Agnus Dei () est un film hongrois réalisé par Miklós Jancsó, sorti en 1971.
Synopsis . La fin de l'éphémère République hongroise des Conseils et son cortège de luttes sanglantes et d'atrocités. Un prêtre exalté dresse une partie de la paysannerie contre les « Rouges » qui finiront défaits et exterminés ...
Fiche technique Titre : Agnus Dei Titre original : Réalisation : Miklós Jancsó Scénario : M. Jancsó, Gyula Hernádi Photographie : János Kende. Eastmancolor Montage : Zoltán Farkas Musique : Folklore hongrois Production : Mafilm, studio 1 Pays d'origine : Année de réalisation : 1970 Genre : Film dramatique Durée : 84 min Dates de sortie :
Distribution József Madaras : le prêtre Anna Széles : une paysanne Daniel Olbrychski : un soldat Márk Zala : un paysan Lajos Balázsovits : un « Rouge »
Analyse
Avec Agnus Dei, Miklós Jancsó revient sur la période sombre de l'histoire nationale hongroise qui, aux lendemains de la Première Guerre mondiale, suivit l'échec de la République des Conseils et donna naissance au régime autoritaire de l'amiral Horthy. , indique René Prédal dans un article consacré au film (in : Études cinématographiques, ). Toutefois, si dans Silence et cri (1968) les conséquences de la répression fasciste étaient observées dans le cadre d'une cellule familiale, avec Agnus Dei, l'auteur, de manière plus explicite et plus dramatique, se hisse au niveau de toute une collectivité, certes représentée par des communautés paysannes, mais qui symbolisent en vérité la nation hongroise tout entière subissant la mort et la torture. C'est ce que rappelle Michel Estève dans L'Espace, le mouvement et la figure du cercle chez Jancsó (in : Études cinématographiques, ). La mort s'avère ici omniprésente tout comme les actes de torture et d'humiliation. L'exemple d'une séquence terrible où un prêtre fanatique et sanguinaire, incarné par József Madaras, impose à une petite fille innocente, dénudée devant tous, la lecture d'un code de tortures , nous dit Michel Estève (in : ). Agnus Dei (le titre en fait foi) contient donc une violente charge contre l'intolérance religieuse, utilisée à des fins psychologiques par les troupes de l'amiral Horthy. Il y a, pourtant, selon Émile Breton, Plus encore que dans ses précédents films, Jancsó brise les conventions du récit qu'il ouvre, dans la dernière partie du film, sur des dimensions oniriques. (M. Estève, ). René Prédal retient, pour sa part, qu' , estime René Prédal (in : ).
Distinctions Le film a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs, en sélection parallèle du festival de Cannes 1971Édition 1971, site officiel de la Quinzaine des réalisateurs..
Notes et références
Liens externes
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