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La Baïse est une rivière du Sud-Ouest de la France qui coule dans les départements des Hautes-Pyrénées, du Gers et de Lot-et-Garonne, en régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine. C'est un affluent gauche direct de la Garonne.
Étymologie Plus près des Pyrénées existe la Baïse de Lasseube ou Bayse, affluent direct gauche du gave de Pau et indirect du fleuve Adour. Le nom est aussi partagé par des affluents, direct ou indirects, de la Baïse : Petite Baïse, Baïse Darré, voire Baïsole. Il s'agit donc d'un nom présent pour plusieurs cours d'eau, comme Adour, Neste ou Gave dans les Pyrénées.
L'hydronyme Baïse est souvent dit d'origine pré-indo-européenne, potentiellement dérivé du basco-aquitain ibaia (fleuve, rivière), ou peut-être du basque bai. Cette hypothèse apparait peu probable, cependant, du fait qu'en gascon le -n- entre voyelles disparait, or la Baïse est attestée au de notre ère sous le nom de Vanesia. L'explication par ibaia s'explique mal si le nom ancien est Vanesia (), la conscience du -n- étymologique étant encore présente dans l'attestation de 1213, Flumen Banisia.
Contre l'usage général, les Néracais, les Condomois, les Lavardacais, prononcent « bè-ïse » et non « ba-ïse ». Ceci s'explique par l'écriture ancienne de l'hydronyme avec l'orthographe Bayse (carte Cassini). Le Y représentant deux i, l'un s'associe avec le a de la première syllabe pour former le son [ε], l'autre s'associe avec la dernière syllabe pour former -ise. Il s'agirait donc d'un orthographisme local, qui expliquerait cette prononciation du nom Baïse. La plupart des touristes ont souvent une hésitation quant à la prononciation correcte. L'exemple de la prononciation occitane, [ba'izə] à Buzet, [ba'izò] à Nérac, permet de respecter davantage l'étymologie en articulant clairement le a, même en français.
Géographie De , la Baïse prend sa source sur le plateau de Lannemezan vers Capvern-les-Bains, dans les Hautes-Pyrénées, et se jette dans la Garonne à Saint-Léger, légèrement en amont de la confluence entre le Lot et la Garonne.
En période d'étiage, son cours est maintenu pour l'irrigation et pour les besoins d'alimentation en eau potable et de salubrité par le canal de la Neste.
Navigabilité Jusqu'à Henri IV, la navigation fut irrégulière du fait de passelis ou payssières extrêmement dangereux. Sully fit remplacer cinq payssières (Buzet, Vianne, Lavardac, Bapaume et Nérac) par des écluses. Malgré cela, le passage n'est véritablement amélioré que jusqu'à Lavardac. Il faudra attendre les années 1830 et la venue du sous-préfet Haussmann pour voir se réaliser les travaux nécessaires pour remonter jusqu'à Condom, puis jusqu'à L'Isle-de-Noé. Lavardac sera le point de rupture de charge. En 1852, passent . En 1932, près de de marchandises quitteront ainsi l'Albret (vin, moellons, bois des Landes et céréales) alors que sont remontées (graviers, sable, denrées coloniales). Tout le trafic cesse au mois de Sud Ouest, Au fil de la Baïse, 1991.
Actuellement navigable pour la seule plaisance uniquement dans sa partie aval entre Valence-sur-Baïse et sa confluence avec la Garonne, elle fut autrefois navigable jusqu'à Saint-Jean-Poutge. Elle communique avec le canal de Garonne à Buzet-sur-Baïse par une double écluse.
Départements et communes traversés thumb|right|300px|Le vieux pont sur la Baïse à Nérac. Hautes-Pyrénées : Capvern, Lagrange, Lutilhous, Houeydets, Bégole, Castelbajac, Burg, Montastruc, Bonnefont, Sentous, Lustar, Tournous-Darré, Puydarrieux, Trie-sur-Baïse, Sadournin, Fontrailles Gers : Barcugnan, Montaut, Sainte-Dode, Saint-Michel, Belloc-Saint-Clamens, Berdoues, Mirande, Estipouy, Mouchès, L'Isle-de-Noé, Barran, Mirannes, Le Brouilh-Monbert, Biran, Saint-Jean-Poutge, Jegun, Saint-Paul-de-Baïse, Bonas, Castéra-Verduzan, Rozès, Bezolles, Beaucaire, Valence-sur-Baïse, Maignaut-Tauzia, Cassaigne, Condom Lot-et-Garonne : Moncrabeau, Lasserre, Fréchou, Nérac, Lavardac, Vianne, Feugarolles, Thouars-sur-Garonne, Buzet-sur-Baïse, Saint-Léger
Bassin versant La Baïse traverse dix-neuf zones géographiques, pour une superficie totale de . Ce bassin versant est constitué à 34,20 % de territoires agricoles, à 33,93 % de forêts et milieux semi-naturels, à 2,87 % territoires artificialisés, et à 0,40 % de surfaces en eau.
Organisme gestionnaire
Principaux affluents Le Lizon : La Baïsole : La Petite Baïse : La Bèze : LAuloue : La Gèle : La Gélise : Le Galaup :
Hydrologie La Baïse à Lavardac Le débit de la Baïse est observé depuis 2006 à Lavardac, situé à quelques kilomètres de son confluent avec la Garonne, et peu après sa confluence avec son plus gros affluent, la Gélise. Le bassin versant de la rivière y est de (pour un bassin versant total de la rivière de . Le module de la rivière à Lavardac est de .
La Baïse à Nérac Le débit de la Baïse a été observé sur une période de 42 ans (1965-2006), à Nérac, pittoresque petite ville du département de Lot-et-Garonne située à plus de de son confluent avec la Garonne et à cinq kilomètres en amont de son confluent avec la Gélise. Le bassin versant de la rivière y est de , ce qui ne correspond qu'à 45,6 % de son bassin versant qui compte un total de . Le module de la rivière à Nérac est de .
La Baïse présente des fluctuations saisonnières de débit bien marquées. Les hautes eaux se situent en hiver et au printemps, et se caractérisent par des débits mensuels moyens allant de 14 à , de décembre à mai inclus (avec un sommet en février). Dès le mois de juin, le débit diminue rapidement ce qui mène aux basses eaux d'été qui ont lieu de juillet à la mi-octobre, accompagnées d'une baisse du débit mensuel moyen allant jusqu'au niveau de au mois de septembre. Mais les fluctuations de débit sont plus importantes selon les années, ou calculées sur de courtes périodes.
Étiage ou basses eaux Aux étiages, le VCN3 peut chuter jusqu’à , en cas de période quinquennale sèche, ce qui ne peut vraiment pas être qualifié de sévère. thumb|left|Le port de Condom sur la Baïse ; au fond à droite, les Grands Moulins.
Crues D'autre part, les crues de la Baïse peuvent être très importantes, d'autant plus que son bassin versant est assez étendu. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 150 et . Le QIX 10 se monte à , et le QIX 20 en vaut . Quant au QIX 50, il se monte à pas moins de , soit plus que le débit moyen de la Seine à Paris. Cela signifie en clair que statistiquement il doit y avoir une crue de tous les cinq ans et de tous les dix ans, ce qui est considérable.
Le débit instantané maximal enregistré à Nérac a été de le , tandis que la valeur journalière maximale était de le de la même année. En comparant la première de ces valeurs à l'échelle des QIX exposée plus haut, il ressort que cette crue était bien plus importante que la crue cinquantennale définie par le QIX 50, et donc tout à fait exceptionnelle.
Lame d'eau et débit spécifique La Baïse est une rivière assez abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant se monte à annuellement, ce qui est certes légèrement inférieur à la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus (), mais est nettement supérieur à la plupart des cours d'eau du Gers. Le débit spécifique (ou Qsp) atteint par seconde et par kilomètre carré de bassin.
Aménagements et écologie
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
Pont canal sur la Baïse Cathédrale Saint-Pierre de Condom, où Bossuet fut nommé évêque à la fin du . Liste des cours d'eau des Hautes-Pyrénées Liste des cours d'eau de Lot-et-Garonne Liste des rivières de France Débits des cours d'eau du bassin de la Garonne Bassin de la Garonne Fleurette de Nérac, s'y serait, selon la légende, noyée.
Liens externes
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