, né le à Paris, est un enseignant et homme politique français ayant milité au sein de plusieurs partis d'extrême droite et de droite.
Au début de sa carrière, il enseigne l'histoire-géographie en lycée. Ensuite, en complément de sa vie politique, il devient consultant en communication et chroniqueur politique.
Il commence sa vie politique par un passage au Front national de la jeunesse entre et , puis au Mouvement national républicain (MNR) de Bruno Mégret de à . Il adhère en au Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers, où il occupe notamment la fonction de secrétaire général.
En , il opte pour l'Union pour un mouvement populaire (UMP) – devenue en Les Républicains (LR). Avec Geoffroy Didier, il fonde au sein de l’UMP le mouvement La Droite forte, qui arrive en tête du congrès de 2012. Il est ensuite vice-président délégué (« numéro deux ») de LR de à .
Il devient maire de Neung-sur-Beuvron et président de la communauté de communes de la Sologne des Étangs en 2014, mandats qu'il quitte en après avoir été élu député de la de Loir-et-Cher. Il est également élu conseiller départemental de Loir-et-Cher dans le canton de Chambord aux élections de .
Lors de la campagne présidentielle de , il retourne vers l'extrême droite et devient porte-parole du candidat Éric Zemmour et vice-président exécutif de son parti, Reconquête. Ce ralliement conduit à son exclusion de LR et de son groupe parlementaire. Candidat à sa réélection aux élections législatives qui suivent, Guillaume Peltier est battu au premier tour.
Aux élections européennes de , il se présente en deuxième position sur la liste Reconquête menée par Marion Maréchal, ce qui lui permet de devenir député européen. Dans la foulée, il fait partie des quatre des cinq parlementaires Reconquête à être exclu du parti par Éric Zemmour. Il rejoint ensuite Identité-Libertés (IDL), fondé par Marion Maréchal.
Biographie Jeunesse et famille Guillaume Peltier naît le à Paris. Il grandit en banlieue parisienne dans une HLM de la porte de Vanves, au sein d'une famille de classe moyenne et de sensibilité de gauche. ; son père est artisan plombier et sa mère laborantine.. Il est étudiant en hypokhâgne au lycée Blomet (École normale catholique), en khâgne au lycée Lakanal à Sceaux (), puis à la Sorbonne (licence d'histoire en et maîtrise en ), avant de devenir professeur certifié d'histoire-géographie en . Il milite à l'UNI. Il est père de cinq enfants.
Carrière professionnelle En , il est lauréat du CAPES. Il quitte ses engagements associatifs et politiques et est nommé professeur d’histoire-géographie au lycée public Philippe-Lebon à Joinville, dans la Haute-Marne. En , il est nommé professeur à Épernay.
En , il crée sa propre EURL de communication politique, institutionnelle et d'entreprisePortrait La Nouvelle République du Centre-Ouest, ., baptisée Com1+ et dont les bureaux sont situés avenue de Grammont, à Tours.. Cette société publie La Lettre de l'opinion, un magazine numérique bimensuel de décryptage des enquêtes d'opinion.. En , l'entreprise emploie près d'une dizaine de salariés et présente un chiffre d'affaires supérieur à un million d'euros..
À partir d', Guillaume Peltier devient intervenant à l'université d'Orléans en pour un cours intitulé « Conseil politique et communication »Biographie succincte sur le site http://www.ladroiteforte.fr/, site consulté le ..
Il est invité permanent de la chronique politique de Ruth Elkrief sur BFM TV et d'Olivier Galzi sur i>Télé à partir de , Guillaume Peltier débat chaque semaine face à ses homologues du Parti socialiste. Chaque samedi, il affronte ainsi François Kalfon, spécialiste opinion du PS, dans le cadre de l'émission le Match de l'opinion (version du sur archive.today)..
Le , une perquisition a lieu à son domicile de Neung-sur-Beuvron dans le cadre d'une enquête pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêts présumé et de soupçons de non-respect par la ville de Menton des règles d'attribution des marchés, dossier dans lequel serait également impliqué Bygmalion (chacun aurait répondu à deux marchés semblables se situant juste en dessous du seuil de qui aurait obligé à une mise en concurrence)... Le , il est placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête pour délits présumés de favoritisme et prise illégale d'intérêts à la mairie de Menton.. La plainte qui est à l'origine de cette affaire est jugée par Jean-Claude Guibal, maire de Menton. Aucune charge n'est finalement retenue contre lui..
Parcours politique Débuts en politique au FN () Guillaume Peltier adhère en au Front national de la jeunesse (FNJ), mouvement de jeunesse du Front national. Sous la direction de Samuel Maréchal, père de Marion Maréchal-Le Pen, il est chargé de capter les jeunes catholiques traditionalistes courtisés par Bernard Antony. En , il fonde avec Nicolas Bay l'association Jeunesse Action Chrétienté, un mouvement proche de l'organisation Ichtus qui se mobilise contre le PACS et l'euthanasie.
En , aux côtés de Jean-Yves Le Gallou ou Jean Haudry, il participe à un numéro de la revue Offensive pour une Europe enracinée, qui s'attache à démontrer que l'Europe tire ses racines de ..
Membre du MNR () Guillaume Peltier quitte le Front national en , déclarant ne pas vouloir se rendre « complice » de la croisade antimégrétiste..
Après la scission entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret, Guillaume Peltier prend parti pour le second et assiste au congrès fondateur du MNR à Marignane... Il entre à la direction du Mouvement national de la jeunesse, l'organisation de la jeunesse du parti mégrétiste, en compagnie de Philippe Schleiter.. En , il participe à la fondation du Front de la jeunesse..
Il est également, pendant quelques mois en , secrétaire général de l'Alliance avec les chrétiens en politique (ACEP), une association politique de laïcs chrétiens, d'esprit œcuménique, dont il a été exclu.
Mouvement pour la France () vignette|gauche|Guillaume Peltier à un meeting du MPF le , à Paris. En , il se présente à Épernay sur la liste divers droite conduite par Franck Leroy. Après avoir approché Charles Millon, il rencontre en Philippe de Villiers. Celui-ci le nomme responsable des jeunes du MPF l'année suivante, en .
Il se met alors en congé de l'Éducation nationale et devient permanent du MPF. Il est également nommé assistant parlementaire du député européen Thierry de La Perrière.
De à , il est le premier président des Jeunes pour la France... En , après avoir obtenu 2,89 % des suffrages exprimés aux élections législatives dans la sixième circonscription de la Marne, il est condamné à un an d'inéligibilité par le Conseil constitutionnel, qui avait été saisi par la Commission nationale des comptes de campagne..
En , il devient secrétaire général du MPF en remplacement de Thierry de La Perrière., et conduit la liste MPF dans la circonscription Massif central-Centre lors des élections européennes de et co-dirige la campagne nationale de Philippe de Villiers au niveau national avec Thierry Coste.. Il recueille 6,62 % des voix et n'obtient aucun élu. Lors du référendum du , il est directeur de campagne du MPF et l'un des organisateurs du meeting du , qui réunit environ au Palais des sports de Paris.
En , Guillaume Peltier est nommé porte-parole de la campagne présidentielle de Philippe de Villiers.
En , le trésorier du MPF, Bruno Georges, décide également de démissionner. Guillaume Peltier est très critique à l'égard de la politique de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, qu'il qualifie à cette époque d'imposteur. Se déclarant républicain, laïc et anticlérical, il affirme se battre et se sentir .
Il est candidat aux élections législatives de dans la d'Indre-et-Loire et obtient 5,92 % des voix. Selon Libération, Guillaume Peltier participe aux négociations avec Brice Hortefeux pour les accords UMP/MPFLibération, édition du ..
Lors de l'élection municipale de de Tours, il conduit une liste qui s'oppose notamment à celles du maire sortant PS Jean Germain et de l'ancien ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, et recueille 8,44 % des suffrages. Donnedieu de Vabres refusant une fusion de sa liste avec la sienne, il décide par mesure de rétorsion de ne pas appeler à voter pour Donnedieu de Vabres au deuxième tour ; en réaction, alors qu'il avait été investi candidat officiel UMP aux élections cantonales sur le canton de Tours-Val-du-Cher, l'UMP décide de présenter un autre candidat, et Guillaume Peltier recueille 21,87 % des voix, contre 54,68 % pour Gérard Gernot, le candidat PS, et 10,84 % pour Nourdine Tarkany, candidat officiel UMP-Nouveau Centre..
Il quitte, en , son poste de secrétaire général du MPF, et en son poste de porte-parole et déclare en ne plus faire partie du MPF..
Cadre de l'UMP puis de LR () En , il adhère à l'UMP. et se rapproche de Jean-François Copé : selon Le Figaro, il aurait largement participé à l'écriture d'Un député ça compte énormément, ouvrage de ce dernier.. Son adhésion à l'UMP ne fait pas l'unanimité au sein du parti présidentiel en Indre-et-LoireAinsi, l'ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres s'y oppose, de même que le comité de la première circonscription d'Indre-et-Loire qui se déclare : cf. .. Il est nommé responsable de la communication de la fédération UMP d'Indre-et-Loire en ..
Investi candidat de l'UMP aux élections cantonales de dans le canton de Tours-Sud, Guillaume Peltier est battu de justesse par le socialiste sortant, Claude-Pierre Chauveau, qui le devance de (50,71 % contre 49,29 %)..
À partir de , il fait partie de la cellule Ripostes réunie autour de Brice Hortefeux pour défendre le bilan de Nicolas Sarkozy dans les médias dans la perspective de l'élection présidentielle de .. Le , Guillaume Peltier est nommé secrétaire national de l'UMP chargé des études d'opinion et des sondages..
Le , il est investi pour les élections législatives candidat UMP sur la première circonscription d'Indre-et-Loire. et intègre quelques semaines plus tard l'équipe de porte-paroles du candidat UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy.. Ainsi, il rejoint Emmanuelle Mignon, conseillère stratégique de la campagne présidentielle, Guillaume Lambert, directeur de campagne, le conseiller Patrick Buisson, l'ex-sondeur Pierre Giacometti, Jean-Michel Goudard (ancien publicitaire d'Euro RSCG), mais aussi Henri Guaino et Franck Louvrier...
À la suite de l'officialisation de la candidature de Nicolas Sarkozy, le , le président sortant mobilise une équipe de porte-paroles autour de Nathalie Kosciusko-Morizet, que Guillaume Peltier intègre. Les médias le considèrent alors comme faisant partie de ceux qui comptent dans l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy.. Très présent dans les médias il défend la stratégie et la ligne de campagne choisie par Nicolas Sarkozy, qui n'est selon lui..
Il est battu aux législatives de par le candidat socialiste Jean-Patrick Gille, avec 58,20 % contre 41,80 %.
En , il lance le mouvement « La Droite forte » avec le conseiller régional d'Île-de-France Geoffroy Didier, et dépose la marque « La Droite forte » en vue du congrès de l'UMP... La motion arrive en tête avec 28 % des suffrages exprimés le , devant la Droite sociale de Laurent Wauquiez et la France moderne et humaniste de Jean-Pierre Raffarin.. En , dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient vice-président de l'UMP au titre des mouvements, lors de la seconde vague de nomination après celle de janvier, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis .