés par les marches et collision [combats] des deux partis »Édouard Frain, "Une terre, ses possesseurs catholiques et protestants, de 1200 à 1600 : pour faire suite aux «Familles de Vitré»", 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54086453/f100.image.r=Domagn%C3%A9.
Le château du Bois-Cornillé