Victorin Hippolyte Jasset, né le à Fumay (Ardennes)Acte de naissance n° 76 (vue 401/465). Archives départementales des Ardennes, état-civil de Fumay, registre des naissances de 1962. et mort le dans le 14e arrondissement de ParisActe de décès n° 3153 (vue 25/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 14e arrondissement, registre des décès de 1913., est un réalisateur français.
Inventeur de la sérialisation de la fiction filmique., il est l'un des précurseurs des films à épisodes axés sur le genre policier ou aventure.
Sa filmographie compte plus de 60 films dont la plupart sont aujourd'hui considérés comme perdus.
Biographie Victorin Jasset débute comme décorateur et costumier de théâtre et fait les pantomimes à l'Hippodrome de Montmartre, futur Gaumont-Palace, dont Vercingétorix, pantomime à grand spectacle, donnée à la soirée inaugurale le dimanche Compte-rendu de l'ouverture de l'Hippodrome : Un M. du B. Spectacles & concerts, Ouverture de l'Hippodrome, Le Figaro, 15 mai 1900, p. 2, .. En , on le retrouve comme costumier de la revue Les Avariétés de l'année au Ba-Ta-ClanPropos de coulisses. Spectacles divers. Gil Blas, 23 décembre 1901, p. 4, . puis, en , comme organisateur du cortège de la fête du Bœuf Gras dans le quartier de la VilletteLa fête du Bœuf Gras. Le Petit Parisien, 30 mars 1903, p. 1, . et enfin règle, en dans Le Palais Hippique, une pantomime équestre à la Galerie des MachinesLe Palais Hippique. Le Journal, 26 mai 1905, p. 3, ..
Entre 1905 et 1906, il est embauché sur les grosses productions de la Gaumont : La Esmeralda (1905) et La vie du Christ (1906), tous deux réalisés par Alice Guy, en tant que chef de la figuration et régisseur. Connu pour ses privautés auprès des figurantes qu'il dirige, il finit par être congédié par Alice Guy et Léon Gaumont après avoir commis un viol sur une figurante mineure de 13 ans.
Ensuite il entre aux Studios Éclair où il tourne des documentaires et en 1908 décide de porter à l'écran les histoires de Nick Carter d'après John Russel Coryell (1848-1924). Le succès est immédiat et il poursuit avec Les Merveilleux Exploits de Nick Carter. En 1909 il réalise Docteur Phantom puis Hérodiade.
C'est la série des Zigomar d'après Léon Sazie qui fait de Jasset, avant même les Fantômas de Louis Feuillade, le maître de la « série policière » sur grand écran. Il adapte aussi des romans historiques (Capitaine Fracasse), tourne des drames sociaux (Rédemption), des films d'aventures (Tom Butler, Balaoo d'après Gaston Leroux), et en 1912 une adaptation des aventures de la bande à Bonnot intitulée Bandits en automobile.
Il prône les plans américains, les coupes et la diversité des points de vue. Son style fait d'une narration simple pleine de rythme, une mise en scène fluide et un sens aigu du paysage font que certains historiens du cinéma le considèrent comme un précurseur du réalisme poétique.
Filmographie partielle Comme assistant-réalisateur et décorateur 1905 : La Esmeralda d'Alice Guy 1906 : La Vie du Christ d'Alice Guy (pour ce film elle reçoit la médaille d'argent de la ville de Milan)
Comme réalisateur vignette|Affiche de Nick Carter, le roi des détectives. vignette|Affiche américaine de Balaoo (1913), adaptation cinématographique du roman de Gaston Leroux. 1908 : Beethoven 1908 : Nick Carter, le roi des détectives (6 épisodes), et Les Merveilleux Exploits de Nick Carter (3 épisodes) 1908 : Riffle Bill, le roi de la prairie (5 épisodes) 1909 : Le Vautour de la sierra (3 épisodes) 1909 : Meskal le contrebandier (3 épisodes) 1909 : Morgan le pirate (2 épisodes) 1909 : Le Capitaine Fracasse, d'après le roman homonyme de Théophile Gautier 1909 : Journée de grève 1909 : Don César de Bazan 1910 : Zigomar 1910 : Le Piège à loups 1910 : Le Gamin de Paris 1910 : L'Ensorceleuse 1910 : Eugénie Grandet, d'après le roman de Balzac 1911 : Zigomar roi des voleurs 1911 : César Birotteau, d'après le roman homonyme d'Honoré de Balzac, avec Émile Chautard 1912 : Le Mystère de Notre-Dame de Paris, coréalisé par Émile Chautard 1912 : L'Invisible 1912 : Bandits en automobile (en deux épisodes : La Bande de l'auto grise et Hors-la-loi). 1912 : Au pays des ténèbres (sur la catastrophe de Courrières) 1912 : Zigomar contre Nick Carter 1913 : Zigomar peau d'anguille (le film est interdit après que Léon Sazie, jugeant l'adaptation de son roman infidèle et dégradante, ait gagné un procès contre la société de production, Eclair. 1913 : Balaoo, d'après le roman homonyme de Gaston Leroux 1913 : Protéa 1913 : Le Collier de Kali 1914 : Les Enfants du capitaine Grant
Publications Rééd. in Marcel Lapierre (éd.). Anthologie du cinéma. Paris : La Nouvelle édition, 1946, pp. 82–98.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Jacques Deslandes, Jasset, L'Avant-Scène Cinéma, coll. « Anthologie du Cinéma », 1975. . . . .
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